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Richard B.

Voici mon témoignage. 

Je suis né dans la foi catholique romaine comme la plupart d’entre nous. Vers la fin de l’enfance et le début de l’adolescence, la doctrine qui me frappait le plus au niveau de la foi catholique romaine était l’enfer éternel. Je trouvais cela terrible d’avoir à souffrir pour l’éternité. Donc pour ne pas aller en enfer, j’allais à la messe tous les dimanches et à la confesse régulièrement, et ceci jusqu’à la fin du secondaire. 

 J’ai fait mes études collégiales en dehors de la maison familiale, plus précisément à Québec. Là je demeurais chez une veuve avec son fils. Celle-ci m’avait invité à participer à des rencontres de prière charismatique. J’y suis allé pendant plusieurs mois. Entre temps un de mes confrères de classe, qui s’appelait Yves, me parlait de la Bible et des belles prédications qu’il entendait la fins de semaine à l’église où il allait. Un jour un témoin de Jéhovah est passé chez moi. Je lui ai dit que j’allais à des rencontres de prière charismatique. Il ouvre sa Bible et me lit le verset suivant : « Car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu, et les hommes, le Christ-Jésus homme  » (1 Timothée 2:5). Donc, il n’est pas correct de prier Marie. Je lui dis que ça doit sûrement être écrit dans la Bible à quelque part, je vais m’informer. Je ne me souviens pas comment j’ai pris de temps à me débarrasser du témoin de Jéhovah, mais finalement de retour en classe la semaine suivante, je demande à mon ami Yves ce qu’il pensait de la prière à Marie. Il a confirmé ce que le témoin de Jéhovah avait dit. J’ai continué pendant quelques mois à fréquenter les charismatiques, mais parallèlement j’assistais à des études bibliques données au Cégep. C’était un animateur qui venait de l’église que Yves fréquentait. Ces études avaient lieu une fois par semaine, sur l’heure du midi. D’une semaine à l’autre j’en connaissais davantage sur la Bible et sur son message central, c’est-à-dire le salut, non par les œuvres, mais par la grâce, c’est un cadeau, on ne le mérite pas. Ce cadeau nous est accordé par la foi en Jésus qui a payé le prix de nos fautes et a souffert jusqu’à la mort pour nous. Voici un verset qui résume bien :  » Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris  » (Esaïe 53:4-5) . Un jour nous avions une étude biblique sur le sujet, et à la fin de celle-ci, l’animateur me demande si je voulais accepter ce salut,  et le pardon de mes péchés. Il me demandait si j’étais prêt à quitter tout pour Le suivre et Lui remettre la première place dans ma vie, j’ai dit oui et nous avons prié. 

J’ai quitté le groupe charismatique et commencé à fréquenter l’église évangélique qu’Yves fréquentait, et ceci pendant deux ans. Je suis une personne timide et je l’étais davantage à ce moment. Ainsi, je m’apercevais que j’avais encore des péchés dans ma vie, et ceci me culpabilisait beaucoup. Car, dans l’église que je fréquentais le pasteur disait, à l’occasion, que celui qui est chrétien ne pêche pas.  Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas; mais Celui qui est engendré de Dieu le garde, et le Malin ne le touche pas. (1 Jean 5:18).  Dans ce temps-là je ne connaissais pas 1 Jean 1:10  qui dit :  » si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est pas en nous « . Ainsi j’aurais moins ressenti de la culpabilité, mais ce n’était pas le cas. 

À la fin de mes études collégiales, j’ai passé l’été chez mes parents. Finalement en septembre j’ai poursuivi mes études à l’extérieur et j’ai délaissé mon église pendant trois ans. Je connaissais la vérité mais je voulais faire l’école buissonnière sur mon cheminement de foi. Je suis revenu trois ans plus tard, non pas dans une église, mais dans un petit groupe d’étude de la Bible qu’il y avait à l’université (les Navigateurs). J’ai assisté aux études bibliques sur semaine pendant près de six mois. Un jour l’animateur m’a suggéré de m’impliquer dans une église chrétienne de la région. J’étais hésitant, je ne voulais pas subir la pression que j’avais subie il y a trois ans. Mais un verset m’a encouragé: « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une oeuvre bonne, en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour du Christ-Jésus.  » (Philippiens 1:6). Alors, j’ai trouvé et fréquenté une église chrétienne, où, la Bible est prêchée et enseignée fidèlement, près de chez moi. J’ai, depuis ce temps, déménagé de villes à quelques reprises et à chaque fois, j’ai recherché une église de ce genre. C’est à dire, qui utilise la Bible comme seule source d’autorité et qui prêche le salut par la grâce et non par les œuvres. (Éphésiens 2 :8-9).  Une église qui me pousse à me conformer à la Bible, à me détourner de mes péchés, à obéir et à suivre mon Sauveur. 

J’ai passé par plusieurs épreuves depuis ce temps.  Mais, comme nos parents, Dieu prend soin de ses enfants, parfois il nous bénit parfois il nous châtie. Et nous savons que c’est toujours pour notre bien. Si j’étais non-croyant j’aurais aussi des épreuves, la différence est que je ne pourrais pas me confier en Dieu pour m’aider et me transformer.  Et à la fin de mes jours je serais voué au châtiment éternel, car j’aurais refusé ce si grand salut.  

En terminant, je vous cite à nouveau sur ce verset:   »Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous une oeuvre bonne, en poursuivra l’achèvement jusqu’au jour du Christ-Jésus.  » (Philippiens 1:6).

Richard Bergeron

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