Comment trouver ma vocation? (2)

Source: pdphoto.org
Comment trouver ma vocation ? (2)
À quoi Dieu m’appelle-t-il? Quel travail devrais-je faire plus tard? Pour nous aider à mieux connaître la volonté de Dieu, nous avons déjà vu les deux questions suivantes: Quand vais-je savoir? “Espère en l’Éternel.” (Ps. 27:14). Quelles sont mes motivations? “Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, et quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.” (1 Cor. 10:31). Voici d’autres questions qui nous aideront à discerner la volonté de Dieu pour notre vie.
Quels sont mes dons et mes talents?
Si nous voulons connaître la volonté de Dieu, il est important de se poser cette question. Après tout, Celui qui a un plan pour ma vie et qui m’appelle à travailler est aussi mon Créateur. C’est lui qui m’a formé. Il m’a donné des talents et des capacités pour que je les développe et que je m’en serve. C’est vrai pour la vie en Église. Je devrais mettre mes dons spirituels au service de mes frères et soeurs, me rendre disponible, sans toutefois m’imposer. C’est vrai aussi pour mon futur métier; là aussi je serai appelé à utiliser mes dons et mes talents.
Quel genre de talents pouvons-nous avoir? Le Seigneur peut nous donner des talents intellectuels, le talent de bon communicateur, des bonnes capacités physiques, ou bien d’autres choses. Si par exemple je veux devenir un alpiniste professionnel, j’aurai la joie de profiter du grand air, d’apprécier la belle nature et de vivre l’aventure. Mais si je n’ai pas le corps d’un athlète, il est clair que l’alpinisme n’est pas pour moi. Certains sont doués pour le travail manuel. C’est un talent que j’admire beaucoup. Vous savez, Jésus a travaillé une grande partie de sa vie comme artisan charpentier. Il travaillait le bois, il était adroit de ses mains, et cela ne l’a pas empêché de poser des questions profondes aux plus grands cerveaux d’Israël. En Exode 36, Betsaleel et Oholiab ont reçu du Seigneur des habiletés particulières pour construire le sanctuaire comme Dieu le voulait. D’autres ont reçu des habiletés de lecture, d’analyse, de synthèse. Ils deviendront peut-être chercheurs, professeurs, ou pasteurs! Certains maîtrisent leur instrument de musique ou leurs pinceaux d’une manière qui nous fait vibrer jusqu’au plus profond de nous-mêmes. Ce sont nos futurs musiciens, nos futurs artistes. Chacun est différent, mais le Seigneur n’oublie personne.
Il n’est pas toujours facile de reconnaître ses dons et ses talents, de les identifier. Nos parents, des bons amis, des frères et soeurs dans la foi peuvent nous aider à les reconnaître. Vous-mêmes, êtes-vous capables d’identifier des talents que possèdent vos frères et soeurs dans l’Église? En faisant cela, peut-être serez-vous un encouragement pour quelqu’un qui cherche la direction du Seigneur dans sa vie. Peut-être aussi qu’en observant les dons et les talents des autres, ça vous aidera à mieux reconnaître les vôtres. Ne soyez pas timides ou trop “modestes” pour aller poser des questions à de bons amis, à vos parents, à votre pasteur, aux anciens, etc. Ils vous aideront à mieux vous connaître et pourront vous guider. Paul a dit à Timothée: “Ne néglige pas le don qui est en toi.” (1 Tim. 4:14).
Vous connaissez sûrement la parabole des talents (Matt. 25:14-30). Un talent, dans la Bible, c’était une grosse somme d’argent. Le maître n’a pas donné la même quantité d’argent à tous ses serviteurs. Il a donné à chacun en proportion de ce que chacun pouvait faire. Le Seigneur demande plus à celui qui a reçu davantage. Mais même si nous n’avons reçu qu’un tout petit talent, nous n’avons pas le droit de l’enterrer. Celui qui n’avait reçu qu’un talent dans la parabole a été paresseux. Il n’a pas développé ce que le maître lui avait confié et il a dû en subir les conséquences. Un jour, Dieu va nous demander à nous aussi ce que nous aurons fait des talents qu’il nous donne.
Nous n’avons pas toujours les talents que nous aimerions. Parfois, nous préférerions être comme notre ami, notre soeur, etc. Mais il ne faut jamais oublier que nos dons et nos talents viennent de Dieu. C’est notre Père, il nous aime et c’est Lui qui nous connaît le mieux. Il sait ce qui convient le mieux pour nous, pour l’Église et pour sa gloire. Faisons-lui confiance. Acceptons avec reconnaissance comment il nous a créés et ce qu’il nous a donné.
Vous ne savez peut-être pas ce que vous ferez plus tard. Pour les plus jeunes, cela peut vous paraître bien loin et vous ne vous posez peut-être pas encore la question. Mais déjà vous avez tous reçu des dons et des talents. Même si tout n’est pas encore clair pour plus tard, le Seigneur vous donne déjà un travail. Il vous encourage à commencer dès aujourd’hui à développer vos dons et vos talents. Déjà vous pouvez les mettre au service des autres dans l’Église, dans votre famille, à l’école, dans votre milieu. C’est ainsi que vous pouvez dès maintenant rendre gloire à Dieu. Évidemment, pour tout cela, nous avons besoin de l’aide du Seigneur. Demandons-lui donc son aide avec confiance et, en son temps, il nous dirigera vers le travail auquel il nous appelle comme adultes.
Quelle est ma passion?
Il ne suffit pas de connaître nos talents et nos habiletés. Je peux avoir des habiletés techniques pour accomplir un certain travail, mais si ce travail ne m’intéresse pas, ce sera difficile de l’accomplir d’une manière qui glorifie Dieu. Quelle est votre passion? Qu’est-ce que vous aimez faire? Nos goûts sont aussi un don du Seigneur. Quand on cherche à discerner l’appel de Dieu, il est important de penser à ce qu’on aime faire. Quand Dieu a créé le monde en six jours, il a regardé ce qu’il a fait et il s’est exclamé: “C’est très bon.” (Gen. 1:31). Dieu a pris plaisir dans ce qu’il a fait. Il a trouvé satisfaction dans son travail. Nous sommes appelés à l’imiter. “Mon coeur prenait plaisir dans mon travail.” (Eccl. 2:10). Certains s’émerveillent devant la beauté d’une formule mathématique. Ce sont des futurs ingénieurs ou professeurs de mathématique. D’autres ont une passion pour les animaux. Ils deviendront biologistes, vétérinaires ou fermiers. Quelle est votre passion?
Nous sommes tous différents et cette diversité rend gloire à Dieu. Nos goûts et nos intérêts peuvent changer avec le temps, mais il est utile de les considérer. Bien sûr, nous ne pouvons pas toujours faire ce que nous voulons. Comme quelqu’un a dit, il n’est pas toujours possible de faire ce que nous aimons, mais nous pouvons apprendre à aimer ce que nous faisons. Sauf que, pour travailler plusieurs années ou toute une vie dans un même domaine, il faut pouvoir trouver une certaine satisfaction dans ce que nous faisons. Mon travail doit avoir une signification. Sinon, pourquoi me fatiguerais-je à faire cela? Plaçons devant le Seigneur les goûts qu’il a mis en nous, ce qui nous motive, ce qui nous passionne.
“Fais de l’Éternel tes délices, et il te donnera ce que ton coeur désire.” (Ps. 37:4). Un désir tout seul n’est pas toujours bon. Nos désirs peuvent nous tromper. Mais si nous faisons de l’Éternel nos délices, il va purifier nos désirs. Qu’est-ce que Dieu a mis au fond de mon coeur? Qu’est-ce qui m’intéresse vraiment? Trouvons en lui notre joie profonde et demandons-lui de purifier nos désirs et de les orienter selon sa volonté.
Nous entendons parfois des jeunes qui disent: “Ah! la vie c’est ennuyant. Je ne m’intéresse à rien. Je m’intéresse à jouer, à regarder la télé ou à flâner. Mais travailler? Non, pas du tout! Ça me laisse indifférent.” Est-ce que vraiment il n’y a rien pour toi dans toute la belle création de Dieu? Rien qui pique ta curiosité, qui te donne le goût d’avancer? N’y a-t-il aucune activité, aucun travail que tu fais, aucun service que tu as déjà rendu qui te donne de la joie et de la satisfaction? Dieu a mis tellement de richesses et de possibilités variées dans sa création. À toi de les découvrir!
Demandez au Seigneur qu’un désir se développe dans votre coeur pour un travail précis qui soit selon sa volonté. Demandez-lui de purifier votre coeur et de vous diriger vers un travail qui vous passionne et qui honore Jésus-Christ.
Paulin Bédard, pasteur
Paru dans la revue Lumière sur mon sentier,
Vol. 1, No. 2, mars 2006.
Deuxième partie d’un enseignement donné en février 2005 à la jeunesse réformée de la région de Québec et de la Beauce.
Commentaires fermés