Votre première impression est fausse
Votre première impression est fausse
L’apparence extérieure d’une personne
ne révèle pas toujours ce que Dieu a fait à l’intérieur
Je suis un chrétien réformé, j’ai été baptisé peu après ma naissance, j’ai professé ma foi comme adulte, je participe à la coupe du Seigneur… et j’ai quatre tatouages sur mon corps.
Ce ne sont pas des petits tatouages faciles à cacher. Ceux qui sont sur moi attirent fortement l’attention à moins que je ne porte des manches longues. Ces tatouages me font paraître aux yeux de plusieurs personnes — des gens qui ne me connaissent pas — comme une sorte de voyou. Des épines, des squelettes, des têtes de mort et une moto sont à l’étalage.
Il est évident que ce n’est pas le type “d’art” qu’un enfant de Dieu devrait étaler si volontiers. Comment ces tatouages sont-ils donc arrivés là?
Pourquoi?
Je me suis moi-même posé cette question plusieurs fois et quelques réponses rapides surgissent: Je voulais aller encore plus loin que les copains du monde avec lesquels je me tenais. Je voulais me faire remarquer à l’aide de quelque chose qui me rendrait vraiment “unique” aux yeux des gens. Le genre de vie dans lequel je m’enfonçais encourageait ce comportement. À cette époque-là, je pensais qu’il n’y avait rien de plus provocant que le style d’art utilisé pour les tatouages. Tous les sermons du genre “Es-tu certain de l’aimer encore dans cinq ans?” ou “Qu’est-ce que tu vas en penser dans dix ans?” entraient par une oreille et sortait par l’autre. Je voulais des tatouages, peu importe ce que les autres en pensaient ou même ce que Dieu en pensait.
Cependant, lorsque je réfléchis sérieusement à ma vie à cette époque et aux grandes lignes qui la caractérisaient, des réponses plus profondes me viennent à l’esprit. Les vraies raisons de ma rébellion me sautent aux yeux. Ma nature pécheresse ainsi que le diable ont tout essayé pour me convaincre que je n’étais plus un enfant de Dieu, que Dieu n’existait pas dans ma vie et que je devais faire tout ce que je pouvais pour m’éloigner davantage de mon Créateur. Je me suis enfoncé de plus en plus profondément dans la débauche et la perversion, essayant de me soustraire à l’influence de mon Créateur, d’arracher de ses mains le contrôle qu’il exerçait sur moi, comme si je pouvais dire à Dieu que je pouvais vivre sans lui. Les dommages que cette philosophie rebelle a causés à ma vie sont horriblement visibles sur mon corps sous la forme de quatre cicatrices à l’encre, aux dessins complexes et élaborés que je me suis moi-même infligées.
J’appartiens à Dieu
Mais éventuellement l’amour de Dieu a commencé à transparaître. J’avais beau avoir fermement décidé de rompre le lien entre Dieu et moi, la situation était entre les mains fermes de Dieu et non entre les miennes. Je suis tellement reconnaissant qu’en dépit de l’ampleur de mon entêtement et de ma rébellion envers lui, il n’ait jamais détourné de moi son regard vigilant et plein d’amour, malgré les endroits où j’étais, les gens que je fréquentais, toutes les fois où j’ai péché et le genre de péchés que j’ai commis. N’ayons jamais peur à l’idée que Dieu veille sur notre vie, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Dieu veille sur nous, car il se soucie tellement de nous, même lorsque de notre côté nous ne nous soucions pas de lui.
Dieu m’a baptisé alors que je n’étais qu’un tout petit bébé d’à peine une semaine ou deux, alors que je n’avais aucun pouvoir de dire non au baptême que j’ai reçu. Je suis dans la même situation aujourd’hui. Je ne suis toujours qu’un enfant nouveau-né qui n’a pas le pouvoir de dire non à la grâce irrésistible de Dieu. Telle est la puissance du Dieu tout-puissant.
Mes tatouages aujourd’hui
En tant que chrétiens, la plupart d’entre nous avons été enseignés à reconnaître que notre corps est le temple de notre Seigneur. Notre corps ne nous appartient pas, peu importe à quel point nous aimerions penser le contraire. Alors, comment ai-je pu faire tatouer mon corps ainsi? La façon dont je vois cela aujourd’hui, c’est que ce que j’ai fait pourrait presque être comparé à quelqu’un qui utiliserait de la peinture sous pression pour dessiner d’horribles graffitis sur les murs d’une église ou à quelqu’un qui peindrait des symboles occultes ou impies sur les murs du temple qui était à Jérusalem.
Mes vêtements recouvrent les cicatrices de mes tatouages comme des bâches cachent les graffitis, mais ça ne vaut guère mieux qu’un pansement. Les tatouages sont toujours là. Je désire désespérément faire disparaître ces tatouages, puisque je vis maintenant pour Jésus-Christ, et non plus pour ce que ces tatouages représentent. Je m’approche de plus en plus du moment où je pourrai mettre à exécution un plan pour les faire enlever. Ce moment viendra avec le temps, de la patience, de l’argent, de l’espoir et la prière. Ces tatouages sont un péché différent de la plupart des autres — plus évident et plus visible — mais le sang de Jésus-Christ les effacera tout de même.
Nos fautes ne sont pas toujours faciles à réparer. Nous sommes un peuple mis à part pour Dieu et nous ne devrions pas nous conformer au monde, mais bien plutôt nous conduire d’une manière digne de ceux qui appartiennent à Dieu. C’est la raison pour laquelle aujourd’hui j’essaie de m’habiller modestement afin que, lorsque je rencontre des gens pour la première fois, ils aient une impression plus neutre et moins empreinte de jugement.
Souvenez-vous que les tatouages sont là pour la vie, mais que votre baptême est éternel. Si vous luttez dans votre relation avec Dieu et que vous cherchez à être accepté par le monde et par vos amis non-chrétiens, souvenez-vous que Jésus vous aime et qu’il ne sera pas aussi prompt que vous à rompre votre relation avec lui lorsque vous tombez dans la tentation de l’individualisme sécularisé et dans d’autres péchés. Aucun pouvoir dans le ciel ou sur la terre ne nous séparera de Dieu et de son amour.
“Si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier lui-même.” (2 Tim. 2:13).
Lewis Van Dyk, étudiant
Paru dans la revue Lumière sur mon sentier,
Vol. 2, No. 3, mai 2007.
Traduit et utilisé avec permission,
Lewis Van Dyk, ”Your First Impression Is Wrong”, Reformed Perspective, Vol. 26, No. 4, février 2007, p. 23-24.
L’auteur est en première année en science et il étudie activement la politique en vue de devenir consultant.
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