CAMP D’ANGLAIS BIBLIQUE

Cliquer ici pour plus d'information

Camp d'anglais 2013, cliquer ici pour plus d'information

 

 

 

Pages

Catégories

Statistique

 

 

La sexualité : don de Dieu, piège du diable (1)

 

La sexualité : don de Dieu, piège du diable  (1)

 

La sexualité, qu’elle soit masculine ou féminine, a-t-elle pour seul but la reproduction ou sert-elle à autre chose?

 

La reproduction est certainement un des buts de notre sexualité, mais je ne pense pas que ce soit le seul.  Bien entendu, tous les chrétiens n’ont pas toujours été d’accord à ce sujet.  Au quatrième siècle, par exemple, Augustin a enseigné que notre sexualité n’avait qu’un seul véritable but, soit la procréation.  Cependant, si nous disons que l’acte sexuel a pour seul but la procréation, nous devenons comme les gnostiques qui méprisaient la dimension physique de la vie et ses joies.  Ils niaient que le plaisir et la joie intense puissent constituer un aspect légitime des relations sexuelles normales à l’intérieur du mariage.

 

Je pense que notre sexualité a pour but davantage que la reproduction du fait que Dieu ait lié plaisir et union sexuelle dans le mariage.  De plus, je pense que ce que je viens de dire est confirmé par le fait que Dieu ait décidé d’inclure un livre complètement érotique dans la Bible:  le Cantique des cantiques.  Il y a bien sûr plusieurs autres passages de la Bible qui soulignent clairement la dignité rattachée à l’intimité et à la joie de la fidélité conjugale.  Je ne pense donc pas qu’il soit biblique ni raisonnable de considérer la sexualité simplement en termes pragmatiques et fonctionnels, comme si elle ne servait qu’à une fin reproductrice. Comment peut-elle servir uniquement un but reproducteur, alors que nous avons des passages comme Proverbes 5:19 qui exhortent les hommes à rechercher le plaisir sensuel avec leurs femmes?  C’est la loi de Dieu qui le dit!  Elle nous commande de trouver la joie, une joie sensuelle, avec notre époux ou notre épouse.

 

Si l’on y réfléchit comme il faut, il y a de toute évidence des moments où l’acte conjugal n’a pas pour but la procréation.  Par exemple, un mari et son épouse peuvent s’unir sexuellement après avoir pris connaissance que la femme est enceinte, ou bien ils peuvent avoir des relations sexuelles pendant que l’épouse nourrit encore au sein son nouveau-né, ou encore après la ménopause.

 

Il est évident que dans ces cas l’union sexuelle sert à d’autres fins, par exemple à exprimer l’unité, la confiance et la réconciliation.  D’ailleurs, lorsque le mari et l’épouse se réconcilient, il arrive parfois que l’intensité de l’union sexuelle devienne une façon pour le couple d’exprimer le pardon et leur amour mutuel.  L’union conjugale peut servir à de nombreuses fins positives.

 

En Éphésiens 5:32, Paul dit que le mariage représente un grand mystère, cette affirmation nous donne-t-elle un indice quant au but de la sexualité dans le mariage?

 

Je trouve intéressant que Dieu utilise souvent différents aspects de sa création comme illustrations vivantes de la rédemption.  Par exemple, le festin des noces devient une métaphore de la célébration et de la joie du ciel et le mariage lui-même illustre notre union avec Jésus-Christ par la foi. Lorsque Paul dit que le mariage représente un grand mystère, il attire clairement notre attention sur l’unité et l’union que nous pouvons avoir avec Dieu par la foi en Jésus-Christ.

 

On me pose parfois la question suivante en classe:  “Qu’est-ce que ça signifie lorsque Jésus dit qu’au ciel les hommes et les femmes ne se marieront plus?”  Bien qu’une grande partie de la vie future soit enveloppée de mystère, je pense que le fait que Paul utilise le mariage comme symbole de notre relation avec Jésus-Christ nous aide à orienter notre pensée dans la bonne direction.  Bien que Jésus semble dire qu’il n’y aura plus de relations sexuelles dans le ciel, le fait que Paul utilise la métaphore du mariage pour décrire notre relation avec Dieu nous pousse à réfléchir au fait qu’une intimité indescriptible nous attend là-bas, à côté de laquelle la sexualité ne représente qu’une faible lueur.

 

Au ciel, ce sera comme être en plein soleil.  Ce sera un endroit où les joies relationnelles seront des plus sublimes et des plus enrichissantes, à tel point qu’elles transcenderont l’extase de l’union corporelle ou physique.  Ce sera certainement meilleur en ce sens-là.  Le ciel n’est pas une diminution de notre humanité, mais bien plutôt un enrichissement.  La sexualité doit donc être quelque chose qui évoque la joie d’une intimité encore plus grande qui nous attend.

 

David Powlison, professeur, conseiller, écrivain

Paru dans la revue Lumière sur mon sentier,

Vol. 2, No. 4, juillet 2007.

Traduit et utilisé avec permission,

“God’s Gift, Devil’s Deceit”, Australian Presbyterian, No. 555, décembre 2003, p. 4-9.

Le pasteur Peter Hastie de l’Église presbytérienne d’Australie s’entretient avec le Dr David Powlison qui enseigne la théologie pratique au Séminaire théologique de Westminster à Philadelphie.

 

Commentaires fermés

haut