La sexualité : don de Dieu, piège du diable (6)
La sexualité : don de Dieu, piège du diable (6) Les gens associent généralement la convoitise sexuelle aux hommes. Cette convoitise est-elle une caractéristique des femmes également? Se manifeste-t-elle sous une forme différente? La convoitise sexuelle chez les hommes a tendance à se manifester par une obsession pour certaines parties du corps. Un jour, j’ai conseillé un homme qui sortait d’une vie homosexuelle et qui a su trouver les bons mots pour l’exprimer. Il a dit que dans tous ses contacts avec des partenaires anonymes, c’était l’aspect purement physique qui déclenchait ses pulsions sexuelles. Il a admis qu’il était obsédé par certaines parties du corps. Il a continué en disant: “Mes partenaires sexuels auraient tout aussi bien pu avoir la tête couverte de sacs de papier.” Le fait qu’ils étaient des personnes n’avaient aucune importance pour lui.
L’équivalent féminin est bien davantage lié à la relation de la femme avec les hommes. Dans ce cas-ci, c’est l’intimité qui est érotisée. La pornographie chez les hommes est très crue, mais les femmes ont leurs propres versions aussi. C’est juste que ces versions n’arrivent pas dans un emballage de plastique. Elles arrivent sous forme de romans à l’eau de rose et de feuilletons mélodramatiques où les relations et l’intimité sont fortement accentuées. C’est la version féminine de la pornographie. Ce qui la différencie de la version masculine, ce sont les aspects relationnels, romantiques et intimes. Prenez le cas de Fabio par exemple, ce célèbre mannequin qui se retrouve sur la page couverture de nombreux livres romantiques. C’est toujours la même chose… une femme très belle dans les bras d’un gars vraiment fort, au corps superbe. Ces images communiquent toutes sortes de sous-entendus, sexuels et protecteurs en particulier. En fait, Fabio, c’est le “chevalier dans son armure resplendissante”. Il aime ses femmes et il leur parle — c’est l’intimité qui est érotisée. J’ai conseillé une femme qui était devenue dépendante de ce genre d’histoires. Elle m’a dit qu’il y avait plusieurs choses qui l’attiraient. La plupart étaient liées à sa fascination pour l’intimité. Elle n’était pas attirée par les scènes sexuelles très crues, du moins pas au début. C’est venu plus tard. Le problème, c’est que les feuilletons mélodramatiques sont remplis d’immoralité, d’intrigues, de jalousie et de toutes sortes de choses semblables. Mais là où les femmes se font accrocher, c’est généralement par l’angle érotique de l’intimité. La convoitise sexuelle chez la femme se manifeste donc différemment, mais c’est le même problème au niveau du coeur J’ai souvent observé des motifs semblables chez les femmes homosexuelles… Peu d’entre elles ont commencé comme homosexuelles… La plupart d’entre elles ont déjà eu une vie hétérosexuelle et souvent elles ont été mariées ou ont expérimenté la promiscuité. Souvent, à un moment donné, au beau milieu du naufrage d’un mariage caractérisé par l’abus ou encore après avoir été blessées par une série de gars minables qui, les uns après les autres, les ont trompées, elles ont commencé à fréquenter des groupes de soutien pour femmes. Ce qu’elles ont découvert au sein de ces groupes, c’est l’intimité. Les femmes du groupe leur parlaient. Les femmes étaient douces. Les femmes faisaient preuve de tendresse et se souciaient de ce qu’elles ressentaient. Ce qui avait débuté par une intimité émotionnelle a commencé progressivement à être érotisé. C’est ainsi que soudainement, à l’âge de 30, 35, 45 ans, des femmes se déclarent ouvertement homosexuelles. Mais l’attrait de l’identité lesbienne a en fait débuté par une désillusion en ce qui a trait aux hommes, suivie du développement d’une relation émotionnelle intime avec les femmes qui a fini par conduire à une identité lesbienne ouverte. Jésus a dit que nous devons combattre la convoitise sexuelle en coupant ou en arrachant les parties de notre corps qui sont pour nous une occasion de chute, que ce soit nos yeux ou nos mains. Que voulait-il dire au juste? Voulait-il suggérer une pratique aussi drastique que l’auto-mutilation? Comme vous le savez probablement, Origène, un des pères de l’Église, a pris ces paroles à la lettre. Cependant, je crois qu’il est clair que Jésus utilisait une métaphore lorsqu’il a prononcé ces paroles. Mais essayons de comprendre toute la force de cette métaphore. Jésus utilise ici une métaphore frappante, saisissante, choquante… se couper une main, arracher son oeil, des images pour nous aider à bien saisir la force de détermination dont nous devons faire preuve pour affronter le mal. L’auto-mutilation serait une réponse trop facile parce que c’est au niveau du coeur que se situe le problème. Le problème se trouve dans ce pour quoi nous vivons. Jésus nous appelle à prendre le péché sexuel très au sérieux. Nous ne devons pas flirter avec même l’idée du péché sexuel, nous ne devons pas y toucher, pas même du bout des doigts. C’est dans le coeur qu’il doit être enrayé. Il est clair que Jésus nous conseille d’agir fermement, de manière déterminée, de passer à l’attaque en prenant le péché sexuel très au sérieux et en s’engageant à le combattre. David Powlison, professeur, conseiller, écrivain Paru dans la revue Lumière sur mon sentier, Vol. 2, No. 5, septembre 2007. Traduit et utilisé avec permission, “God’s Gift, Devil’s Deceit”, Australian Presbyterian, No. 555, décembre 2003, p. 4-9. Le pasteur Peter Hastie de l’Église presbytérienne d’Australie s’entretient avec le Dr David Powlison qui enseigne la théologie pratique au Séminaire théologique de Westminster à Philadelphie.
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