La pornographie, notre pureté et notre postérité (1)
La pornographie,
notre pureté et notre postérité (1)
Le sujet de la pornographie et de la pureté sexuelle est un sujet auquel plusieurs préféreraient ne pas toucher. La plupart des gens trouvent que c’est un sujet trop sensible pour être abordé ou, comme c’est le cas pour moi, ne se sentent pas suffisamment qualifiés pour y faire face de manière efficace. Cependant, mon coeur est lourd à cause du fardeau que constitue la croissance fulgurante du problème de la pornographie dans de nombreux foyers chrétiens. C’est ce qui me pousse à attirer encore une fois notre attention sur ce sujet.
Le fait demeure que personne n’est immunisé contre la puissance du péché; ni les pasteurs, ni les professeurs, ni les enseignants, ni les missionnaires, ni aucun autre membre de l’Église du Christ, que ce soient les anciens, les diacres, les membres du conseil, les pères ou leurs fils. Il est à noter que le fait que les femmes ne soient pas incluses dans cette discussion est intentionnel, non pas parce qu’elles ne sont pas susceptibles de succomber au péché dans le domaine de la pureté sexuelle, mais simplement parce que le problème de la pornographie semble être un mal de bien plus grande envergure dans la vie des hommes que dans celle des femmes. Je devrais cependant tout de suite ajouter que, dans cette bataille qui fait rage, les femmes ont un rôle à jouer auprès de leur mari et de leurs fils qui sont en train de combattre ce péché ou qui sont en train de ne pas le combattre.
Malgré tout, j’aimerais aborder le problème de la pornographie et notre appel à la pureté sous l’angle des pères, sans toutefois exclure leurs fils. Car si des hommes soi-disant fidèles vivent secrètement dans ce péché et commettent les actes honteux qui y sont associés, que peut-on espérer de la prochaine génération, plus spécifiquement de nos fils et des fils qu’ils auront à leur tour? Et voici une autre question qui y est liée de manière inséparable: En tant que pères, comment préparons-nous nos fils pour cette bataille pour la pureté et comment pouvons-nous le faire si nous sommes nous-mêmes sous l’emprise de ce péché? Finalement, sommes-nous, par la grâce qui nous est donnée, en train d’ajuster soigneusement l’armure de nos fils afin qu’ils puissent résister à la volée de flèches que Satan leur envoie ou leur enverra à travers les tentations de la pornographie et de la débauche?
Où en êtes-vous?
Pour pouvoir aborder ces questions, nous devons commencer par la question suivante: Où en êtes-vous dans cette bataille pour la pureté? Si l’on se fie aux statistiques, pour plusieurs hommes chrétiens, ça ne se passe pas très bien. D’après un sondage effectué en 2003 par Internet Filter Review, 47% des chrétiens auraient admis que la pornographie est un problème majeur dans leur foyer. Dans une autre étude statistique tout aussi inquiétante, plus de 50% des milliers d’hommes chrétiens interrogés ont admis avoir fait usage de la pornographie au cours des sept jours précédant le sondage. Cela signifie que, dans de nombreuses Églises chrétiennes, un homme sur deux assis dans les bancs a fait usage de la pornographie depuis la dernière fois qu’il est allé à l’église. Ces sondages ont été faits aux États-Unis, mais on peut sans doute s’attendre à des résultats similaires en Australie ou au Canada, probablement même à l’intérieur de nos propres Églises. De plus, ces statistiques reflètent bien les histoires suivantes de gens dans nos Églises qui luttent avec ce péché. Voici trois histoires qui, tristement, représentent la situation de bien d’autres.
J’ai vingt ans et je suis accroché à la pornographie. Même lorsque je dis que ne le ferai plus, je continue à le faire. Encore et encore. J’adore ce dieu, que je déteste, mais pas suffisamment, je suppose. Je n’arrive pas à prier; j’ai trop honte. Je me sens perdu dans ce péché et ça affecte mes relations et aussi la façon dont je regarde les filles et ça met des pensées dégoûtantes dans mon esprit… Mes parents ne sont pas au courant, évidemment, et j’ai bien trop honte pour leur dire ou pour le dire à mes amis.
Une épouse écrit: Je viens juste de découvrir que mon mari visite des sites pornographiques sur internet. Ça fait des années qu’il le fait. Pendant des années, il a posé son regard en secret sur une autre femme, ou d’autres femmes, et je ne l’ai jamais su. Je pensais qu’il était fidèle, envers moi et envers nos enfants. Il a même servi en tant qu’ancien ou diacre à plusieurs reprises dans l’Église. Personne ne pouvait probablement s’en apercevoir, bien qu’avec le recul, je me rends compte que ça explique plusieurs défauts dans la cuirasse de son armure. Mais maintenant… mais maintenant, qu’est-ce que je peux faire? Je suis profondément blessée. J’ai été trahie. Je suis en colère.
Une autre histoire. Une autre femme fait les remarques suivantes: Je pensais qu’il en avait fini avec ça; il disait qu’il en était venu à bout… et je pensais que nous avions fait face à ce problème ensemble, et c’était loin d’avoir été facile. Mais mon mari vient juste de me dire qu’il est à nouveau enchaîné par ce péché… Je déteste toute cette situation. Je veux le quitter, mais je sais que ce n’est pas ce que le Seigneur veut. J’ai mal et je me sens trahie tellement profondément. Qu’est-ce que je dois faire?
Ce ne sont là que quelques histoires et plusieurs d’entre vous pourraient en ajouter bien d’autres — vous êtes peut-être vous-mêmes en train de vivre une de ces histoires, bien que je souhaite très sincèrement que ce ne soit pas le cas. C’est triste, mais il y a bien des histoires de ce genre qui ne sont pas racontées, et certaines d’entre elles sont si dévastatrices qu’elles conduisent à la mort. Le sentier du péché conduit impitoyablement à d’autres actes encore plus honteux, abominables et même infernaux pour finalement aboutir à la mort. C’est ainsi que nous lisons en Jacques 1:15: “La convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, parvenu à son terme, engendre la mort.” Ce sentier du péché a conduit certains hommes à l’adultère, au viol, à l’inceste, à la participation à des orgies, à la sodomie et à l’homosexualité. Certains de ces hommes ont peut-être simplement commencé par se divertir en regardant des images illicites sans réaliser qu’ils entreprenaient un voyage vers la tombe.
Je ne pense pas avoir besoin d’informer qui que ce soit que la pornographie est mal, que c’est un péché. Nous savons tous ou nous devrions tous savoir que c’est un péché. C’est mal. C’est un acte vil, répugnant, repoussant, dégoûtant, détestable qui remplit le coeur de tout ce qui est impur et immoral. Ce péché pollue la source de votre vie, votre coeur, là où Dieu à travers son Saint-Esprit désire faire sa maison. Il détruit les relations, provoquant une intensification toujours croissante du détachement, de la honte, de la distance et de la tension, là où la paix, la joie et l’amour devraient fleurir. Il corrompt, profane et déprécie la magnifique union sexuelle qui devrait exister entre un mari et sa femme, selon ce que Dieu a ordonné. Finalement, il constitue une recherche de satisfaction en dehors de Jésus-Christ et remplace l’adoration de Dieu par une idole: une femme qui n’est plus qu’un simple objet servant à une activité honteuse, véritable festin pour des millions de regards.
La rationalisation du péché
Tout au long de mes recherches sur le sujet et au cours des discussions que j’ai eues, j’ai été attristé de voir que certains hommes travaillent très fort à essayer de rationaliser ce péché ou à tenter d’en faire une chose normale. Ce n’est pas surprenant, puisque le coeur de l’homme est naturellement enclin au péché et que le péché est d’abord et avant tout fourbe, sournois. C’est ainsi que nous lisons au Psaume 64:7: “La pensée intime, le coeur de chacun est un abîme.” Par conséquent, nous entendons ou pensons des commentaires comme les suivants: “De toute façon, je ne peux rien y faire. Dieu m’a fait comme cela.” Ou bien: “Au moins, je ne suis pas dépendant de cela.” Ou encore: “Je ne suis pas vraiment pris par la pornographie, j’aime juste regarder les belles filles bronzées, les émissions télévisées sensuelles et des choses comme ça, c’est tout.” Ou bien: “Personne ne le saura jamais.” Ou encore: “J’ai juste besoin de savoir ce qui s’offre sur le marché pour pouvoir mettre ma famille en garde.” Jusqu’aux commentaires où ne se trouve plus aucune trace de gêne: “C’est mon droit: ma télé, mon ordinateur… mon voyeurisme.” D’autres ne sont pas nécessairement dans ce camp-là, mais trouvent dans la pornographie un moyen d’échapper aux pressions, aux fardeaux et même aux souffrances de cette vie. C’est une façon de fuir la réalité en s’évadant dans le monde de la fantaisie érotique. Bien que les raisons pour lesquelles les gens s’engagent dans ce péché soient nombreuses — et je n’ai ni le temps ni la capacité d’explorer les raisons émotionnelles ou physiologiques qui peuvent amener certains hommes à s’engager dans cette voie — le fait demeure que, suite à diverses formes de rationalisation, la pornographie continue d’être un problème. On trouve des excuses et on poursuit son chemin dans la même direction.
Cependant, la rationalisation a un prix. La rationalisation rend la dissimulation de ce péché semblable à un jeu de charades. La personne aux prises avec ce péché vit d’une certaine manière en public et d’une autre dans le secret de sa chambre, de son bureau ou de quelque autre endroit. Elle s’efforce simplement d’obtenir des éloges de la part des autres ou d’être reconnue par les autres, tout en barrant l’accès aux activités abominables qui se déroulent dans son coeur. Comme le dit un auteur: “De tels hommes se satisfont d’une forme d’excellence, mais sans obéissance.” Le démon de la pornographie est tapi tout près de la surface, mais il est réprimé par l’acteur qui joue soigneusement son rôle religieux. Cependant, vous et moi savons bien que l’intégrité ne se mesure pas par notre performance au sein du conseil de l’Église, au sein du comité d’école ou de tout autre comité, au travail ou même devant nos enfants et notre épouse — même si ces derniers se rendent peut-être compte que nous jouons un double jeu. L’intégrité se mesure par notre performance devant la réalité toujours présente d’un Dieu saint et immensément grand. Le philosophe Blaise Pascal a écrit: “J’essaie d’être… fidèle à tous les hommes; … et soit que je sois seul ou à la vue des hommes, je fais toutes mes actions sous le regard de Dieu qui doit les juger et à qui je les ai toutes consacrées. Voilà quels sont mes sentiments, et je bénis tous les jours de ma vie mon Rédempteur qui les a mis en moi.” Lui seul tient en sa main l’instrument permettant de mesurer l’intégrité. Il connaît ce qui rend captifs notre coeur, notre esprit, l’idolâtrie qui vient les nourrir et la convoitise qui les captive. “Tout est mis à nu devant lui.” (Héb. 4:13).
Il nous faut comprendre que la rationalisation, c’est simplement le diable qui essaie de gagner du temps, attendant, faisant miroiter son appât, nous attirant dans le piège d’actes de plus en plus ignobles qui nous couvrent de honte et portent atteinte au saint nom du Seigneur. Ce n’est pas sans raison que Dieu fait retentir l’appel du clairon pour ses enfants: “Que l’inconduite, toute forme d’impureté, ou la cupidité ne soient pas même mentionnées parmi vous.” (Éph. 5:3). Bien que nous servions un Dieu miséricordieux qui “ne nous traite pas selon nos péchés” (Ps. 103:10), il dit également: “Que l’inconduite, toute forme d’impureté… ne soient même pas mentionnées parmi vous.” Nous servons un Dieu saint qui désire de nous une chose: un coeur pur. “Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu!”, dit Jésus en toute simplicité en Matthieu 5:8. En Philippiens 4:8, le Seigneur nous appelle à remplir nos coeurs de tout ce qui est vrai, honorable, juste, pur, aimable, digne d’approbation, vertueux, digne de louange. Nous sommes appelés à méditer sur ces choses. Effectivement, si nos pensées, notre coeur et notre esprit trouvent leur joie profonde en Dieu et dans tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, aimable, admirable, excellent et digne de louange en lui, alors il n’y aura pas de place pour l’idolâtrie, la fausse adoration et, par conséquent, pour l’infâme péché secret de la pornographie.
Évaluer les coûts
A-t-on besoin de se faire rappeler ce qu’il en coûte de vivre dans la désobéissance de ce péché? David a dû en assumer le coût lorsqu’il a permis à la convoitise de sa chair de régner. Sa famille a subi les conséquences de ce péché jusqu’à sa mort. Lisez les chapitres 12 à 20 du deuxième livre de Samuel et voyez tous les fardeaux que David a dû porter suite à son péché avec Bath-Cheba. La vérité, c’est que lorsque nous n’obéissons pas au Christ dans cette bataille, nous exposons nos foyers et nos familles aux conséquences et aux fardeaux qui découlent de ce péché. Et du même coup nous devenons inaptes à servir notre épouse et notre famille et à les conduire sur le sentier de la droiture. En fait, Satan et sa suite ont un pied bien ancré dans votre foyer si vous êtes constamment en train de vous immerger dans la fornication. Quelqu’un l’a décrit ainsi: “Chaque fois que vous vous retirez dans votre monde de convoitise sexuelle, vous claquez la porte au visage de Dieu. Vous balancez votre âme et celle de vos enfants au-dessus du feu de la damnation éternelle.” Ces paroles sont peut-être un peu fortes, mais les Écritures ne nous laissent pas beaucoup plus de latitude quant à ce péché et ses conséquences. C’est un banquet dans la tombe, avec la mort pour conséquence. Cependant, le contraire est également vrai, comme nous l’enseigne Proverbes 20:7: “Le juste marche dans son intégrité; heureux ses fils après lui!”
La grâce et l’obéissance
Il est bien vrai que lorsqu’il est question de péché sexuel, comme de tout autre péché, Jésus-Christ ne nous traite pas selon ce que nous méritons. Nous méritons l’enfer, mais, par sa grâce sanctifiante, au moyen de la foi, il nous donne accès au ciel avec lui. Sa grâce est abondante et son Esprit travaille avec une grande ténacité à nous purifier de toute impiété. Pierre nous dit en 2 Pierre 1:3 que: “Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu.” En Jésus-Christ, ce péché n’a pas plus de pouvoir sur vous que sur lui. Paul confirme cette réalité en 1 Corinthiens 6:19-20: “Ne savez-vous pas ceci: votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu, et vous n’êtes pas à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à grand prix.”
Cependant, Paul, guidé par l’Esprit de Christ, ne s’arrête pas là. Non, il applique ce qu’il vient de dire à notre volonté rachetée et dit: “Glorifiez donc Dieu dans votre corps.” Ou dans Romains 13:14: “Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et ne vous mettez pas en souci de la chair pour en satisfaire les convoitises.” Le Seigneur dit à tout homme attiré dans le piège de ces plans diaboliques, entraîné dans la bassesse de ce péché: “Sois obéissant. Engage-toi. Combats!” Il dit: “Tu le peux et, par la grâce que Dieu accorde, tu le dois!” Tu dois regarder au-delà de la fantaisie fugitive et sordide et regarder plutôt à la réalité vivante et vraie de Jésus-Christ. Tu dois réorienter ton regard dans la bonne direction. Il le faut, vraiment. Tu dois le faire, par égard pour toi, par égard pour ta femme, par égard pour tes enfants et leurs enfants, par égard pour l’Église et, en fin de compte, par égard pour Jésus-Christ lui-même et pour la gloire de son nom. Oui, la grâce de Jésus-Christ devrait nous inciter à agir et c’est sa grâce qui dit: “Va, et désormais ne pèche plus.” (Jean 8:11). Et, par la grâce de Dieu, nous le pouvons.
Exposer le péché à la lumière
Il est bien connu que les oeuvres des ténèbres s’installent de manière de plus en plus tenace jusqu’à ce qu’elles soient exposées à la lumière. Certains diront: “J’ai confessé ce péché à Dieu je ne sais combien de fois et je suis encore pris dans ce piège.” Il est probable que ces personnes n’ont pas encore vraiment exposé ce péché à la lumière. Si vous vivez dans ce péché, avez-vous mis d’autres personnes au courant, en particulier votre femme et d’autres hommes fidèles de l’Église? Avez-vous ouvert votre coeur à Jésus-Christ et à ceux qu’il a mis dans votre vie afin qu’ils puissent vous encourager et exiger que vous répondiez de vos actes? L’obéissance à Jésus-Christ dans une telle situation doit vous amener à passer par-dessus la peur de l’humiliation et l’émotion passagère de la honte. Il faut tout de suite dire que la honte qui est ressentie lorsque ce péché est exposé à la lumière n’est rien comparé au fardeau d’un mariage dysfonctionnel, d’une rupture, d’un foyer où les enfants ont un père absent qui manque d’intégrité, d’une vie qui suit un sentier qui conduit à des péchés encore plus graves qui viennent entacher et ternir le nom saint et glorieux de Dieu. Avez-vous bien évalué les coûts?
En un sens, les trois histoires que j’ai mentionnées plus haut sont des histoires de succès, parce que le péché a été mis en lumière. Et seule la lumière de la grâce de Dieu peut, avec beaucoup de patience et d’amour, opérer les changements nécessaires pour purifier le coeur. Chaque péché doit être mis en lumière et Dieu fera preuve de compassion.
J’ai réalisé que certains hommes ont besoin d’aide pour faire ce pas. Ils préfèrent croire qu’ils peuvent en venir à bout tout seuls. Ils ne le peuvent pas. D’autres sont pris si profondément dans ce péché qu’ils peuvent avoir besoin d’aide professionnelle pour y faire face — et ils ne devraient pas tarder à chercher cette aide. Malgré tout, je défie chaque épouse et chaque mère qui lira cet article de demander à leur mari et à leurs fils: “As-tu été fidèle avec tes yeux? Comment ça va dans ce domaine? As-tu visité des sites pornographiques? Regardes-tu des émissions érotiques à la télévision? Ou as-tu fait pire encore? Je veux une réponse claire: oui ou non?” Vous allez me dire: “Non, je ne peux pas faire cela; je suis certaine que mon mari ne ferait pas cela.” Très bien. Alors il vous répondra “non” avec toute l’assurance qu’un homme peut avoir quand il sait que le ciel tout entier en est témoin! Mais cette question sera peut-être la seule chose qui le forcera à rendre des comptes; c’est peut-être exactement ce dont il a besoin pour que ce mal soit mis en lumière! Et par la puissance de la grâce de Dieu, c’est peut-être la question qui lui permettra de jouir de laliberté que Jésus-Christ a obtenue pour lui. Votre question est un acte d’amour qui pourrait le sauver de l’esclavage de ce péché.
En effet, avant qu’un homme puisse servir efficacement dans son foyer et dans l’Église de Christ en tant que père et en tant qu’ambassadeur de Jésus-Christ, ce péché doit être réglé de manière radicale. Et la grâce de Dieu doit faire son oeuvre sur chacun des péchés sexuels qui entraînent le coeur loin de Dieu. Alors le voyage sur le chemin de la guérison, dont je n’ai pas le temps de parler dans cet article, pourra commencer. Reprendre du terrain dans votre mariage, dans vos amitiés et, le plus important, dans votre relation avec Jésus-Christ peut s’avérer une entreprise lente et difficile. Comme pour tout péché, il y a des blessures et de la souffrance. J’ai bien conscience que, dans certains cas, l’épouse aura également besoin d’aide professionnelle immédiate. Et pourtant, c’est là que se trouve le chemin de l’espoir, de la grâce, de la joie, de la pureté et de la liberté. C’est un chemin qui rendra gloire à Jésus-Christ pour ce qu’il a accompli pour nous tous! C’est un chemin qui vous permettra de chanter d’un coeur pur et ravi la magnifique doxologie écrite pour nous en Jude 24-25: “À celui qui peut vous préserver de toute chute et vous faire paraître devant sa gloire, irréprochables dans l’allégresse, à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus-Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et autorité dès avant tous les temps, maintenant et dans tous les siècles! Amen!”
Ian Wildeboer, missionnaire
Paru dans la revue Lumière sur mon sentier,
Vol. 3, No. 2, mars 2008.
Traduit et utilisé avec permission,
Ian Wildeboer, “Pornography, our Purity, and our Posterity” (Première partie de 2), Clarion, Vol. 56, No. 18, 31 août 2007, p. 446-449.
L’auteur est missionnaire en Papouasie-Nouvelle-Guinée envoyé par l’Église réformée libre (FRCA) d’Armadale, Australie.
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