Jésus nous sauve de la racine de nos problèmes
Source: Nasa.gov
Jésus nous sauve de la racine de nos problèmes
Pourquoi le Fils de Dieu est-il appelé Jésus , c’est-à-dire Sauveur ?
Parce qu’il nous sauve de nos péchés et qu’on ne peut ni chercher ni trouver quelque salut en aucun autre.
Matt. 1:21; Actes 4 :12 ; Héb 7:15.
— Catéchisme de Heidelberg, Q&R 29
Un prédicateur américain bien connu s’est fait interpeller un jour par une personne qui lui a posé la question suivante: “Monsieur, êtes-vous sauvé?” Le prédicateur a répondu par une autre question: “Sauvé de quoi?” Son interlocuteur, surpris par la question, ne savait pas quoi répondre. Il a dû réfléchir: “De quoi exactement sommes-nous sauvés?” Le mot “sauver” a un sens général et peut s’employer dans toutes sortes de contextes, par exemple un boxeur qui se fait malmener par son adversaire est “sauvé par la cloche”. Lors d’un sinistre, nous essayons de “sauver les meubles”. Réussirons-nous, cette année, à “nous sauver des impôts”? Dans la Bible, les mots “sauver” et “salut” reviennent des centaines de fois. C’est Dieu, bien sûr, qui est notre Sauveur. Mais de quoi exactement sommes-nous sauvés?
Avec le premier article du Symbole des apôtres, nous confessons: “Je crois en Dieu le Père tout-puissant.” Dieu est notre Père; il a créé le ciel et la terre; il dirige tout dans sa providence. Notre foi ne s’arrête pas là. La deuxième section du Symbole développe de façon plus détaillée ce qui concerne “Dieu le Fils et notre rédemption”. Le Symbole des apôtres et le commentaire du Catéchisme de Heidelberg sur ce Symbole ont beaucoup plus de choses à dire sur le Fils que sur le Père, et c’est bien normal. Jésus est au coeur de notre foi chrétienne. Voilà qui explique la raison pour laquelle Dieu au ciel peut être notre Père aujourd’hui. Les questions 29 à 34 du catéchisme traitent des noms et des titres de Jésus. Les questions 35 à 44 nous présentent ensuite les étapes de son humiliation . Enfin, les questions 45 à 52 nous expliquent les étapes de son exaltation . Parmi les différents noms que Jésus possède, quatre ont été retenus par le Symbole: d’abord Jésus, son nom personnel ; puis Christ, son nom officiel ; enfin Fils de Dieu et Seigneur, ses deux noms relationnels . Nous allons nous arrêter, dans cet article, à considérer son nom personnel.
Jésus: un nom merveilleux que nous aimons tant! Les noms dans la Bible sont souvent chargés de sens. Ils désignent l’essence de la personne. Que veut dire le nom de Jésus? Jésus veut dire “le Seigneur sauve” . En hébreu, il correspond à Josué (Yehoshoua). Ce n’est pas Joseph ni Marie qui ont eu l’idée de ce nom. C’est Dieu qui a insisté pour lui donner ce nom. Il a envoyé un ange dire à Joseph: “Elle enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.” (Matt. 1:21). De quoi Jésus nous sauve-t-il? De nos péchés.
“Pourquoi le Fils de Dieu est-il appelé Jésus, c’est-à-dire Sauveur? Parce qu’il nous sauve de nos péchés et qu’on ne peut ni chercher ni trouver quelque salut en aucun autre.” De quoi sommes-nous sauvés? De nos péchés! Vous comprendrez que ce n’est pas un travail facile. Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet. Soulignons simplement que ce salut concerne notre vie quotidienne . Souvent quand nous disons “je suis sauvé”, nous pensons à l’éternité. Jésus m’a sauvé de l’enfer. Avec lui, je suis assuré de la vie éternelle. Et c’est vrai, bien sûr. Mais nous ne devons pas limiter le salut à notre avenir éternel.
Considérons la prière de David au Psaume 54:3: “Ô Dieu, sauve-moi par ton nom, rends-moi justice par ta puissance! Ô Dieu, écoute ma prière, prête l’oreille aux paroles de ma bouche!” Que voulait dire David? David a été nommé roi d’Israël, mais il était pourchassé par Saül, le roi en place. Il a trouvé refuge dans une forêt, mais des gens de la région l’ont dénoncé. Encore une fois, David a dû s’enfuir. “Ô Dieu, sauve-moi par ton nom… Car des étrangers se sont levés contre moi.” Devant un problème bien précis, que fait David? Il prie. Il commence par prier. Notre réflexe, notre réaction naturelle, c’est de chercher nous-mêmes un moyen de nous sauver, de trouver une solution par nous-mêmes. David, lui, demande à Dieu de le sauver. David était bien conscient de son péché. Il savait que la racine profonde de ses problèmes, c’était son péché. C’est pour cela qu’il se tournait d’abord vers Dieu pour le délivrer, pour le sauver de ses problèmes. Il savait que c’est Dieu seul qui pouvait le sauver du péché et des conséquences du péché.
Nous avons déjà vu dans un article précédent que Dieu, dans sa providence, contrôle tout et dirige tout. Il est proche de nous à chaque jour. Il voit tout ce que nous faisons. Il entend ce que nous disons. Il voit même nos coeurs. Dieu juge nos actions. Il déteste le péché. Il est juste et saint. La réponse que nous méritons pour nos péchés, c’est la mort: la mort éternelle, oui, mais aussi la mort qui commence déjà durant cette vie. Adam et Ève, quand ils ont péché, ont été condamnés à mort. Ils ne sont pas morts physiquement tout de suite. Pourtant, ils ont bel et bien commencé à mourir le jour même où ils ont péché. Quelles sont les conséquences du péché? La souffrance, la maladie, les douleurs, la faim, le travail moins productif, le stress, les conflits personnels, les guerres et puis la mort. Toutes les difficultés que nous expérimentons au cours de cette vie peuvent avoir toutes sortes de causes, mais en fin de compte, la cause profonde, c’est le péché.
Qu’est-ce que Jésus est venu faire sur terre? Il est venu nous sauver de nos péchés. Comment? En vivant une vie de justice parfaite et en mourant sur la croix pour expier tous nos péchés. Mais Jésus a aussi guéri des malades, il a donné à manger à des foules affamées, chassé des démons, calmé la tempête, ressuscité des personnes mortes, etc. Il est venu s’attaquer à la racine de nos problèmes, le péché. En même temps, il est venu résoudre les conséquences du péché. Il est venu toucher les gens là où ils étaient, dans leur misère. Jésus nous a sauvés du péché et, en faisant cela, il a résolu ce qui cause notre misère. Il y a un lien direct entre la croix et nos problèmes au travail ou à la maison.
“Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ.” (Rom. 5:1). Quel beau fruit de l’oeuvre de Jésus! C’est réel aujourd’hui. Le paradis d’autrefois est à nouveau accessible aujourd’hui: la paix avec Dieu, l’harmonie rétablie. Dieu n’est plus en colère contre ceux qui sont en Jésus-Christ. Plus aucune condamnation! Cela veut dire que, dans la prospérité comme dans l’adversité, dans la santé comme dans la maladie, tout ce qui nous arrive, même nos misères, n’est pas une punition de Dieu pour ses enfants. C’est sa main paternelle qui nous l’envoie pour notre bien.
Jésus n’a pas guéri tous les malades et ceux qu’il a guéris n’ont pas été guéris définitivement. Ils ont pu souffrir d’autres maladies. Lazare est ressuscité, mais il est mort une deuxième fois. Jésus n’a pas enlevé toutes les conséquences de leurs péchés dans leur vie. Dieu ne nous promet pas de régler maintenant tous nos problèmes de façon complète. Mais le point à retenir, c’est que Dieu nous est favorable aujourd’hui; il ne le sera pas seulement au dernier jour, mais il l’est dès aujourd’hui, dans notre vie quotidienne.
Que faire devant un problème bien précis? De quoi Jésus me sauve-t-il? Si j’ai un mal de tête, si je vis des tensions dans mon mariage, si j’ai des problèmes avec mes adolescents dont les hormones commencent à travailler, si j’ai un problème de santé, si je vis une période de stress ou de fatigue, est-ce que je peux trouver une solution sans Dieu? Ou bien vais-je me tourner vers Dieu seulement si les médicaments ne donnent pas de résultat? Peu importe le problème auquel nous devons faire face, nous devrions tout d’abord nous tourner vers Dieu dans la prière et lui dire: “Ô Dieu, sauve-moi par ton nom.”
Nous croyons que Jésus “nous sauve de nos péchés et qu’on ne peut ni chercher ni trouver quelque salut en aucun autre” . Quand nous sommes malades, nous allons bien entendu voir le médecin. Le médecin peut nous aider, il peut nous prescrire un bon traitement. Mais avant de nous tourner vers le médecin ou vers toute autre forme d’aide humaine, nous devrions d’abord commencer par reconnaître la cause profonde de la maladie qui est le péché. Cela ne veut pas dire qu’une maladie spécifique serait nécessairement causée par un péché précis dans notre vie. Les disciples essayaient en vain de savoir si l’état malheureux de l’aveugle-né était causé par son péché ou par celui de ses parents. Jésus leur répondit: “Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché; mais c’est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui.” (Jean 9:3). Mais dans un sens général, toute souffrance et toute maladie sont causées par l’entrée du péché dans le monde. C’est la raison pour laquelle je peux bien aller voir le médecin — et c’est tout à fait légitime et responsable de le faire — mais je dois d’abord aller vers Dieu. Si je n’ai pas reconnu mon péché, mon indignité, mon besoin de pardon, si je n’ai pas demandé sa grâce, si la colère de Dieu est encore sur moi, je peux bien aller voir tous les médecins, cela ne va pas résoudre la racine du problème.
Peu importe le problème que nous avons, nous ne devrions jamais chercher un salut ou une solution “en aucun autre” que Jésus. Commençons par prier, commençons par lui présenter notre problème, commençons par trouver la paix avec Dieu, par nous réjouir de la bonne nouvelle en Jésus et ensuite, bien sûr, allons voir le médecin, le garagiste, un conseiller financier, etc.
De quoi Jésus nous sauve-t-il? De la racine de tous les problèmes que nous rencontrons à chaque jour. Nous avons déjà la paix avec Dieu par la foi en Jésus. Cela nous procure une assurance dans la vie actuelle, avec tous ses problèmes, et un grand réconfort face à la mort. Puis un jour, bientôt, Jésus reviendra. Ce jour-là, il nous sauvera complètement. Il essuiera toutes nos larmes, il guérira toutes nos maladies, il nous consolera de toutes nos peines et résoudra tous nos problèmes. Car Jésus est un Sauveur parfait. Réjouissons-nous d’avoir tout ce qu’il nous faut pour notre salut, aujourd’hui et pour toujours.
Paulin Bédard, pasteur
Paru dans la revue Lumière sur mon sentier ,
Vol. 3, No. 4, juillet 2008.

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