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Lorsque votre adolescent(e) marche sur l’eau (2)

 

Lorsque votre adolescent(e) marche sur l’eau  (2)

 

Retrouvez votre ancien journal intime

 

Vous avez peut-être tenu un journal intime durant votre adolescence.  Ouvrez votre journal et lisez-le si vous en avez un.  Chez moi, j’ai un journal que j’ai écrit lorsque j’avais quatorze ans.  J’ai trouvé, pratiquement à chaque page, des passages décrivant mon désir passionné de servir Dieu au milieu de détails sur des parties de hockey, des récitals de piano, des camps chrétiens et des recherches à faire pour l’école.  Presque à chaque page également, j’ai trouvé des expressions passionnées décrivant le dernier gars que j’avais trouvé séduisant.  Des taches de larmes sont visibles un peu partout.

 

Mon mari possède un journal qu’il a tenu à l’âge de dix-neuf ans, alors qu’il était à l’université.  Surprise, surprise.  Une page est remplie de réflexions et de piété chrétiennes.  La suivante décrit sa grande angoisse devant le fait qu’il commence à devenir chauve et fait mention des vêtements particulièrement attrayants que portait son amie de coeur cette fin de semaine-là!

 

Mamans, laissez votre fille adolescente lire votre journal.  Elle se sentira bien moins bizarre et mauvaise en découvrant que la femme de Dieu qu’elle connaît aujourd’hui éprouvait les mêmes sentiments qu’elle à son âge!  Ce ne sont pas toutes les filles qui laissent transparaître ces émotions.  Il se peut que leurs oreillers soient trempés de larmes la nuit et qu’elles parlent parfois de suicide, à la grande surprise de ceux et celles qui les croyaient heureuses et normales.

 

Il y a quelque chose d’agréablement honnête, puissant et pur dans l’idéalisme de ces jeunes adultes.  Lorsque je vois ces jeunes gens, je pense à l’apôtre Pierre.  Lorsque Jésus l’appelle pour la première fois, il est rempli de cette émotion intense, à l’état brut, que l’on retrouve chez les adolescents.  Son idéalisme et sa passion sont jumelés à sa capacité de tomber dans le plus profond des désespoirs. 

 

Hors du bateau

 

Mais Pierre commence à grandir.  Il veut sortir du bateau et marcher sur les eaux sombres.  Notez comment la “folie” momentanée de Pierre semble davantage motivée par une peur tenace que par une foi intense.  Tous les disciples ont peur.  Ils voient Jésus-Christ dans toute sa puissance de Créateur et ils sont effrayés.  Seul Pierre ose mettre sa vie en jeu.  “Seigneur, si c’est toi, ordonne-moi d’aller vers toi sur les eaux.” (Matt. 14:28).  Il y a ici quelque chose de mystérieux.  Pierre a peur au plus haut point, mais il est absolument essentiel pour lui de savoir, premièrement, si le Christ est vraiment celui qu’il semble être et, deuxièmement, si lui, Pierre, fait partie du plan du Christ.  En faisant ces pas, il se demande si Jésus a vraiment de l’importance pour lui et il demande au Sauveur si lui, Pierre, est vraiment important pour Jésus.  Est-ce que je veux de Jésus?  Est-ce que Jésus veut de moi ?

 

Il arrive un moment dans la vie de l’adolescent où il demande:  “Seigneur, est-ce toi?”  Si c’est effectivement le Seigneur qui leur fait signe de le suivre, ils doivent le découvrir en s’enfonçant dans l’obscurité pour se mettre à marcher sur les eaux.  C’est un moment extrêmement dangereux.  Les vagues sont bien réelles.  L’obscurité empêche à la fois les gens qui sont dans le bateau et celui ou celle qui en sort de distinguer clairement Jésus.  Mais le véritable danger, ce n’est ni l’eau ni l’obscurité, c’est la peur elle-même — la tentation de fixer le regard sur les vagues au lieu de garder les yeux fixés sur le visage de Jésus.

 

Il m’arrive de réfléchir à ce que les autres disciples ont dû ressentir alors qu’ils regardaient Pierre.  Ce devait être assez similaire à ce que nous ressentons comme parents lorsque nous aidons nos adolescents à enjamber le bord du bateau.  Certains adolescents nous disent au revoir très poliment et nous serrent dans leurs bras avant de quitter le bateau.  D’autres s’éclipsent pendant la nuit, à l’abri de notre regard, et nous nous réveillons le matin pour découvrir qu’ils sont partis voler de leurs propres ailes, au beau milieu de la tempête.  D’autres quittent en nous blessant. D’autres s’accrochent à nous et nous devons les pousser en dehors du bateau. D’autres ne voient pas leur Sauveur qui attend parce que le brouillard est apparu et qu’ils sont temporairement aveuglés.  Mais nous, les parents, devons savoir qu’il est là.  Lorsque nous les regardons enjamber le bord du bateau, nous devons nous rappeler qu’ils sont en train de marcher sur les eaux vers Jésus.  C’est lui qui leur fait signe de le suivre.

 

(à suivre…)

 

Rebecca Jones

Paru dans la revue Lumière sur mon sentier,

Vol. 3, No. 5, septembre 2008.

Traduit et utilisé avec permission,

Rebecca Jones “When Your Teen Walks on Water”,

www.cwipp.org/articles.asp?section=Rebecca&id=96084.

L’auteur est écrivaine, conférencière et mère de sept enfants.  Elle est membre du comité du Council on Biblical Manhood and Womanhood et secrétaire administrative de Christian Witness to a Pagan Planet.

 

 

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