À quoi nous servent la conception et la naissance de Jésus?
Source: Nasa.gov
À quoi nous servent
la conception et la naissance de Jésus?
Quel profit te r evient-il de la sainte conception
et de la naissance du Christ?
Qu’il est notre médiateur et que, par son innocence et sa parfaite sainteté, il couvre devant la face de Dieu mon péché dans lequel j’ai été conçu.
Ps. 32:1; 1 Cor. 1:30; Héb. 2:16-18.
— Catéchisme de Heidelberg, Q&R 36
Nous avons déjà parlé de la conception miraculeuse de Jésus et de sa naissance virginale. Il a été conçu du Saint-Esprit et il est né de la vierge Marie. Ce miracle est fondamental pour la foi chrétienne. Jésus n’est pas seulement né. Il a choisi de venir dans le monde pour faire le travail que son Père lui avait confié. Sa naissance et sa conception sont déjà le début de son travail sur terre.
“ Quel profit te revient-il de la sainte conception et de la naissance du Christ?” Voilà une question très personnelle qui nous rejoint de proche, comme on en trouve souvent dans le Catéchisme de Heidelberg. Les doctrines de la Bible ne sont pas étrangères à notre vie d’aujourd’hui. Elles sont là pour notre profit. Nous devrions toujours nous demander: Comment les grandes vérités de la Parole de Dieu s’appliquent-elles à moi? Quelle est leur utilité pour moi et pour mes enfants? Il est très bien de savoir que Jésus a été conçu du Saint-Esprit et qu’il est né de la vierge Marie. Je crois tout cela, je crois qu’il est vrai Dieu et vrai homme. Et puis après? Qu’est-ce que ça change à ma vie? Qu’est-ce que ça veut dire pour moi? La réponse à cette question est la suivante: “ Qu’il est notre médiateur et que, par son innocence et sa parfaite sainteté, il couvre devant la face de Dieu mon péché dans lequel j’ai été conçu.”
Jésus est notre Médiateur
À quoi la conception et la naissance de Jésus peuvent-elles bien nous servir? Essentiellement à deux choses: D’abord, cela lui a permis d’être notre Médiateur. Nous savons qu’un médiateur c’est quelqu’un qui peut nous aider à résoudre un conflit. Notre conflit le plus grave n’est pas familial, avec nos parents ou nos enfants, ni conjugal, avec notre époux ou notre épouse. Notre conflit le plus profond n’est pas non plus un conflit de travail, avec notre patron ou nos employés. Notre pire conflit est avec Dieu. Nous sommes en lutte acharnée contre Dieu. De là découlent toutes sortes d’autres conflits que nous vivons et que nous voyons autour de nous. Nous avons absolument besoin d’un médiateur entre Dieu et nous. Nous sommes par nature ennemis de Dieu, en révolte contre lui. Nous sommes incapables par nous-mêmes de régler ce conflit.
Souvenons-nous des qualités qu’un tel médiateur doit posséder. Il doit être vrai homme et parfaitement juste. En même temps, il doit être vrai Dieu et il doit être plus fort que toutes les créatures. Pourquoi ces deux qualités sont-elles essentielles? Pour qu’il puisse payer pour nos péchés. Puisque ce sont des humains qui ont péché, c’est un humain qui doit payer pour nos péchés. En même temps, il doit être tout-puissant, capable de supporter le poids de la colère de Dieu. Il faut qu’il soit Dieu pour pouvoir vaincre la mort. La conception de Jésus et sa naissance ont fait de lui notre Médiateur parfait.
Plusieurs refusent de croire à ce grand miracle. Des théologiens libéraux disent que Joseph était le père biologique de Jésus. Jésus était seulement un homme. Des pasteurs infidèles enseignent cette même fausseté. Quelles sont les conséquences d’une telle erreur? Jésus ne posséderait pas les qualités du Sauveur. Il serait vrai homme, mais ne serait pas vrai Dieu, et en tant que vrai homme, nécessairement il ne serait pas sans péché. Par conséquent, Jésus ne nous serait pas d’une grande utilité. Il serait seulement un bon exemple à suivre, mais ne pourrait jamais être notre parfait Sauveur. En réalité, sa conception et sa naissance miraculeuse sont absolument nécessaires à notre salut. Dieu a envoyé dans le monde le seul Médiateur qui puisse réellement nous aider, vrai Dieu et vrai homme parfaitement juste. Il nous faut alors tenir fermement la confession de foi selon laquelle nous déclarons que Jésus a été conçu du Saint-Esprit et qu’il est né de la vierge Marie.
Jésus a commencé son travail dès le début
À quoi nous servent encore la conception et la naissance miraculeuses de Jésus? La réponse de notre catéchisme élabore davantage: “ par son innocence et sa parfaite sainteté, il couvre devant la face de Dieu mon péché dans lequel j’ai été conçu” . Autrement dit, Jésus a commencé à travailler dès le début de sa vie sur terre. Il a commencé très jeune à entrer sur le marché du travail: dès sa conception! Ce n’est pas n’importe quel travail qu’il a entrepris. Il s’est attelé à travailler à notre salut! Quand on doit faire un travail exigeant, on se dit: “Je ne sais pas par où je vais commencer. Il y a tellement de choses à faire.” Jésus a-t-il eu besoin de se casser la tête? Non, il savait exactement par où commencer. Par où devait-il commencer son travail de salut?
Nous pensons souvent que son travail a commencé sur la croix ou durant son ministère public. Oui, c’est vrai, quand il est mort et ressuscité, il a accompli son oeuvre comme Sauveur. C’est là qu’il a complété son travail de réconciliation, mais il l’avait commencé bien avant, dès sa conception et sa naissance. Dans le ventre de Marie, il était déjà en action pour notre salut. Sa mort sur la croix constitue le sommet de son oeuvre. Notre salut est l’oeuvre d’une vie entière et la vie de notre Sauveur a commencé dès sa conception.
Savez-vous quand commence légalement la vie humaine, d’après la loi de notre pays? Elle commence au moment où le bébé est né, une fois qu’il est sorti du ventre de sa mère. Avant cela, il n’a aucune protection légale. On peut le tuer, on peut l’avorter sans craindre aucune poursuite criminelle. En mars 1991, la Cour suprême du Canada a rendu un jugement dans une affaire portant sur la mort d’un bébé sur le point de naître, dans laquelle une accusation de négligence était portée contre la sage-femme. Les juges ont alors statué que le foetus n’est pas une personne! Depuis ce jugement, tant que le bébé n’est pas complètement sorti de la maman, il n’est pas considéré comme une personne. Il serait seulement une partie de la mère, une protubérance, une masse impersonnelle… C’est très grave! Nous en sommes rendus là à cause de toute la pression et de toute la propagande en faveur de l’avortement. La Bible, quant à elle, nous dit que la vie commence dès la conception. Toute vie humaine commence à ce moment-là.
Mais il y a une autre réalité qui commence à la conception. Nous avons tous été conçus dans le péché. David l’a dit dans le Psaume 51:7: “ Je suis né dans la faute, et ma mère m’a conçu dans le péché.” Cela ne veut pas dire que la procréation ou la sexualité sont péché. Cela veut dire que nous sommes pécheurs dès notre conception. Le péché est transmis en quelque sorte de façon héréditaire, des parents aux enfants. Dans ce petit commencement invisible, imperceptible, il y a quelque chose de mauvais dans chacun d’entre nous. Notre vie commence là, mais notre vie de pécheur commence là, elle aussi. Neuf mois plus tard, nous naissons pécheurs et, toute notre vie, nous continuons de pécher.
Nous sommes certes conscients de plusieurs de nos péchés, mais reconnaissons-nous bien ce péché “héréditaire”? Nous attristons-nous de cette réalité? Le confessons-nous et l’avouons-nous au Seigneur, comme David l’a fait? Sommes-nous conscients que, dès notre commencement, nous sommes condamnables aux yeux de Dieu? À chaque fois qu’une femme annonce à son mari: “Je suis enceinte”, c’est une vie nouvelle créée à l’image de Dieu qui commence. Mais à chaque fois, c’est aussi un être pécheur qui commence et qui mérite la colère de Dieu! Dieu se dit: “Encore un pécheur qui sera incapable de me servir comme je désire!” Un pécheur corrompu, sans excuse, qui ne va pas servir Dieu comme il convient. Comme c’est désolant! La vie est une fontaine de péché, de mal et de mort!
Voyez-vous, c’est pour cela que Jésus devait commencer son travail de rédemption dès sa conception. Il a été conçu du Saint-Esprit. Il était saint dès le départ . Il a commencé là où nous commençons, dans le ventre de sa mère. C’est là, dès le début, qu’il a rompu avec le péché. Dès le début, il était en mesure de servir Dieu de façon parfaitement convenable. Dieu s’est réjoui de la conception et de la naissance de Jésus. Dieu n’était pas en colère contre lui. Notre vie nouvelle commence donc avec la conception de Jésus. “ Par son innocence et sa parfaite sainteté, il couvre devant la face de Dieu mon péché dans lequel j’ai été conçu.” Jésus a pris ma place dès le ventre de ma mère et il prend ma place jusqu’à ma tombe. Si Jésus avait été parachuté sur terre comme un adulte, sans passer par toutes les étapes de la vie humaine depuis la conception jusqu’à 30 ans, il n’aurait pas pu être mon Sauveur parfait. Il n’aurait pas pu me réconcilier avec Dieu et restaurer ma vie entière. Mais il a payé le plein paiement de ma conception et de ma naissance dans le péché. Il était là, à ma place, et il n’y a pas une étape de ma vie qui ne soit pas couverte et réconciliée par lui.
De grandes promesses pour nous et nos enfants
Cela veut dire que Jésus se tient à côté du berceau de tout bébé de parents croyants. Quand nous faisons baptiser nos enfants, ils sont baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Le baptême représente les riches promesses de Dieu pour nos enfants. Ces promesses sont dignes de foi dès le tout début de la vie de l’enfant. “Je promets de couvrir et pardonner ses péchés et de lui donner une place avec moi dans la famille de mon Père.” C’est la raison pour laquelle nous pouvons en toute confiance les élever et les éduquer selon le Seigneur (Éph. 6:4). Quand nous faisons baptiser nos enfants, nous confessons qu’ils sont conçus et nés dans le péché. Ils ont besoin d’être lavés par le sang de Jésus. En même temps, nous confessons qu’ils sont appelés “saints” (1 Cor. 7:14), mis à part en Jésus-Christ pour servir Dieu. Nous et nos enfants, nous sommes pécheurs dès notre conception. Mais nous avons, nous et nos enfants, la promesse du pardon et de la vie nouvelle. Ces promesses doivent être saisies par la foi, aussi bien par les parents que par les enfants en grandissant. C’est ainsi que les enfants pourront vivre et grandir dans la joie du Seigneur. Jésus commence son travail là où la misère commence. Il renouvelle notre vie entière. De cette manière, nous pouvons vivre à son service, du début à la fin de notre vie. Nous pouvons dire comme David: “ Sur toi, j’ai été jeté dès les entrailles maternelles, dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu. Ne t’éloigne pas de moi quand la détresse est proche, quand personne ne vient à mon secours.” (Ps. 22:11-12). Ou encore: “ Ma confiance est en toi dès ma jeunesse. Dès le ventre de ma mère, je m’appuie sur toi; c’est toi qui m’as fait sortir du sein maternel; tu es sans cesse l’objet de ma louange… Ne me rejette pas au temps de la vieillesse; quand mes forces défaillent, ne m’abandonne pas!” (Ps. 71:5-9).
Paulin Bédard, pasteur
Paru dans la revue Lumière sur mon sentier
Vol. 4, No. 5, septembre 2009.

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