Notre justification par la foi seule
Mercredi, 20 avril 2011
Source: Creative Commons, Flickr, Éric Bégin
NOTRE JUSTIFICATION PAR LA FOI SEULE
Nous croyons que, pour obtenir la vraie connaissance de ce grand mystère, le Saint-Esprit fait naître dans nos coeurs une vraie foi1. Cette foi embrasse Jésus-Christ avec tous ses mérites, le fait nôtre et ne cherche plus rien en dehors de lui2. Car ou bien ce qui est requis pour notre salut n’est pas tout en Jésus-Christ, ou bien, si tout y est, celui qui a Jésus-Christ par la foi possède tout son salut3. Dire que Christ ne suffit pas, mais qu’il faut autre chose en plus est donc un blasphème énorme contre Dieu, car cela voudrait dire que Jésus-Christ ne serait qu’un demi-Sauveur. C’est pourquoi, nous disons à juste titre avec l’apôtre Paul que nous sommes justifiés par la foi seule, ou par la foi sans les oeuvres4. Cependant, nous ne voulons pas dire que c’est la foi elle-même qui nous justifie5, car elle n’est que l’instrument par lequel nous embrassons Christ notre justice. Jésus-Christ nous accorde tous ses mérites ainsi que toutes les oeuvres saintes qu’il a faites pour nous et en notre nom6. Il est ainsi devenu notre justice. La foi est l’instrument qui nous garde en lui, dans la communion de tous ses biens. Lorsque ces biens deviennent nôtres, ils sont plus que suffisants pour le pardon de tous nos péchés.
1. Ps. 51:12-13; Jean 16:14; 1 Cor. 2:12; Éph. 1:17-18; Éph. 3:16-17 1 Thess. 1:5-6.
2. Jér. 23:6; Jér. 31:10; Jean 14:6; Ac. 4:12; 1 Cor. 1:30; 1 Cor. 2:2; Gal. 2:21.
3. Ps. 32:1; Matt. 1:21; Luc 1:77; Ac. 13:38; Rom. 8:1,33.
4. Rom. 3:20,24,27-28; Rom. 4:2-5; Rom. 10:4-11; Gal. 2:16; Phil. 3:9; Tite 3:5; 2 Tim. 1:9; Héb. 7:19.
5. 1 Cor. 4:7.
6. Jér. 23:6; Matt. 20:28; Rom. 8:33; 1 Cor. 1:30; 2 Cor. 5:21; 1 Jean 4:10.
— Confession de foi des Pays-Bas, article 22
Comment des pécheurs peuvent-ils être reconnus justes et acceptables aux yeux d’un Dieu juste? C’est la grande question qui tourmentait Martin Luther au plus profond de son être. Luther s’efforçait de faire pénitence et d’accomplir des bonnes oeuvres, mais en vain. Il savait très bien qu’il était pécheur et il était terrifié devant la justice de Dieu qui le condamnait éternellement. C’est en lisant l’épître aux Romains que la lumière de l’Évangile s’est mise à briller dans son coeur. Le lourd fardeau est enfin tombé de ses épaules. Saisi d’une grande joie, il comprit que la justice de Dieu en Jésus-Christ est un don gratuit de Dieu que les pécheurs reçoivent par la foi.




