Pages

Catégories

Statistique

 

 

La lettre à l’Église de Smyrne

Source: Creative Commons, Flickr, Mary

 

APOCALYPSE 2:8-11

 

LA LETTRE À L’ÉGLISE DE SMYRNE

 

Thème: Jésus s’adresse à une Église qui souffre et l’encourage à demeurer fidèle.

 

1. Destinataires (2:8a)

2. Description de Jésus (2:8b)

3. Éloges (2:9)

4. Encouragement (2:10a)

5. Exhortation (2:11a)

6. Promesse (2:10b,11b)

 

1. Destinataires (2:8a)

 

La ville de Smyrne: Située à environ 64 kilomètres au nord d’Éphèse au fond d’une baie de la mer Égée, Smyrne était une ville prospère rivale d’Éphèse. Elle se trouvait sur la principale route commerciale vers l’intérieur. Smyrne était également une belle ville, construite contre le flanc d’une colline qui donnait vers la mer et qui était très pittoresque. Les temples et les édifices publics étaient construits au sommet de la colline. On l’appelait “la beauté de l’Asie”, “la couronne de Smyrne”. La ville était réputée pour sa loyauté envers l’Empire romain, démontrée par un temple pour la déesse Rome et par un autre temple pour l’empereur et le sénat. Plusieurs juifs, attirés par les affaires et le commerce de cette ville, se sont établis à Smyrne après la destruction de Jérusalem en 70 après J.-C. Ils ont obtenu la liberté religieuse et l’exemption du service militaire en se conformant à la demande de mettre une statue de l’empereur à l’entrée de leur synagogue. Rome était amicale, mais les juifs de Smyrne étaient hostiles à la population chrétienne.

 

L’Église à Smyrne: Nous n’avons aucun renseignement sur l’établissement de cette Église ni sur son développement. Il est possible que Paul l’ait fondée, car Actes 19:10 nous dit que son ministère de prédication dans la région d’Asie Mineure “dura deux ans, de sorte que tous ceux qui habitaient l’Asie, Juifs et Grecs, entendirent la parole du Seigneur”. L’absence de toute parole de reproche dans cette lettre montre que cette Église était fidèle au Seigneur. L’histoire nous apprend que Polycarpe, disciple de l’apôtre Jean, a été évêque de Smyrne pendant une longue période de temps et qu’il a été finalement brûlé au bûcher vers 155 après J.-C. Il est possible qu’il ait reçu et lu cette lettre à l’Église de Smyrne (ou même qu’il ait été “l’ange” de l’Église à qui la lettre a été adressée).

 

2. Description de Jésus (2:8b)

 

Jésus se présente à l’Église de Smyrne dans toute sa majesté, comme il le fait pour les autres Églises. La description qu’il donne de lui-même provient de la vision initiale révélée à Jean au chapitre 1 (voir 1:17-18). Jésus déclare qu’il est “le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est revenu à la vie”. Cette description est tout à fait appropriée à la situation de l’Église de Smyrne et s’harmonise parfaitement avec le message de la lettre.

 

Quel réconfort la description que Jésus donne de lui-même offre-t-elle à son Église qui souffre?

 

Jésus annonce qu’il détermine le cours de l’histoire. Il est là au début et à la fin de l’histoire de l’Église et du monde. Il est souverain sur l’histoire. Il est le seul à posséder l’éternité. Voilà un grand réconfort pour une Église qui souffre sous la persécution. Les difficultés économiques dont souffraient les chrétiens de Smyrne à cause des mauvais traitement que les Juifs leur faisaient subir n’étaient pas en dehors du contrôle du Seigneur. Celui qui est le premier et le dernier conduit l’histoire vers son but. Il se sert même des ennemis de son Église pour faire avancer son plan.

 

Jésus se présente aussi à eux comme étant “celui qui était mort et qui est revenu à la vie”. Il fait valoir son obéissance messianique par laquelle il a remporté la victoire sur la mort. Cette introduction est déjà un grand encouragement pour l’Église. Celui qui a conquis la mort et qui est revenu à la vie est parfaitement en mesure d’encourager ceux qui souffrent et qui sont persécutés. Il est en mesure de leur dire: “Sois fidèle jusqu’à la mort”.

 

3. Éloges (2:9)

 

Jésus aborde immédiatement le sujet qui préoccupait le coeur et la pensée des membres de l’Église, c’est-à-dire leur souffrance. S’ils avaient déjà pu penser que le Seigneur ne remarquait pas, ils ont maintenant l’assurance qu’il est parfaitement au courant de leurs difficultés. Comme ses paroles l’indiquent, il sait qu’il sont affligés et qu’ils souffrent d’une pauvreté extrême à cause de son nom. “Je connais ta tribulation et ta pauvreté… et les calomnies de ceux qui se disent Juifs et qui ne le sont pas.”

 

Quelles étaient les épreuves de ces chrétiens d’Asie Mineure? Les Juifs de Smyrne proféraient des “calomnies” contre ces chrétiens, ce qui leur causait des tribulations et des souffrances, incluant des difficultés économiques. Comment étaient-ils persécutés? Nous ne savons pas exactement, mais nous pouvons nous en faire une idée. Les chrétiens ont d’abord profité d’une certaine protection dans l’Empire romain parce qu’ils étaient associés au judaïsme qui était toléré par Rome. Les Juifs n’étaient pas obligés d’adorer César. Ils pouvaient honorer les empereurs non comme des dieux, mais comme des dirigeants. Après la persécution sous Néron, les chrétiens sont toutefois devenus suspects. Les nouvelles religions n’étaient pas acceptées dans l’empire. Par ailleurs, les juifs pouvaient être irrités et jaloux de voir des gens, juifs, prosélytes ou craignant Dieu, membres de leurs synagogues ou païens, se convertir au christianisme. On peut penser que, par désir de vengeance, ils étaient heureux de faire savoir aux autorités romaines que les chrétiens n’étaient pas une faction juive, mais une religion nouvelle différente d’eux. Les Juifs voyaient le christianisme comme une religion qui rejetait la loi de Moïse et qui blasphémait en adorant un criminel crucifié. Plusieurs passages du Nouveau Testament et d’autres sources extra-bibliques nous font savoir que les Juifs étaient tout à fait à l’aise de s’allier aux païens et aux autorités romaines pour opprimer les chrétiens. Ils soulevaient des foules contre eux, les traînaient en justice, les accusaient faussement de causer du désordre, etc. (Actes 13:45,50; 14:2-7; 17:5-9; 1 Thessaloniciens 2:14-16). En plus, comme la ville de Smyrne était réputée pour sa grande loyauté envers Rome et la religion romaine, ses habitants pouvaient avoir moins de patience avec des chrétiens qui refusaient de rendre hommage à la divinité de l’empereur.

 

Le culte impérial touchait pratiquement tous les aspects de la vie de cette ville. Ceux qui aspiraient à la prospérité économique et qui désiraient obtenir une reconnaissance sociale étaient obligés de participer dans une certaine mesure au culte romain. Ils devaient sacrifier à l’empereur à diverses occasions. La pression exercée sur les chrétiens a augmenté durant le règne de Domitien (81-96). Ceux qui refusaient de participer étaient vus comme déloyaux et devaient être arrêtés et punis (exil, peine de mort). Les vrais chrétiens ne pouvaient toutefois jamais appeler “Seigneur” quelqu’un d’autre que Jésus.

 

Les armes utilisées contre les chrétiens de Smyrne sont-elles encore utilisées aujourd’hui?

 

Ces chrétiens de Smyrne étaient donc pauvres en biens terrestres. Sans doute le fait d’être chrétiens et de confesser ouvertement leur allégeance au Seigneur Jésus les a placés dans une situation économique plus difficile. Les calomnies des Juifs pouvait amener les autorités romaines à prendre des mesures économiques contre les chrétiens (ex.: les exclure de certains réseaux de commerces, les expulser des guildes commerciales). Le Seigneur leur rappelle leur condition non pour qu’ils s’apitoient sur leur sort, mais pour les encourager. Il leur dit: “Je connais ta pauvreté, et pourtant tu es riche.” Il ne leur dit pas seulement: “Console-toi, aujourd’hui tu es pauvre, un jour tu deviendras riche”. Non! Tu es riche dès aujourd’hui!

 

Pourquoi les croyants peuvent-ils être appelés riches en dépit de leur pauvreté?

 

Ils sont déjà en possession des plus grandes richesses: la Parole de Dieu, l’Évangile, le pardon de leurs péchés, la vie éternelle, le Saint-Esprit, leur appartenance à Jésus-Christ, celui qui est “le Souverain des rois de la terre, celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, et qui a fait de nous un royaume”! (1:5-6). Ceux qui reconnaissent être en possession de telles richesses accepteront plus facilement d’être injustement dépossédés de leurs biens terrestres. “Vous avez accepté avec joie qu’on vous arrache vos biens, sachant que vous aviez des possessions meilleures et permanentes.” (Hébreux 10:34).

 

Le fait que les juifs soient mentionnés de façon spécifique montre qu’ils étaient les principaux instigateurs de la haine contre les chrétiens. Leur péché est appelé “calomnie”, ce qui indique qu’ils ne se sont pas seulement opposés aux hommes, mais aussi au Seigneur par leurs mensonges et leurs calomnie au sujet du Christ et des chrétiens. Leur prétention d’être juifs, c’est-à-dire “des gens qui louent Dieu” d’après la signification originale du mot “juif”, est fausse. Ils sont tout le contraire: une synagogue de Satan, le plus grand adversaire du Seigneur (voir Romains 2:28-29). L’attaque des Juifs contre l’Église à Smyrne est ironique, car cela montrait qu’ils étaient non seulement des faux juifs, mais même une “synagogue de Satan”. Par conséquent, l’Église était le vrai Israël, le véritable peuple de Dieu qui louait et adorait véritablement Dieu. Il est bien difficile de comprendre les chrétiens qui disent aujourd’hui que les juifs sont encore le peuple de Dieu. Ceux qui rejettent le Sauveur et qui persécutent les vrais croyants, Dieu les appelle “synagogue de Satan”. Ils ne sont plus son peuple.

 

Que signifient les noms “Satan” et “diable” et que nous enseignent-ils au sujet de la personne et de l’oeuvre de Satan?

 

Satan signifie adversaire; diable signifie accusateur, calomniateur. Les fausses accusations contre les chrétiens révèlent que les juifs, adversaires des chrétiens, sont du côté de Satan, l’adversaire, qui est le diable, le faux accusateur.

 

4. Encouragement (2:10a)

 

Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici que le diable va jeter quelques-uns d’entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés…” L’Église à Smyrne est exhortée à ne pas craindre une telle persécution, même si cela peut aller jusqu’à l’emprisonnement et la peine de mort. Dans l’Empire romain, l’emprisonnement était parfois une détention temporaire, mais c’était souvent l’étape préalable au procès et à l’exécution. La fin du verset 10 ne laisse pas de doute quant à la nature de l’épreuve devant eux: “Sois fidèle jusqu’à la mort.” Les chrétiens devaient être prêts même à affronter la peine capitale. Jésus ne dit pas qu’il n’y a rien à craindre, il dit que son Église ne devrait pas craindre les choses qui sont en elles-mêmes effrayantes. De nouvelles persécutions importantes sont gardées en réserve pour eux.

 

Pourquoi les croyants n’ont-il pas à craindre?

 

Ils n’ont pas à craindre l’épreuve imminente, car leur vie est entre les mains de Celui qui est le premier et le dernier. Ils n’ont pas à craindre la mort, car ils appartiennent à Celui qui a expérimenté lui-même la persécution jusqu’à la mort et qui a vaincu la mort par sa résurrection. J’étais mort et je suis revenu à la vie. Par conséquent, “ne crains pas”. Les expressions “le premier et le dernier” et “ne crains pas” viennent toutes les deux du livre d’Ésaïe et sont maintenant appliquées à Jésus-Christ et à son Église. L’Église accomplit le rôle qu’Ésaïe avait prophétisé au sujet d’Israël. L’Église est le vrai Israël, contrairement aux juifs incrédules qui sont une “synagogue de Satan”. Ils n’ont donc pas à craindre l’opposition des juifs, car ce sont eux le véritable Israël de Dieu. Ils n’ont pas non plus à craindre les autorités romaines, Jésus est Seigneur au-dessus de César. Ils n’ont même pas à craindre les attaques de Satan, car Jésus l’a vaincu. C’est lui l’instigateur de ces difficultés. Le diable voudrait bien que l’Église accepte des compromis face à la persécution. C’est une façon pour eux d’être éprouvés.

 

Quelle est la différence entre les épreuves et les tentations?

 

Le Nouveau Testament grec utilise le même mot pour les deux notions, ce qui nous enseigne qu’un test peut devenir une tentation (voir Jacques 1:2,12-15). Comment cela est-il possible? Dieu nous envoie des épreuves dans le but de nous fortifier et le diable envoie des tentations dans le but de nous perdre. Les croyants ne doivent pas craindre, car le mal que le diable a l’intention de commettre dans le but de les détourner de Dieu est utilisé par Dieu pour le bien, dans le but de les rendre forts en lui (voir 1 Pierre 1:6-7).

 

Si Dieu n’épargne pas des souffrances à son Église, cela veut-il dire que Satan peut faire ce qu’il veut? Certainement pas! La Bible nous assure que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu et que Dieu a appelés selon son plan (Romains 8:28). Cela inclut le mal que Satan cherche à commettre. Même les manigances du diable sont permises par Dieu et demeurent sous son contrôle (voir l’exemple de Job qui a beaucoup souffert, mais c’est Dieu lui-même, avant même ces souffrances, qui avait permis au diable de lui faire du mal, et Dieu s’en est servi pour montrer qu’il était puissant pour donner la persévérance à son serviteur Job).

 

Une autre raison de ne pas craindre, c’est que la persécution ne durera pas sans fin. “Vous aurez une tribulation de dix jours.” Dix jours est peut-être à prendre littéralement, mais c’est possiblement le symbole d’une période complète et bien définie, établie par Dieu, après laquelle le diable ne peut rien. Sa durée précise ne nous est pas connue. Mais puisque Jésus parle de “jours” et non d’années, cela exprime l’idée que, même si cela représente une bonne période de temps, elle ne sera pas sans fin. Il y a une limite qui permettra aux fidèles de ne pas être mis à trop rude épreuve dans leurs afflictions. Nous avons en fait ici une allusion à Daniel 1:12-15 où Daniel dit à l’intendant qui devait préparer les jeunes hommes choisis pour servir le roi: “Éprouve donc tes serviteurs pendant dix jours, et qu’on nous donne des légumes à manger et de l’eau à boire.” Daniel et ses compagnons subissaient une grande pression. Ils auraient pu être tentés de s’associer à la religion païenne en mangeant la nourriture du roi. Mais ils ont refusé, car cette nourriture était consacrée aux idoles et en manger symbolisait qu’on accordait toute sa loyauté au roi. Ces quatre jeunes ne voulaient pas faire une telle chose. Ils étaient résolus de n’accepter aucun compromis pour éviter de participer à l’idolâtrie de Babylone. Ils étaient prêts à manger moins bien et à souffrir pour leur Dieu, confiants que Dieu les soutiendrait d’une manière ou d’une autre. De même, dans la persécution, les chrétiens de Smyrne devaient être résolus à demeurer fidèles au Seigneur, sans accepter de compromis. Ils subissaient probablement la pression de reconnaître César comme seigneur et d’honorer les idoles dans des repas consacrés aux dieux romains, mais ils avaient comme modèle de persévérance Daniel et ses trois amis. Cette épreuve temporaire mais sévère fait partie de la longue période de tribulation dans laquelle l’Église chrétienne est impliquée jusqu’au retour en gloire de notre Seigneur. Encore aujourd’hui, nous faisons face à toutes sortes de tentations qui risquent de nous éloigner de l’adoration du seul Seigneur. Nous pouvons toutefois être encouragés par le fait que les épreuves sont seulement pour un peu de temps. “Vous tressaillez d’allégresse (à cause du salut à venir), quoique vous soyez maintenant, pour un peu de temps, puisqu’il le faut, affligés par diverses épreuves, afin que votre foi soit éprouvée…” (1 Pierre 1:6).

 

Que signifie être fidèle?

 

Être fidèle jusqu’à la mort signifie plus qu’être loyal jusqu’au moment où l’on meurt. Cela signifie être loyal même si notre fidélité nous coûte la mort. Polycarpe est un exemple de cette fidélité ainsi que du réconfort et du courage sans crainte que le Seigneur accorde à ses serviteurs loyaux. Polycarpe était évêque de l’Église de Smyrne vers la moitié du deuxième siècle. Le gouverneur romain lui avait donné l’ordre de reconnaître publiquement que “César est Seigneur” et de renoncer ainsi à Jésus-Christ. Polycarpe a répondu: “Je l’ai servi pendant 86 ans et il ne m’a jamais fait de mal; comment pourrais-je alors blasphémer mon Roi et mon Sauveur?” Lorsqu’il a été menacé par les bêtes sauvages et par le feu, il a répliqué: “Tu me menaces d’un feu qui brûle pendant une heure et qui s’éteint peu après. Mais tu ignores le feu du jugement à venir et du châtiment éternel qui est réservé aux impies. Mais pourquoi tardes-tu? Fais ce que tu veux.” Polycarpe a été brûlé dans l’arène. Certains ont suggéré que Polycarpe avait été parmi les premiers à recevoir et à lire cette lettre destinée à l’Église de Smyrne, car il en est devenu évêque en l’an 115. Cette lettre l’a sans doute particulièrement encouragé.

 

5. Exhortation (2:11a)

 

Pour la deuxième exhortation, voir 2:7.

 

6. Promesses (2:10b,11b)

 

Autrefois, à Babylone, l’intendant éprouva les quatre jeunes gens pendant dix jours. “Au bout de dix jours, ils avaient meilleure mine et plus d’embonpoint que tous les jeunes gens qui mangeaient les mets du roi.” (Daniel 1:15). Dieu accorda à ces quatre jeunes gens de la science, du discernement et de la sagesse au milieu d’une culture païenne opposée à Dieu. De même, les chrétiens de Smyrne devaient être soutenus, eux aussi, par leur Seigneur, au moyen des promesses admirables qui leur ont été faites. Jésus leur a promis ceci: “Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie.” Cette couronne représente la vie éternelle dans toute sa gloire. Jésus promet au chrétien qu’il “ne sera point touché par la seconde mort” s’il est vainqueur, s’il obtient la victoire dans la persécution, face à la tentation d’abandonner le Seigneur.

 

Quelle est la différence entre la première mort et la seconde mort?

 

L’apôtre Jean nous explique plus loin la signification de cette seconde mort (20:11-15; 21:8). Les chrétiens menacés de mort à Smyrne n’avaient pas à craindre la seconde mort, la mort éternelle, séparés de Dieu dans les terribles ténèbres du dehors. Leur défaite dans la mort aux mains de la couronne romaine signifiait leur victoire dans la vie et l’héritage d’une couronne de vie éternelle. Cette couronne représente l’honneur de participer à la victoire de Jésus-Christ et à son règne éternel. Quelle couronne glorieuse!

 

Cette victoire peut sembler ironique à vues humaines. La pire défaite terrestre qu’est la mort par exécution pénale est en réalité pour le chrétien fidèle à son Seigneur la victoire céleste et la vie éternelle. Voilà une façon bien étrange de vaincre! Mais c’est ainsi que Jésus lui-même a obtenu la victoire! Ne pas être touché par la seconde mort signifie ne pas subir la condamnation au jugement dernier. Même si les vainqueurs peuvent être mis à mort et ainsi subir la première mort, ils ne seront pas atteints par la seconde mort, la punition éternelle en enfer (voir 20:14). Jésus a souffert cette mort pour eux (voir 2:8).

 

Le diable a reçu le pouvoir de mettre les fidèles en prison et de les tuer. Son pouvoir est cependant limité, car il a lui-même été mis dans une prison spirituelle, ce qui l’empêche d’avoir le pouvoir de les faire passer par la seconde mort et de leur ôter la vie éternelle. La résurrection de Jésus lui a donné le pouvoir sur la mort et sur le séjour des morts (1:18). Cela lui permet de tenir bien attaché le prince de la mort et de protéger son peuple contre tout mal ultime. Voilà pourquoi nous n’avons rien à craindre!

 

Quel grand encouragement l’apôtre Paul nous donne-t-il en Romains 8:31-39?

 

Paulin Bédard, pasteur


Commentaires fermés

haut