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La lettre à l’Église de Sardes

Source: Creative Commons, Flickr, Mary

 

APOCALYPSE 3:1-6

 

LA LETTRE À L’ÉGLISE DE SARDES

 

Thème: Jésus s’adresse à une Église qui est presque morte et l’exhorte à se secouer de sa léthargie.

 

1. Destinataires (3:1a)

2. Description de Jésus (3:1b)

3. Verdict (3:1b,2b)

4. Exhortations et avertissement (3:2-3)

5. Promesse (3:4-5)

6. Exhortation (3:6)

 

1. Destinataires (3:1a)

 

La ville de Sardes: Construite en 1200 av. J.-C., Sardes était l’une des plus vieilles villes d’Asie Mineure. C’était la fière capitale de la Lydie et la résidence des rois lydiens dont le nom Crésus devint proverbial à cause de ses fabuleuses richesses. La ville était située sur une colline très escarpée et on pouvait y entrer seulement d’un côté, sur une bande très étroite facile à fortifier. On l’appelait donc l’imprenable. La prospérité et l’inaccessibilité de cette ville rendaient ses habitants arrogants, satisfaits d’eux-mêmes et très confiants en eux-mêmes. Trop confiants, malheureusement! Deux fois, la ville a été prise par surprise, une fois par Cyrus (549) qui détrôna le roi Crésus; une autre fois par Antiochus le Grand (218), à cause du manque de vigilance de ses habitants. Le seul petit point faible non gardé était tout ce dont les ennemis avaient besoin pour grimper dans la colline pendant la nuit et venir frapper par surprise cette ville arrogante. En 17 après J.-C., la ville fut partiellement détruite par un tremblement de terre. Encore une fois, ses habitants orgueilleux ont vu la destruction soudaine et inattendue venir comme un voleur dans la nuit. La ville fut ensuite reconstruite avec l’aide de l’empereur Tibère. Elle a été complètement détruite par les Mongols en 1402.

 

Même si, au moment où cette lettre fut reçue, Sardes avait perdu beaucoup de son ancienne gloire, c’était encore une ville prospère. On faisait l’extraction minière de l’or le long des rives de la rivière qui coulait dans la vallée derrière la ville. L’élevage des moutons fournissait la laine à une industrie de vêtements prospère. Les vignobles sur les pentes de la colline produisaient des raisins utilisés dans l’élaboration d’un vin réputé.

 

L’Église à Sardes: Nous ne savons pas qui a établi l’Église de Sardes. La lettre adressée à cette Église ne contient aucun éloge pour cette Église. Comme nous le voyons dans cette lettre, l’Église n’a pas été épargnée du problème de complaisance. Tout comme la ville de Sardes, l’Église semblait sûre d’elle-même.

 

2. La description que Jésus donne de lui-même (3:1b)

 

Jésus se présente comme étant “celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles”.

 

Que nous enseigne le fait que Jésus a “les sept esprits de Dieu et les sept étoiles”?

 

Il se révèle ainsi comme le Seigneur “qui tue et qui procure la vie”. Les sept esprits de Dieu représentent le Saint-Esprit capable de redonner vie à une Église morte ou mourante. Ces sept esprits brûlent sur les sept chandeliers. L’Esprit de Dieu donne aux sept Églises la capacité de briller comme des lumières dans le monde obscur de l’incrédulité. Le Seigneur accomplit cela par le biais des sept étoiles qu’il tient dans sa main droite et qui sont des messagers sous son autorité. Le Seigneur accorde à son Église tout ce dont elle a besoin pour sa foi et sa vie par le service de ses messagers à qui il a confié la proclamation de la Parole (voir 1 Samuel 2:6). Cette description de Jésus annonce donc à l’Église que la puissance qui permet à l’Église d’être témoin vivant dans le monde provient d’une source surnaturelle. Ce message est tout à fait approprié pour cette Église qui est la plus léthargique des sept Églises et qui est presque morte spirituellement. Cette Église a besoin de la plénitude de l’Esprit qui a ressuscité Jésus d’entre les morts, qui est puissant pour donner la vie et qui est capable de redonner vie à cette Église aux prises avec sa torpeur spirituelle.

 

3. Le verdict de Jésus sur son Église (3:1b,2b)

 

Je connais tes oeuvres: tu as le renom d’être vivant, mais tu es mort.” (litt.: “tu as le nom…”). Apparemment, l’Église de Sardes avait une excellente réputation parmi ses Églises soeurs, mais elle ne méritait pas cette réputation. Il semble qu’elle était une Église bien organisée, qui n’était pas troublée par des perturbateurs juifs ou des persécuteurs païens et qui n’était pas dérangée par des faux enseignants et des hérétiques, contrairement aux Églises précédentes. L’Église de Sardes était très paisible, mais c’était la paix du cimetière!

 

Le Seigneur ne juge pas selon les apparences extérieures, mais il “regarde au coeur” (1 Samuel 16:7). Son verdict contre l’Église à Sardes est le plus grave qui puisse être prononcé contre une Église. Il est exprimé dans les termes les plus forts qui puissent être dans le but de dégager l’Église de sa propre complaisance qui l’a conduit au bord de la mort spirituelle.

 

La raison de ce verdict tranchant est donnée par le Seigneur au verset 2b qui se lit littéralement: “car je n’ai pas trouvé tes oeuvres remplies devant mon Dieu”. L’Église n’est pas réprimandée pour ne pas être devenue parfaite et sans péché, mais parce qu’elle a produit des oeuvres qui étaient comme des coquilles vides.

 

Quelles sont les différences entre des oeuvres vides et des bonnes oeuvres?

 

Le Catéchisme de Heidelberg dit ceci à la question et réponse 91: “Mais quelles sont ces oeuvres bonnes? Ce sont seulement celles qui procèdent d’une vraie foi et sont accomplies selon la loi et pour la gloire de Dieu; et non pas celles qui sont fondées sur nos propres opinions ou sur des préceptes humains.”

 

Dans l’Église de Sardes, on retrouvait une forme de piété, mais sa puissance était absente, c’est-à-dire la vraie foi et l’amour ardent. Ces supposés chrétiens de Sardes vivaient d’une telle manière qu’on pouvait se demander s’ils avaient la vraie foi en Jésus-Christ. À la lumière du verset 4, nous pouvons conclure que l’amour du monde et des choses de ce monde avaient pris la place de l’amour pour Dieu (voir 1 Jean 2:15). Le résultat était la présence d’une forme religieuse sans contenu, des cérémonies, des coutumes, des traditions, alors qu’il manquait l’essentiel. La foi vivante, l’espérance vivante, l’amour authentique et sincère n’étaient plus là. Aux yeux des hommes, l’Église de Sardes pouvait sembler très belle, mais “devant mon Dieu”, ses oeuvres n’étaient pas remplies, elles étaient vides. Cette Église était presque morte. À Pergame et à Thyatire, une petite proportion de l’Église était tombée dans la tentation de suivre le monde. À Sardes, c’est pratiquement toute l’Église qui a souillé ses vêtements avec le monde. Au lieu d’être un chandelier qui porte fidèlement la lumière du Christ dans le monde, elle était en train de se conformer au monde et de perdre presque totalement sa lumière. Elle était possiblement soumise aux mêmes pressions de la culture païenne que les Églises déjà vues. Elle n’était plus témoin fidèle de Jésus-Christ dans le monde et au milieu de la culture païenne de son temps.

 

Comment empêcher une Église de tomber dans le piège de la léthargie spirituelle?

 

4. Exhortations et avertissement (3:2-3)

 

Aussi longtemps que l’Église demeure inconsciente de sa condition déplorable, il n’y aura pas d’amélioration possible. Ils sont donc appelés à se réveiller. “Sois vigilant et affermis le reste qui allait mourir.” (voir Éphésiens 5:14). “Le reste”, c’est ce qui reste de la vraie vie spirituelle et qui est sur le point de mourir. Le verdict sévère du verset 1 (“tu es mort”) était donc une hyperbole, une exagération qui avait pour but de souligner l’état spirituel très précaire de cette Église et le danger imminent de sa mort complète. Le petit reste encore vivotant doit être fortifié avant qu’il soit trop tard. Debout! Réveille-toi! Sois vigilant! Voilà un appel adressé à une Église en pleine léthargie spirituelle. “Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ resplendira sur toi.” (Éphésiens 5:14). Voilà l’exhortation dont cette Église avait besoin pour vivre à nouveau sa vocation d’être lumière du monde.

 

Pour ce faire, l’Église a besoin de se rappeler comment elle a reçu et entendu l’Évangile au moment de sa conversion. “Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu (la Parole), garde-la et repens-toi.”

 

Pourquoi est-il important de se souvenir de la façon dont nous avons reçu l’Évangile?

 

Ils avaient reçu l’Évangile avec ardeur et sincérité. Ce qu’ils ont entendu et reçu de la Parole de Dieu doit être gardé et préservé comme au début. L’Église devait donc revenir au Seigneur en se repentant véritablement de son amour du monde et de sa léthargie spirituelle et en revenant à une vie d’obéissance à l’Évangile comme au début.

 

L’Église ne reçoit pas seulement le conseil d’obéir à cette exhortation, elle est tenue de le faire. S’il n’y a pas de conversion, son sort sera comme celui de la ville prise par surprise: “Si tu ne veilles pas, je viendra comme un voleur et tu ne sauras point à quelle heure je viendrai te surprendre.” La surprise ne viendra pas d’une armée étrangère, perse ou grecque, ni d’un tremblement de terre soudain, mais c’est le Seigneur lui-même qui viendra avec la puissance dévastatrice de ses sept esprits qui sont à sa disposition.

 

L’avertissement de Jésus annonce-t-il son retour final ou un autre genre de venue?

 

Cette image du voleur qui surprend soudainement est une reprise de la parabole du voleur en Matthieu 24:42-44, mais pourrait très bien s’appliquer à une “venue” conditionnelle du Seigneur à un moment donné dans l’histoire de cette Église, plutôt qu’à la venue finale du Seigneur lors de son retour en gloire. Apocalypse 16:15 présente un argument important en faveur de la possibilité que cette venue soit le retour glorieux de Jésus: “Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et garde ses vêtements…” (lors du rassemblement pour le combat du grand jour de Dieu). De plus, l’image du voleur est utilisée en Matthieu 24:42-44; 1 Thessaloniciens 5:2 et 2 Pierre 3:10 pour nous exhorter à être prêts au jour de ce retour glorieux. Sauf qu’ici, en Apocalypse 3:3, cette image est utilisée au conditionnel: “Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur…” Il semble donc que Jésus leur annonce une visite historique avant son retour final qui conclura l’histoire. Cette venue dans l’histoire est toutefois reliée à sa venue finale, elle fait partie du même processus de la venue de Jésus commencé à sa résurrection et qui se terminera lors de son retour glorieux. L’ambiguïté peut avoir été intentionnelle et souligne l’imminence de cette venue afin de communiquer à l’Église qu’il est urgent d’agir pour résoudre ses problèmes. S’ils ne se repentent pas et ne deviennent pas vigilants, la venue du Seigneur les prendra par surprise, tout comme l’attaque de Cyrus en 549.

 

Quelle devrait être notre attitude à la pensée que Jésus viendra comme un voleur?

 

5. Promesse (3:4-5)

 

Même si l’Église méritait cette réprimande, il y avait des exceptions. Certains membres sont demeurés fidèles et se sont “gardés des souillures du monde” (Jacques 1:27). “Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements.” La souillure des vêtements pourrait être une allusion à la pratique de l’idolâtrie dans une culture païenne, comme l’idolâtrie qui menaçait les Églises de Pergame et de Thyatire. Mais à Sardes, “quelques hommes” (“oliga onomata”: “peu de noms”) n’ont pas succombé à cette tentation; ils n’ont pas été salis par cette pollution et sont demeurés propres. Ils n’avaient pas un grand nom, une grande réputation, ils étaient “peu de noms”. Mais le Seigneur les connaît par leur nom; il sait exactement qui ils sont; il ne les oubliera pas, ils lui appartiennent. Ils brillent comme des flambeaux au milieu de l’obscurité de ce monde.

 

Quelles promesses Jésus fait-il au vainqueur et quelle en est la signification?

 

Ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes.” Jésus parle de leur récompense d’une façon que les gens de Sardes peuvent bien comprendre, car cette ville était un centre de l’industrie du vêtement. Le blanc est le symbole de la pureté et de la gloire. “Marcher avec Christ” est la promesse d’une communion intime avec lui. Le mot “digne” dans l’Apocalypse comme dans les Évangiles décrit ceux qui sont demeurés fidèles malgré la persécution (incluant Jésus lui-même; Apocalypse 5:9,12; Matthieu 10:33-39). “Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.” (Matthieu 10:38). Quand le Seigneur Jésus déclare que ses membres sont dignes, il ne veut pas dire qu’ils ont mérité leur récompense, mais plutôt qu’ils ne l’ont pas perdue en tombant dans l’amour du monde ou les tentations du diable. Ils ont accepté de persévérer dans la souffrance. Ils n’ont pas entaché le vêtement de la grâce reçu de Jésus, c’est pourquoi ils recevront le vêtement de la gloire que le Seigneur garde en réserve pour eux.

 

Ainsi le vainqueur se vêtira de vêtements blancs.” Le verset 5 montre clairement que la récompense n’est pas méritée, mais par pure grâce, car la même promesse donnée à ces quelques-uns est étendue à tous ceux qui, dans la vraie repentance, combattent le bon combat de la foi. D’après Apocalypse 6:10-11, une robe blanche fut donnée à chacun de ceux qui ont versé leur sang à cause de leur témoignage fidèle. “Après cela je regardai, et voici une grande foule que nul ne pouvait compter, de toute nation, de toutes tribus, de tous peuples et de toutes langues. Ils se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, et des palmes à la main… L’un des anciens prit la parole et me dit: Ceux qui sont vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d’où sont-ils venus? Je lui répondis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation. Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu et lui rendent un culte jour et nuit dans son temple.” (Apocalypse 7:9,13-15). Cette image de la robe blanche représente donc la pureté qui nous est donnée par le sang de Jésus et la purification par laquelle il fait passer ses témoins qui lui demeurent fidèles, même dans la souffrance et la persécution à cause de leur fidélité à la Parole et leur témoignage de foi en Jésus-Christ.

 

Les deux images d’Apocalypse 3:5 sont des allusions à Daniel 11 et 12. En Daniel 11:35 et 12:10, les fidèles des temps de la fin seront “épurés, purifiés et blanchis” par le feu de la persécution, ce qui confirme ce qui vient d’être dit au sujet des vêtements blancs. En Daniel 12:1, chacun de ceux qui échapperont et qui recevront la vie éternelle “sera trouvé inscrit dans le livre”.

 

La deuxième promesse nous parle du “livre de la vie”. “Je n’effacerai pas son nom du livre de la vie.” Quand Jésus promet que le nom du vainqueur ne sera pas effacé de ce livre, il ne dit pas qu’il est possible d’en effacer des noms. Il dit plutôt que les croyants peuvent être certains que leurs noms sont connus de lui et qu’ils ne seront jamais effacés. Ce texte n’enseigne pas que nous pourrions perdre notre salut une fois qu’il a été reçu, mais que ceux qui persévèrent vont démontrer qu’ils sont véritablement chrétiens. Ils recevront l’héritage du salut auquel ils étaient destinés et rien ne les empêchera de le recevoir, car leurs noms ont été écrits dans le livre de vie. Cette garantie positive est exprimée en termes négatifs: “Je n’effacerai pas son nom du livre de la vie.” Dans le livre de l’Apocalypse, les incroyants ne sont jamais associés au livre de la vie, mais seulement à des livres de jugement. Il est d’ailleurs dit qu’ils n’ont pas été écrits sur le livre de la vie dès la fondation du monde (13:8; 17:8). Pour Jean, il est inconcevable de penser que leurs noms aient pu être effacés de ce livre de la vie, puisqu’ils n’y ont jamais été inscrits. Certains prétendent avoir un nom et ont une bonne réputation (3:1), mais leur “coquille vide” sera révélée au jour du jugement et démontrera qu’ils n’ont pas un véritable nom chrétien. D’autre part, ceux qui demeurent fidèles au nom qu’ils professent seront reconnus comme ayant une véritable identité chrétienne. Ceux qui démontrent qu’ils ont de vrais noms chrétiens et une vraie vie spirituelle ont la promesse que leur nom ne sera pas effacé du livre de la vie. Par contre, ceux qui ne sont pas des chrétiens authentiques n’ont jamais eu leurs noms inscrits dans le livre de la vie et seront reconnus comme non authentiques.

 

La troisième promesse est celle-ci: “Je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.” Cela veut dire qu’il reconnaîtra publiquement qu’ils lui appartiennent. Il le fera devant son Père et devant les anges du ciel. Nous avons ici une allusion à Matthieu 10:32: “C’est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père qui est dans les cieux.” Luc 12:8 ajoute une nuance: “Je vous le dis, quiconque me confessera devant les hommes, le Fils de l’homme le confessera devant les anges de Dieu.” Ces paroles de Jésus en Matthieu 10 et en Luc 12 ont été prononcées dans un contexte de persécution où Jésus encourage ses disciples à ne pas avoir honte de lui et à témoigner de leur foi, même s’il peut en coûter des souffrances. Durant la vie actuelle, ils n’ont pas eu honte de s’identifier ouvertement à Jésus-Christ, même s’il pouvait en coûter souffrances, moqueries ou persécutions. Le Seigneur n’aura pas honte de s’identifier ouvertement à eux devant le Père et devant ses anges. Cette promesse faite au vainqueur ne se limite pas aux martyrs persécutés à cause de leur foi. Elle s’étend à tout croyant qui montre que sa foi est authentique en demeurant fidèle jusqu’au bout.

 

6. Exhortation (3:6)

 

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises.” Cette exhortation vise tout particulièrement ceux qui dorment dans cette léthargie spirituelle et qui sont appelés à se réveiller. Toute la lettre fait valoir la parole du Seigneur annoncée par Ézéchiel: “Je suis vivant, oracle du Seigneur, l’Éternel, ce que je désire, ce n’est pas que le méchant meure, c’est qu’il change de conduite et qu’il vive.” (Ézéchiel 33:11). Si l’on se demande comment une Église, qui est sur le point de mourir, peut revivre, la manière dont Jésus se décrit lui-même donne la réponse. Il a les sept Esprits et les sept étoiles; il détient une puissance dévastatrice, mais non moins puissante pour sauver et donner la vie. Cette puissance est utilisée par le Seigneur dans la prédication de sa Parole par ses ambassadeurs.

 

Paulin Bédard, pasteur


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