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La lettre à l’Église de Philadelphie

Source: Creative Commons, Flickr, Mary

 

APOCALYPSE 3:7-13

 

LA LETTRE À L’ÉGLISE DE PHILADELPHIE

 

Thème: Jésus s’adresse à une Église qui est témoin fidèle et l’encourage à persévérer.

 

1. Destinataires (3:7a)

2. Description de Jésus (3:7b)

3. Encouragement (3:8-11)

4. Promesse (3:12)

5. Exhortation (3:13)

 

1. Destinataires (3:7a)

 

La ville de Philadelphie: Philadelphie était située à l’intérieur de la province d’Asie et reliée à d’autres villes par des routes importantes. C’était la plus jeune des sept villes, fondée par le roi Attalos II (3e siècle avant J.-C.). Elle a été appelée “philadelphos”, c’est-à-dire celui qui aime son frère, à cause de la loyauté de ce roi envers son frère. La ville reçut ce nom bien connu en son honneur, la ville de l’amour fraternel. Elle s’appelait aussi la Petite Athènes parce qu’elle était un centre de la religion et de la culture grecques. Elle avait été fondée dans le but de répandre la langue et la culture grecques en Lydie et en Phrygie. La ville a été construite sur les flancs d’une montagne au pied de laquelle coulait une rivière dans une vallée fertile. Malgré sa position avantageuse et son sol fertile, Philadelphie n’était pas une grande ville. Les éruptions volcaniques fréquentes dans la région n’attiraient pas les industries ni les affaires et dissuadaient les gens de venir s’établir dans la ville. En 17 après J.-C., la plus grande partie de la ville fut détruite par un tremblement de terre, puis reconstruite avec l’aide de l’empereur romain. La population était composée de commerçants, de marchands et de fermiers qui cultivaient leurs vignes sur les terrasses de la montagne et faisaient paître leurs troupeaux dans la vallée. Le nombre de Juifs était suffisamment important pour qu’ils aient une synagogue à Philadelphie.

 

L’Église à Philadelphie: Nous ne connaissons rien au sujet de l’établissement de cette Église. La lettre qui lui est adressée ne contient aucun mot de critique ou de reproche, tout comme la lettre à l’Église de Smyrne.

 

1. La description que Jésus donne de lui-même (3:7b)

 

Pour quelle raison Jésus se révèle-t-il à l’Église de Philadelphie comme le Saint et le Véritable et celui qui détient la clé de David?

 

Cette description vient en opposition à ceux “qui se disent Juifs et ne le sont pas, car ils mentent” (3:9). Les prétentions des faux Juifs n’étaient pas agréables aux yeux du Seigneur. En se nommant “le Saint”, Jésus montre qu’il est sans péché et qu’il est égal à Dieu. Il se fait connaître aussi comme étant le Christ de Dieu, le Messie de Dieu, que les Juifs rejetaient. “Et nous avons cru, et nous avons connu que c’est toi le Christ, le Saint de Dieu.” (Jean 6:69; voir Marc 1:24). En ajoutant qu’il est “le Véritable”, le Seigneur donne l’assurance à l’Église que, malgré le refus des Juifs de le reconnaître, il est le véritable Messie, alors qu’eux n’étaient pas des Juifs authentiques, mais des faux. Si Jésus est le véritable Messie et le Dieu saint, alors ses disciples sont le vrai Israël. “Véritable” peut donc avoir le sens d’authentique, mais l’origine hébraïque de ce mot (“aman”) a aussi le sens de “fidèle”, “digne de confiance”. Jésus est le Véritable en ce sens que Dieu a été fidèle à ses promesses en envoyant ce Messie Sauveur. C’est également pour cette raison qu’il est “celui qui a la clé de David”, c’est-à-dire celui par qui la promesse de Dieu à David s’est accomplie. “Ce sera lui qui bâtira une maison à mon nom, et j’affermirai pour toujours son trône royal.” (2 Samuel 7:13). En Apocalypse 1:18, Jésus a dit: “Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts.” Son autorité s’étend sur le domaine de la mort. Il est puissant pour ouvrir ou fermer le séjour des morts, ressusciter les morts et en laisser sortir qui il veut, ayant lui-même vaincu la mort. Ici, en Apocalypse. 3:7, son autorité s’étend sur le domaine des vivants et sur toutes choses. “Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.” (Matthieu 28:18). Jésus ne possède pas seulement la clé du séjour des morts, il possède également la clé de David. Le prophète Ésaïe avait parlé de cette clé. “Je mettrai sur son épaule la clé de la maison de David: Quand il ouvrira, nul ne fermera; quand il fermera, nul n’ouvrira.” (Ésaïe 22:22). Ésaïe parlait alors du roi Éliakim, qui était une figure de Jésus, le Roi. Cette clé signifie que Jésus détient le pouvoir royal sur toutes choses, ce qui le rend parfaitement capable d’accomplir le salut et d’exercer le jugement. C’est lui, et non pas la synagogue, qui détient l’autorité suprême et absolue sur le Royaume de Dieu. Les disciples de Jésus peuvent donc être assurés que les portes de la vraie synagogue, la vraie assemblée de Dieu, sont ouvertes par lui, alors que les portes demeurent fermées à ceux qui rejettent Jésus-Christ.

 

3. Encouragement (3:8-11)

 

La description que Jésus donne de lui-même était un grand encouragement pour les chrétiens opprimés. Jésus, qui détient le pouvoir sur toutes choses, a donné aux membres de l’Église de Philadelphie le pouvoir d’entrer dans le domaine de la vie éternelle. “Je connais tes oeuvres. Voici: j’ai mis devant toi une porte ouverte que nul ne peut fermer…” La répétition du mot “voici” indique qu’il faut porter une attention particulière. Il leur est d’abord annoncé que le Seigneur avait ouvert une porte devant leur Église.

 

Quelle est la signification de la porte ouverte par Jésus?

 

Cette porte ouverte est souvent comprise comme étant une occasion d’évangéliser. Cependant, dans le contexte du verset 7, la signification première est que la porte de son Royaume est grande ouverte pour son Église et qu’elle a part à ses bénédictions. Car bien qu’ayant peu de force, l’Église a gardé sa Parole et n’a pas renié son nom. L’Église de Philadelphie avait peu de force, c’est-à-dire qu’elle était petite en nombre et qu’elle possédait des moyens modestes. Cette Église vivait dans une ville entièrement païenne et elle était exposée aux dures attaques des Juifs. Malgré tout cela, et même si elle était exposée à la tentation de devenir infidèle, elle est demeurée ferme dans la foi. “J’ai mis devant toi une porte ouverte que nul ne peut fermer…” Jésus leur a donné non seulement le pouvoir d’entrer dans la vie éternelle, mais aussi d’y demeurer. Cela est démontré par leur vie d’obéissance et de fidèle témoignage. “Tu as gardé ma parole et tu n’as pas renié mon nom”. Leur témoignage et leur service d’évangélisation découle effectivement du fait que le Seigneur a mis devant eux une porte que nul ne peut fermer, mais cette porte ouverte n’est pas tant l’occasion même d’évangéliser que le fait de continuer de posséder la vie éternelle et de demeurer dans le Royaume de Dieu. Le fait que le Seigneur nous donne la persévérance est démontré par notre fidélité à sa Parole et par notre témoignage chrétien.

 

Une petite Église est-elle nécessairement une Église faible?

Qu’est-ce qui fait la force ou la faiblesse d’une Église?

 

En plus d’avoir une porte ouverte sur son Royaume, la récompense de cette Église était d’avoir une porte ouverte dans la citadelle de Satan. “Voici: je te livrerai des gens de la synagogue de Satan, qui se disent juifs et ne le sont pas, car ils mentent. Voici: je les ferai venir se prosterner à tes pieds et reconnaître que je t’ai aimé.” (3:9). Jésus annonce qu’il va continuer de fortifier son Église dans son témoignage. Il va l’accomplir en ouvrant la porte du salut également à des Juifs incrédules de leur région. Un bon nombre de ceux qui appartiennent à la synagogue de Satan seront convertis. Ces Juifs de race se prétendent le vrai Israël, mais ne le sont pas.

 

Que faut-il pour être un vrai Juif?

 

Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les apparences; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est apparente dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement; et la circoncision, c’est celle du coeur, selon l’esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu.” (Romains 2:28).

 

À Philadelphie, ces gens qui se disent Juifs sont menteurs, car ils ne croient pas en Jésus-Christ, le vrai Messie d’Israël. Ils persécutent les témoins fidèles du Seigneur. Dans une véritable repentance, ils se prosterneront devant l’Église et reconnaîtront que le Seigneur l’a aimée. Face aux accusateurs juifs, cette Église obtiendra la victoire, une victoire qui sera partagée avec les vaincus par leur conversion! Ainsi cette Église qui a peu de puissance comparée à la puissance de cette ville païenne et de la communauté juive, recevra une grande puissance de témoignage. Celui qui détient la clé de David, non seulement leur a ouvert la porte du salut pour leur permettre d’entrer dans la nouvelle Jérusalem, mais en plus il annonce qu’il se servira d’eux pour en amener d’autres dans la nouvelle Jérusalem. Le Seigneur exerce sa puissance à travers ses disciples faibles, mais fidèles et persévérants.

 

Voici: je les ferai venir se prosterner à tes pieds et reconnaître que je t’ai aimé.” Cette parole est l’accomplissement de plusieurs prophéties de l’Ancien Testament. “Les gains de l’Égypte et les profits de l’Éthiopie et ceux des Sabéens… passeront chez toi et seront à toi; ces peuples marcheront à ta suite…, ils se prosterneront devant toi et t’adresseront leur prière: C’est chez toi seulement qu’est Dieu, et il n’y en a point d’autre.” (Ésaïe 45:14). “Les fils de tes oppresseurs viendront s’humilier devant toi, et tous ceux qui t’outrageaient se prosterneront à tes pieds, ils t’appelleront ville de l’Éternel, Sion du Saint d’Israël.” (Ésaïe 60:14). “Toutes les nations que tu as faites viendront se prosterner devant ta face, Seigneur, et rendre gloire à ton nom.” (Psaume 86:9). Tous ces textes prédisent que les nations païennes viendront se prosterner devant Israël et devant le Dieu d’Israël. Ironiquement, ces prophéties ont été accomplies dans une Église d’origine païenne, à Philadelphie, qui est devenue le vrai Israël en vertu de sa foi en Jésus, le Messie. Tandis que les Juifs ethniques accomplissent le rôle des païens à cause de leur incrédulité et parce qu’ensuite certains d’entre eux viennent s’incliner devant le Dieu d’Israël dans l’Église chrétienne! Ils viendront “reconnaître que je t’ai aimé”. Dans tout cela Jésus joue le rôle du Dieu de l’alliance dans l’Ancien Testament qui aimait son peuple d’une grande affection. “Car je suis l’Éternel, ton Dieu, le Saint d’Israël, ton sauveur… Tu as du prix à mes yeux, …tu es honoré et je t’aime.” (Ésaïe 43:4). C’est lui, le Messie, qui amènera des Juifs incrédules à reconnaître que l’Église d’origine païenne constitue son peuple bien-aimé! Ils ne le feront pas à contre-coeur, mais de bon coeur, car ils seront eux-mêmes amenés au salut. Ce sont les prophéties d’Ésaïe qui mettent l’accent sur le salut de ceux qui viendront se prosterner et qui reconnaîtront qu’Israël est le véritable peuple de Dieu.

 

Un troisième encouragement est donné à l’Église de Philadelphie au verset 10. “Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai moi aussi de l’heure de l’épreuve.” “Tu as gardé la parole de la persévérance en moi” peut signifier deux choses: Cela peut signifier d’abord qu’ils ont gardé la parole au sujet de la persévérance de Jésus lui-même au milieu de ses souffrances. Autrement dit, ils ont gardé l’Évangile du Christ crucifié. Jésus sait que même si cette Église a peu de puissance, qu’elle est petite en nombre et possède peu de richesse, elle est demeurée loyale envers l’Évangile et n’a pas renié le nom du Seigneur. Même si cette Église était petite aux yeux des hommes, elle était grande aux yeux de Dieu. Ce verset peut également signifier: “Car tu as gardé ma parole pour m’attendre patiemment”. Il s’agirait alors de la persévérance de ces chrétiens produite par la parole de Dieu dans leur coeur. Cette dernière traduction pourrait être correcte à la lumière du verset 11 où Jésus parle de sa venue. Si tel est le cas, l’Église n’est pas seulement louée par le Seigneur pour sa loyauté envers lui et envers sa Parole, mais aussi pour son attente de son retour. Au fond, les deux sens sont complémentaires. Notre loyauté envers le Seigneur et son Évangile implique que nous allons attendre patiemment le retour du Seigneur en gloire. Si nous gardons dans nos coeurs cette parole au sujet de la persévérance de Jésus qui a été fidèle et véritable dans ses souffrances jusqu’au bout, nous allons recevoir la grâce de persévérer nous-mêmes dans les épreuves et la force de veiller jusqu’à son retour.

 

Pourquoi les épreuves sont-elles nécessaires?

 

L’idée principale, c’est que Jésus leur promet sa puissance. La puissance et l’autorité du Messie leur a permis de devenir son peuple et d’entrer dans son Royaume. Cette même puissance leur a permis de continuer à garder fidèlement sa parole. Cette même puissance les gardera encore jusqu’à la fin. Puisque cette Église ne cesse de veiller et de prier, le Seigneur la “gardera aussi de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde”. Cela peut signifier que l’Église de Philadelphie ne sera pas affligée par les épreuves par lesquelles les habitants du monde seront mis à l’épreuve et qui ne manqueront pas de venir. Cela peut aussi vouloir dire que le Seigneur gardera et protégera son Église dans ces épreuves. La dernière explication semble être la bonne d’après le contexte, car Jésus parle de l’heure de la tentation qui viendra sur le monde “entier”. De toute manière, ils ont la promesse de sa protection indéfectible. Le Saint et le Véritable leur sera véritablement fidèle jusqu’au bout!

 

La tribulation est un moyen utilisé par Dieu pour exercer son jugement sur le monde. Dans l’Apocalypse, “les habitants de la terre” désignent les incroyants idolâtres qui souffrent divers types de punition (6:10; 8:13; 11:10; 12:12; 13:8,12,14; 14:6; 17:2,8). Cette tribulation semble d’envergure universelle, car elle viendra “sur le monde entier”. Il pourrait s’agir de la période finale de la tribulation qui va aller en augmentant jusqu’à la fin (11:17-19; 20:7-10). L’Église sera alors persécutée universellement, mais le monde incroyant tombera finalement sous le jugement. Il peut également s’agir d’une épreuve imminente qui viendra très bientôt en Asie Mineure ou sur le monde connu d’alors.

 

Sois sans crainte, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom: tu es à moi! Si tu traverses les eaux, je serai avec toi, et les fleuves, ils ne te submergeront pas; si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne te consumera pas. Car je suis l’Éternel, ton Dieu le Saint d’Israël, ton Sauveur.” (Ésaïe 43:1-2).

 

Un dernier encouragement est donné au verset 11 et il est accompagné d’une exhortation. “Je viens bientôt. Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.” Le mot “bientôt” ne dit pas nécessairement que la venue du Seigneur est imminente. Il veut souvent dire “dès que possible, sans délai”. Le Christ doit accomplir une oeuvre extraordinaire avant son retour. Cette oeuvre ne sera pas complétée plus tôt. Il viendra seulement une fois qu’il aura accompli tout son dessein. La venue du Seigneur est là pour encourager son Église à demeurer ferme dans la foi, même dans l’épreuve qu’ils devront traverser. “Tiens ferme ce que tu as.”

 

Pourquoi l’exhortation à tenir ferme est-elle importante?

 

Elle laisse entendre qu’ils vont passer par des épreuves qui vont exiger une surveillance et une diligence toute particulière pour pouvoir garder la foi. Toutefois, la présence du Seigneur au milieu d’eux les protégera, comme il vient d’être dit au verset 10. La promesse de ce verset n’est donc pas qu’ils vont éviter l’épreuve, mais qu’ils seront capables de persévérer dans l’épreuve au moyen de la puissance de leur Seigneur et Roi. Les forces du diable ne réussiront pas à leur enlever leur couronne. Ils recevront l’endurance de compléter leur pèlerinage avec succès. L’Église à Philadelphie était fidèle et, à cause de cela, elle sera couronnée de la couronne de victoire. L’Église doit persévérer et demeurer fidèle pour que la couronne ne lui soit pas enlevée.

 

4. Promesse (3:12)

 

L’Église de Philadelphie a reçu des paroles d’encouragement. Elle reçoit maintenant des promesses. En réalité, ils ne s’agit pas de différentes promesses, mais d’une même promesse ayant des aspects différents. Cette promesse se résume en ceci: la communion éternelle et permanente avec Jésus-Christ pour ceux qui n’auront pas renié son nom et qui auront persévéré dans l’épreuve.

 

Du vainqueur, je ferai une colonne dans le temple de mon Dieu et il n’en sortira plus.”

 

Que signifie être fait une colonne dans le temple de Dieu?

 

Une colonne est un symbole de grande importance, de force et de durabilité. C’est surtout cette dernière qualité qui est soulignée. À noter que cette promesse est donnée à une Église de peu de puissance, ce qui montre que la puissance de l’Église ne réside pas dans le grand nombre, la richesse ou des qualités particulières, mais dans la foi qui triomphe du monde (1 Jean 5:4). Une colonne est signe de permanence. Le vainqueur obtiendra la seule chose que David désirait. “Je demande à l’Éternel une chose, que je recherche ardemment: Habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel.” (Psaume 27:4). Dans la ville céleste, aucun tremblement de terre ne leur fera peur ou ne les fera fuir. Une telle promesse devait être appréciée par les chrétiens de Philadelphie qui avaient déjà subi des tremblements de terre. Ils habiteront dans la nouvelle Jérusalem en permanence. Ils ne sortiront plus jamais du temple, c’est-à-dire de la présence bénie de notre Dieu.

 

Autrefois, il y avait souvent des inscriptions sur les colonnes. Les promesses suivantes rappellent cette coutume. “J’écrirai sur lui le nom de mon Dieu et celui de la ville de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, ainsi que mon nom nouveau.” Trois noms seront étroitement unis pour l’éternité: le nom de mon Dieu, le nom de la ville de mon Dieu et mon nom nouveau. En d’autres mots, le vainqueur recevra l’assurance qu’il appartient à Dieu, à la nouvelle Jérusalem et au Christ, et qu’il aura part éternellement à toutes les bénédictions et à tous les privilèges que cela comporte. Non seulement le vainqueur aura-t-il une permanence dans le temple de Dieu, il aura aussi une identification permanente. Porter le nom de quelqu’un signifie lui appartenir et être reconnu. Ceux qui seront faits des colonnes dans le temple de Dieu appartiennent à Dieu et seront reconnus comme ses enfants et ses héritiers. Ils appartiennent à l’Église du Seigneur et seront reconnus comme citoyens de la nouvelle Jérusalem qui descendra du ciel, bien que sa gloire en ce moment soit encore cachée (voir Galates 4:26; Philippiens 3:20).

 

Ainsi, Jésus a commencé à ouvrir la porte de la Jérusalem céleste pour les fidèles qui sont ici sur terre et personne ne peut fermer cette porte. Son oeuvre s’achèvera lorsque son peuple entrera par les portes de la nouvelle Jérusalem qui descendra du ciel pour le véritable Israël de Dieu.

 

5. Exhortation (3:13)

 

Voir les lettres précédentes.

 

Paulin Bédard, pasteur


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