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La lettre à l’Église de Laodicée

Source: Creative Commons, Flickr, Mary

 

APOCALYPSE 3:14-22

 

LA LETTRE À L’ÉGLISE DE LAODICÉE

 

Thème: Jésus s’adresse à une Église qui est tiède et suffisante et qui a besoin d’être transformée.

 

1. Destinataires (3:14a)

2. Description de Jésus (3:14b)

3. Reproches (3:15-16)

4. Conseil (3:17-20)

5. Promesse (3:21)

6. Exhortation (3:22)

 

1. Destinataires (3:14a)

 

La ville de Laodicée: Laodicée a été construite par le roi syrien Antiochus II vers 250 avant J.-C. Son nom vient de la reine Laodice, qui plus tard a empoisonnée le roi. Laodicée était située dans une vallée à l’intérieur de la province d’Asie à un endroit où convergeaient trois routes importantes de commerce. La vallée dans laquelle coulait le fleuve Lycus était très fertile. La ville a donc pu se développer rapidement et est devenue un centre industriel, commercial, financier et médical. La laine était utilisée dans l’industrie textile. On avait établi dans la ville une école médicale réputée qui était bien connue pour sa fabrication de collyres (un médicament liquide pour les yeux). Laodicée était particulièrement réputée pour sa richesse. Les affaires bancaires étaient florissantes et le commerce s’est développé au fil des ans. C’est un endroit où habitaient des riches millionnaires. La richesse de la ville était si considérable que, lorsqu’elle a été partiellement détruite par un tremblement de terre en 60 après J.-C., elle a pu être reconstruite sans l’aide financière du gouvernement romain. Notons également qu’à Hiérapolis, dans les environs de Laodicée, il y avait des sources chaudes. Le temps nécessaire pour que l’eau de ces sources parvienne à la ville de Laodicée rendait cette eau tiède. Les voyageurs qui buvaient de cette eau la crachaient aussitôt parce qu’elle était tiède. Les habitants de la région pouvaient facilement comprendre l’image de l’eau tiède qu’on vomit ou qu’on crache.

 

L’Église à Laodicée: Cette Église est également mentionnée dans la lettre aux Colossiens (2:1; 4:13,14,16). Laodicée n’était pas très loin de Colosses. L’Église à Laodicée a tout probablement été établie par Épaphras, un collaborateur de l’apôtre Paul (voir Colossiens 4:13). D’après Colossiens 4:16, une lettre venant de Laodicée devait être lue par l’Église à Colosses. Si c’est une lettre que l’apôtre Paul a envoyée à l’Église de Laodicée, elle a été perdue. Il est toutefois possible que la lettre que nous connaissons sous le nom de lettre aux Éphésiens ait également été destinée à d’autres Églises. Les Églises à Laodicée et à Hiérapolis, près de Laodicée, pouvaient en faire partie. Les habitants de la ville étaient riches et ils le savaient! Les membres de l’Église de Laodicée ont fait preuve du même orgueil et de la même suffisance que les habitants de la ville en général. Ils étaient devenus imprégnés du même esprit. Ils tiraient orgueil de leurs richesses spirituelles et pensaient n’avoir besoin de rien.

 

La septième et dernière lettre de l’Apocalypse ne contient pas un mot d’éloge pour cette Église.

 

2. La description que Jésus donne de lui-même (3:14b)

 

Jésus se présente à cette Église comme étant “l’Amen, le témoin fidèle et véritable, l’auteur de la création de Dieu”.

 

Pour quelle raison Jésus se présente-t-il comme étant “l’Amen, le témoin fidèle et véritable”?

 

En se présentant comme étant “l’Amen”, Jésus affirme que toutes les promesses de Dieu et toutes les menaces de Dieu s’accomplissent par lui. Il est “le témoin fidèle et véritable”; en cela, il ne fait pas que dire la vérité, il est la vérité. On ne peut pas le tromper par des apparences pieuses. Jésus déteste toute tromperie et tout mensonge. Il veut que son peuple soit également fidèle et véritable, que leur vie soit authentiquement chrétienne. Ils doivent vivre humblement et dans la repentance, sinon Jésus viendra à eux comme le Juge fidèle et véritable et il accomplira certainement ses menaces contre eux (“Amen”: c’est certain).

 

Jésus est aussi “l’auteur de la création de Dieu”. Il n’est pas une personne créée, mais le Fils de Dieu, par qui toutes choses ont été créées (Jean 1:2). Par conséquent, il est la source, le chef et le but de toute créature. Il est le Créateur tout-puissant. Il est donc aussi le Rédempteur tout-puissant, capable de nous recréer et de renouveler son Église. De ces chrétiens tièdes de Laodicée, il est capable de faire des créatures nouvelles, transformées à son image. Ils ont besoin d’une bonne dose de la puissance de sa résurrection. En revenant au Seigneur et par leur témoignage fidèle, les chrétiens de Laodicée démontreront qu’ils font partie de cette nouvelle création. Jésus est Dieu lui-même qui doit être glorifié pour toujours. Il l’est et le sera par son oeuvre de création, de rédemption et de transformation.

 

3. Reproches (3:15-16)

 

Jésus, l’Amen, sait ce qui se passe dans son Église. En tant que le témoin fidèle et véritable, il accuse l’Église de Laodicée d’être “ni froide ni bouillante”.

 

Que veut dire être tiède? Quelles peuvent être les causes de la tiédeur spirituelle?

 

Que veut dire cette parole? La plupart comprennent qu’il s’agit d’une description du manque de ferveur de ces chrétiens. Ils étaient tièdes, ni chauds ni froids. Leur coeur ne brûlait pas pour Jésus-Christ et leur engagement pour lui laissait à désirer. Ils manquaient d’enthousiasme et de conviction. Ils étaient mous, indifférents, acceptaient les compromis, se pensaient corrects, n’étaient pas troublés par leurs péchés, etc. C’est une interprétation tout à fait plausible. La seule difficulté avec cette compréhension est de savoir ce que Jésus veut dire quand il affirme: “Si seulement tu étais froid ou bouillant”. Comment Jésus peut-il désirer que des gens soient complètement froids à son égard? On peut comprendre la chose en se disant que, s’ils étaient froids, c’est parce qu’ils n’auraient encore jamais entendu l’Évangile et qu’au moins, en l’entendant, ils auraient pu être enflammés par cet Évangile. Et s’ils étaient bouillants, remplis du feu de l’Esprit, leur condition spirituelle aurait été comme elle devait être.

 

Plus récemment, certains ont interprété ce passage de façon légèrement différente. On pourrait mieux comprendre cette image à la lumière de la présence des eaux chaudes dans la région avoisinante de Laodicée, à Hiérapolis. Les eaux chaudes de Hiérapolis avaient un bon effet médicinal, tandis que les eaux froides de Colosses étaient pures, potables et vivifiantes. Par contre, les eaux tièdes de Laodicée provoquaient la nausée. Oui, la ville a grandi et s’est enrichie à cause du commerce, mais elle n’avait pas de la bonne eau. On peut alors comprendre que les chrétiens de Laodicée auraient dû être froids ou bouillants. Ils auraient dû avoir une eau pure et vivifiante, ou encore une eau bienfaisante. Ils auraient dû provoquer une réaction au milieu de la société où ils vivaient. En fait, les habitants de la ville ne recevaient d’eux ni la vie ni la guérison spirituelle. Leur rôle de témoins fidèles et véritables dans la ville laissait grandement à désirer. Ils n’étaient pas actifs à remplir leur rôle de témoins de l’Évangile de Jésus-Christ. C’est pourquoi Jésus voulait les vomir de sa bouche, parce qu’ils étaient tièdes. Jésus est dégoûté par ceux qui se disent chrétiens, mais qui sont tièdes et qui ne sont pas de fidèles témoins de sa lumière.

 

4. Conseil (3:17-20)

 

L’Église de Laodicée était affligée d’un grand problème, celui de la complaisance et de la suffisance.

 

Qu’est ce que la complaisance et la suffisance? Donnez des exemples.

 

Contrairement à l’évaluation de Jésus, cette Église s’estimait en bonne condition. “Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi et je n’ai besoin de rien…” (3:17). Ces chrétiens ne pensaient pas avoir de problèmes sérieux. Ils s’enorgueillissaient d’être riches et prospères et de n’avoir besoin de rien. Ils étaient suffisants en eux-mêmes. Peut-être croyaient-ils que leur prospérité économique était l’indication de leur bonne santé spirituelle. Ils se considéraient sans reproche. Il leur aurait été difficile d’avoir cette attitude si tout avait été de travers dans leur vie d’Église. Nous pouvons donc penser que rien ne clochait extérieurement dans cette Église. Ils s’estimaient en bonne condition spirituelle, alors qu’en réalité ils étaient des chrétiens tièdes, en mauvais état spirituel eux-mêmes et incapable de procurer la vie ou la guérison spirituelle autour d’eux.

 

Rappelons-nous que l’Église de Smyrne, pour sa part, était pauvre, mais le Seigneur était venu lui rappeler qu’en réalité elle était riche (Apocalypse 2:9). À Laodicée, c’est tout le contraire. Ils se pensent riches, mais l’évaluation qu’ils font d’eux-mêmes est bien loin de la vérité. Ils étaient tout le contraire de ce qu’ils pensaient être. Jésus vient leur ouvrir les yeux afin qu’ils voient la réalité de leur piètre condition dont ils n’étaient même pas conscients. Jésus dépeint leur véritable condition: “parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu…” Cette description de leur état lamentable nous indique qu’ils étaient sur le point de ne plus être considérés une communauté croyante. Au fond, ils n’étaient presque plus différents du reste du monde. Mais même si Jésus est sur le point de les vomir, il vient encore vers eux et, dans sa pitié, il les interpelle encore pour qu’ils reviennent et qu’ils revivent. Il sait à quel point il est difficile pour des personnes suffisantes de s’humilier.

 

La description de leur misère et de leur pauvreté au verset 17 sert d’introduction au conseil que Jésus se prépare à leur donner au verset 18. Parce que tu te penses riche et qu’en fait tu es pauvre…, alors “je te conseille d’acheter chez moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.”

 

Ce conseil est donné dans des mots qui nous rappellent les objets pour lesquels la ville de Laodicée était bien connue: l’or, les vêtements blancs et les collyres. Ces objets nous font penser à tous les trésors qui se trouvent en Jésus-Christ.

 

Quels trésors de Jésus-Christ l’or, les vêtements blancs et le collyre représentent-ils?

 

L’or est un métal précieux qui a été purifié de ses impuretés, tout comme ces chrétiens ont besoin d’être purifiés des saletés du péché et de leur idolâtrie. Ils ne doivent plus se conformer à la culture dans laquelle ils vivent, mais vivre des vies purifiées qui brillent comme l’or, à la gloire de leur Créateur et Rédempteur. Dans la Bible, l’or purifié, éprouvé par le feu, est le symbole d’une foi et d’une vie purifiées du péché. “Il connaît pourtant la voie où je me tiens; quand il m’aura mis à l’épreuve, j’en sortirai pur comme l’or.” (Job 23:10). “Il purifiera les fils de Lévi, il les épurera comme on épure l’or et l’argent, et ils seront pour l’Éternel ceux qui amènent l’offrande avec justice.” (Malachie 3:3). “Il faut que vous soyez maintenant, pour un peu de temps, affligés par diverses épreuves, afin que votre foi éprouvée, bien plus précieuse que l’or périssable, cependant éprouvée par le feu, se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur, lors de la révélation de Jésus-Christ.” (1 Pierre 1:6-7). Les chrétiens de Laodicée ont besoin de se purifier afin d’obtenir des richesses spirituelles.

 

Le conseil de s’acheter “des vêtements blancs” contient une idée semblable. En Apocalypse 3:4-5, nous apprenons que des chrétiens de Sardes marcheront avec Jésus en vêtus blancs parce qu’ils n’ont pas souillé leurs vêtements. L’image du vêtement non souillé est un rappel de l’importance de ne pas participer aux idolâtries de la société. Un tel refus attirait les persécutions et les souffrances pour le nom de Jésus. Dans l’Ancien Testament, “découvrir la honte de sa nudité” était une expression employée par Dieu pour accuser le peuple d’Israël et les autres nations de participer à l’idolâtrie (Ésaïe 43:3; Ézéchiel 16:36; 23:29; Nahum 3:5). Il semble donc que le péché de l’Église de Laodicée était de nature idolâtre. Ils avaient besoin de porter des vêtements blancs de la justice et de la pureté de Jésus-Christ.

 

La troisième image, celle du collyre (médicament pour les yeux), rappelle à l’Église de Laodicée qu’elle manque de discernement spirituel et qu’elle ne se rend pas compte du dangereux état dans lequel elle se trouve. Ces chrétiens sont devenus aveugles, incapables de voir leur pauvreté et leur misère. Ils se complaisent donc dans leur ignorance et ne voient pas leur besoin de se repentir. Ils ont besoin de collyre, ce médicament qui fait du bien aux yeux affaiblis et permet de recouvrer la vue.

 

Si ceux qui ont reçu cette triple exhortation suivent ce bon conseil, leur problème de pauvreté spirituelle, de nudité et d’aveuglement sera résolu. Ce n’est pas l’argent du commerce ou des banques qui peut régler leur problème de pauvreté, ni les industries textiles qui peut résoudre leur problème de nudité, ni les produits pharmaceutiques pour les yeux qui peut guérir leur aveuglement. Ils doivent venir acheter ces produit auprès de Jésus lui-même. “Je te conseille d’acheter chez moi…”

 

Avons-nous besoin de payer quelque chose pour acheter notre guérison spirituelle? Que signifie “Je te conseille d’acheter chez moi…”?

 

En leur conseillant d’acheter ces trésors de lui, Jésus ne suggère pas qu’ils doivent payer pour les obtenir. Jésus se présente comme étant le marchant qui offre sa marchandise. On peut toutefois l’acheter “sans argent, sans rien payer” (Ésaïe 55:1). Il a payé le prix. C’est auprès de lui, dans une relation renouvelée avec lui, que se trouve la guérison. L’Église de Laodicée avait besoin de renouer sa relation avec le Seigneur Jésus et de renouveler son engagement envers lui afin de devenir des témoins fidèles et véritables. Ces chrétiens avaient besoin de trouver en Jésus seul tout ce dont ils avaient besoin. C’est en lui seul que se trouve les vraies richesses, les vêtements du salut et la bonne vue spirituelle. Jésus est la fontaine de tout bien spirituel par le fait qu’il est lui-même l’Amen, le témoin fidèle et véritable et l’auteur de la création. Rappelons-nous aussi que, dans la vision initiale du premier chapitre, Jésus s’était révélé comme étant vêtu d’une longue robe et portant une ceinture d’or sur la poitrine, et ses yeux étaient comme une flamme de feu. C’est lui qui possède la richesse de l’or, la blancheur du vêtement le plus étincelant et la vue spirituelle la plus perçante qui soit. C’est auprès de lui que nous pouvons les acquérir gratuitement. Les richesses qui se trouvent en lui sont les seules que nous ayons besoin d’acheter. Voilà un message très puissant pour des gens qui se croient indépendants, suffisants en eux-mêmes et qui vivent dans une ville qui se suffit dans ses propres richesses.

 

Qu’est-ce qui motive Jésus à faire des reproches à son Église et à la corriger?

 

Jésus explique même pourquoi il châtie et fait des reproches. Il veut leur faire comprendre que ce n’est pas une démonstration de sa juste colère, mais bien plutôt une marque de son amour. “Moi, je reprends et je corrige tous ceux que j’aime.” (3:19). Le message qu’il adresse à cette Église n’est pas encore un message de jugement et de rejet, mais un message de reproche et de correction. Le Seigneur corrige et discipline ceux qu’il aime comme un père corrige ses enfants (voir Hébreux 12:5-11). Par conséquent, “aie donc du zèle et repens-toi!” (3:19). Autrement dit, changez votre façon de penser au sujet de vous-mêmes et de vos actions pécheresses. La foi et la repentance sont requises de la part de l’Église, de même que le “zèle”, la ferveur d’une vie chrétienne consacrée au Seigneur qui vit dans ce monde païen en témoignant de sa foi sans faire de compromis avec le monde.

 

Jésus est le Chef de son Église et devrait alors être au milieu d’elle. N’est-il pas celui qui marche au milieu des chandeliers, au milieu même de son Église? Toutefois, à Laodicée, il se tient à l’extérieur, devant des portes fermées. Quelle chose terrible! Jésus n’a pas de place dans sa propre maison. D’un autre côté, quelle chose glorieuse! L’amour et la grâce de Dieu font en sorte que le Seigneur ne se détourne pas, mais il se tient tout près contre ces portes fermées, pour frapper et pour appeler encore. Quelle magnifique promesse pour quiconque entend et ouvre la porte! Autrefois, en Orient, manger ensemble était l’expression de la plus belle communion mutuelle. Jésus offre cette communion et promet de recevoir tout croyant à sa table! Il ne s’agit pas directement d’une invitation adressée à des non chrétiens (ce verset est souvent utilisé à tort dans ce sens), mais d’une invitation à renouer notre relation avec Jésus-Christ, qui avait déjà commencé et qui est devenue tiède. L’image semble faire allusion au Cantique des cantiques. “J’étais endormie, mais mon coeur veillait… C’est la voix de mon bien-aimé, qui frappe: — Ouvre-moi, ma soeur, ma compagne, ma colombe, ma parfaite! Car ma tête est couverte de rosée…” (Cantique 5:2). Le mari frappe à la porte de la chambre de sa bien-aimée pour encourager sa femme à lui exprimer son amour pour lui et à le laisser entrer, alors qu’elle hésitait à le faire. Par analogie, Jésus, le mari, fait la même chose auprès de son épouse, l’Église. Il vient renouveler sa relation avec son Église pour que son épouse lui exprime à nouveau son amour pour lui. L’appel à la repentance et au zèle se fait dans le contexte d’une relation d’alliance déjà établie avec son épouse. Ce verset ne devrait donc pas être utilisé pour l’évangélisation, mais plutôt pour la sanctification.

 

Il nous faut aussi reconnaître que c’est le Seigneur qui prend l’initiative. Ce n’est pas la personne à l’intérieur de la maison qui prend l’initiative. C’est le Seigneur qui se presse tout contre la porte et qui frappe. C’est lui qui fait entendre sa voix et qui appelle le pécheur à la repentance. C’est lui qui transforme les coeurs par sa Parole et par son Esprit dans nos coeurs. Il est souverain dans notre salut et en même temps nous sommes responsables de l’accueillir dans nos vies.

 

5. Promesse (3:21)

 

Quelle promesse est faite au vainqueur?

 

Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.” (3:21). Jésus fait une grande promesse à ceux qui résistent à la tentation de ne plus être des témoins fidèles dans ce monde. Ceux-là régneront dans le monde à venir, dans le Royaume de Dieu. Ceux qui commencent à vaincre le péché dès aujourd’hui ont la promesse de la victoire finale et complète. Ils participent déjà à son Royaume. Dès aujourd’hui, la communion bénie avec le Seigneur peut être rétablie et renouvelée dans nos vies. Cette communion commence dès cette vie et est appelée à s’approfondir tout au long de notre vie. Elle sera rendue parfaite lorsque le vainqueur s’assoira avec Jésus-Christ sur son trône, tout comme Jésus, le grand Vainqueur, s’est assis avec le Père sur son trône le jour de son ascension. Nous régnerons avec lui dans la communion la plus profonde qui soit.

 

Paulin Bédard, pasteur


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