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La vision du livre scellé et de l’Agneau

Source: Creative Commons, Flickr, Mary

 

APOCALYPSE 5:1-14

 

LA VISION DU LIVRE SCELLÉ ET DE L’AGNEAU

 

Quel est le but ultime de Dieu? Son but ultime, dans tout ce qu’il entreprend et dans tout ce qu’il réalise, est de se glorifier, de se réjouir de cette gloire et d’amener sa création à se réjouir de glorifier Dieu pour toujours. Voilà une vérité fondamentale que les chapitres 4 et 5 de l’Apocalypse nous enseignent. La vision du chapitre 4 soulignait la souveraineté de Dieu sur la création et dans l’histoire. Jean a reçu la vision majestueuse du trône céleste que nous avons étudiée dans la section précédente. La question suivante a pu surgir dans notre esprit: Mais où est Jésus dans Apocalypse 4? Effectivement, Jésus ne semble pas présent. N’oublions pas toutefois que les chapitres 4 et 5 constituent une même vision. Les deux chapitres forment une unité. Le chapitre 5 nous montre de quelle manière Dieu exerce son règne et comment il accomplit son plan: c’est au moyen de Jésus-Christ mort et ressuscité. C’est par lui qu’il réalise son but ultime de se glorifier et de nous amener à nous réjouir de sa gloire.

 

Thème: Dieu et l’Agneau sont glorifiés, car ils sont souverains sur la création par la mort et la résurrection du Christ.

 

1. Aucune créature n’est capable d’ouvrir le livre (5:1-4)

2. L’Agneau est le seul capable d’ouvrir le livre (5:5-7)

3. Les 4 êtres vivants et les 24 anciens adorent Dieu et l’Agneau (5:8-10)

4. Les millions d’anges et toutes les créatures adorent Dieu et l’Agneau (5:11-14)

 

1. Aucune créature n’est capable d’ouvrir le livre (5:1-4)

 

Le chapitre 5 ne rapporte pas une autre vision, mais présente de nouveaux éléments ajoutés à la vision du chapitre précédent. Jean porte son attention sur deux éléments très importants: tout d’abord sur un livre, ensuite sur l’adoration qui est rendu à Celui qui reçoit le livre. Écrit à l’intérieur et à l’extérieur, ce livre (ou rouleau?) contenait tellement d’écriture qu’il ne restait plus d’espace libre. Le livre est “dans” ou littéralement “sur” la main, c’est-à-dire la main ouverte de Celui qui est assis sur le trône.

 

Quelle est la signification du livre scellé de sept sceaux?

 

Ce livre scellé a été diversement interprété: le livre de vie contenant le nom des personnes rachetées, le testament de Dieu à son peuple, l’ensemble de l’histoire du monde et de l’Église, etc. Ce livre scellé est une allusion à différents textes de l’Ancien Testament. Ézéchiel 2:9-10 mentionne le livre qu’Ézéchiel devait manger et qui prophétisait le jugement de Dieu sur son peuple et sur les nations en révolte (“lamentations, plaintes, gémissements”). Le prophète Daniel a reçu l’ordre suivant: “Toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Beaucoup alors le liront et la connaissance augmentera.” (Daniel 12:4). “Va, Daniel, car ces paroles seront secrètes et scellées jusqu’au temps de la fin.” (Daniel 12:9). Il s’agit de la venue finale du Royaume de Dieu, accompagnée d’actes de jugement et de rédemption. Dans l’Apocalypse, ce livre semble représenter le plan de Dieu dans son ensemble, incluant ses actes de jugement et de rédemption encore à venir (la portée de la vision d’Apocalypse 5 est de dimension universelle). Les sceaux ont le rôle de cacher le contenu du livre, du moins partiellement (écrit des deux côtés, donc une partie est visible et connue), mais aussi de garantir que son contenu ne peut pas être changé ou falsifié. L’ouverture des sceaux n’indique pas seulement la plus grande révélation des détails du contenu, mais aussi l’exécution de ce contenu. Les sceaux de Daniel 12 servent non seulement à cacher, mais aussi à reporter l’accomplissement prophétique jusqu’à ce qu’ils soient ouverts.

 

Jean voit ensuite un ange puissant qui proclame d’une voix forte: “Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux?” La force de cet ange permet à son appel de retentir dans l’univers entier. Qui est digne? Qui est autorisé à ouvrir le livre et à en rompre les sceaux? Autrement dit, qui est capable non seulement de révéler le contenu du document et sa signification, mais aussi de mettre à exécution le plan de Dieu? Personne! Personne dans tout l’univers! “Nul dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne pouvait ouvrir le livre, ni le regarder.” (5:3).

 

L’espoir de Jean est profondément déçu. Sa constatation l’amène à pleurer beaucoup. Il est comme désespéré, car il lui semble que les sceaux du livre ne peuvent pas être rompus et que le merveilleux plan de Dieu ne pourra pas être mis à exécution. Cela signifie pour lui que l’histoire ne sera pas dirigée dans les intérêts de l’Église et que les enfants de Dieu ne seront pas protégés en temps de persécution et de dure épreuve. Le monde ennemi de Dieu ne sera pas jugé et les croyants ne pourront pas obtenir de victoire finale, pas de nouveau ciel et de nouvelle terre, pas d’héritage futur. Le fait que Jean pleure implique qu’il connaît le contenu du livre, même s’il n’est pas encore révélé, et que son contenu est d’une telle nature que le salut final et le bonheur de l’Église dépendent de sa réalisation. Aucune créature dans l’univers ne peut accomplir le jugement et la rédemption de Dieu!

 

2. L’Agneau est le seul capable d’ouvrir le livre (5:5-7)

 

L’un des anciens intervient pour répondre à la détresse de Jean devant la situation désespérée du monde. Non pas un ange puissant, mais un ancien: soit un membre du conseil de la couronne qui est très bien informé de la situation, ou encore un représentant de l’Église, qui a expérimenté lui-même les effets bénéfiques de la rédemption. Il dit à Jean de cesser de pleurer. Il le réconforte par un message très encourageant. “Ne pleure pas; voici que le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.” (5:5). Pour le premier nom, voir Genèse 49:9-10. Le deuxième nom indique qu’il est fils de David et Seigneur (Ésaïe 11; Matthieu 22:41-45). Les deux noms présentent Jésus comme le Messie et le Roi. À cause de sa victoire, il est autorisé à faire ce que nul autre n’est capable d’accomplir.“Il a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.” La victoire de Jésus sur ses ennemis le place dans une position souveraine qui le rend capable d’accomplir le plan divin de rédemption et de jugement, symbolisé par l’ouverture du livre et des sceaux. Dans les sept lettres aux sept Églises, les chrétiens étaient exhortés à “vaincre”. Le fondement de cette exhortation et l’espérance de pouvoir vaincre sont basés sur le fait que Jésus a déjà vaincu les forces destructrices qui menacent l’Église.

 

Il est frappant de voir que Jean, qui est préparé à voir un Lion puissant et victorieux, voit en fait un Agneau portant encore les signes de sa mise à mort sacrificielle. “L’Agneau immolé” rappelle l’agneau pascal de l’Ancien Testament, mais aussi le Serviteur souffrant d’Ésaïe 53:7, “semblable à l’agneau qu’on mène à la boucherie”.

 

Pourquoi les titres de Lion et d’Agneau ne sont-ils pas contradictoires?

 

Loin de se contredire, l’image du lion et l’image de l’agneau se complètent l’une l’autre. Cela explique pourquoi la racine de Jessé pouvait devenir le Lion de la tribu de Juda. Puisque le Messie s’est humilié jusqu’à la mort, il a été exalté et il a reçu le nom qui est au-dessus de tout nom. C’est par son sacrifice qu’il a accompli la rédemption et qu’il a obtenu la victoire. Jean voit “un Agneau debout qui semblait immolé”. Il se tient debout! Il est ressuscité! L’effet de sa victoire réside non seulement dans le fait qu’il demeure “debout”, mais aussi dans le fait qu’il demeure “l’Agneau immolé” (qui a été immolé et dont les effets se font encore sentir). L’Agneau immolé a vaincu l’ennemi par sa mise à mort et par sa résurrection. Sa résurrection est essentielle à l’obtention de sa victoire. Il a vaincu la mort par sa résurrection, mais sa victoire a commencé avant même sa résurrection. Voilà pourquoi dans les sept lettres les chrétiens sont exhortés à être vainqueurs au milieu même de la souffrance et des persécutions. Leur victoire s’obtient dans la persévérance de la foi. Les chrétiens sont vainqueurs avant même de recevoir la récompense complète à la résurrection finale. Le Lion a vaincu en souffrant d’abord comme un Agneau immolé. Les chrétiens doivent se rappeler dans leurs luttes que leur Seigneur a souffert aux mains du monde, mais qu’il a vaincu le monde. Voilà pourquoi l’Agneau est digne d’ouvrir le livre, parce qu’il a obtenu la victoire lui permettant de l’ouvrir.

 

Un autre élément marquant de cet Agneau, c’est qu’il porte des cornes! Dans l’Ancien Testament, les cornes symbolisent la puissance (Deutéronome 33:17; 1 Rois 22:11; Psaume 89:17; Daniel 7:7-8:24). L’Agneau ressuscité possède sept cornes, il est donc investi de pleine puissance. Il est également investi d’une connaissance complète, symbolisée par les sept yeux qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Jean fait ici allusion aux “sept yeux” et aux “sept esprits” de Zacharie 3-4, qui se rapportent à l’Esprit tout-puissant de Dieu. “Car l’Éternel parcourt du regard toute la terre, pour que s’affermissent ceux dont le coeur est tout entier à lui.” (2 Chroniques 16:9). Les yeux de Dieu n’indiquent pas seulement son omniscience, mais aussi sa souveraineté, par laquelle il soutient avec force ceux dont le coeur est tout entier à lui. Non seulement Jésus a tout pouvoir, mais étant en contrôle de l’Esprit, il est également capable d’exercer ce pouvoir dans toute sa plénitude (voir Philippiens 2:8-10). C’est uniquement par l’Esprit de Dieu que le mal peut être enlevé du monde et que la résistance à son royaume peut être vaincue. Les sept esprits deviennent les moyens par lesquels Jésus agit souverainement dans le monde pour le bien et l’affermissement de son Église. L’Esprit met en oeuvre le plan souverain de Dieu.

 

Pourquoi l’Agneau s’est-il approché de Celui qui est sur le trône?

À quel article du Symbole des apôtres cette action nous fait-elle penser?

 

Le lieu où se trouve l’Agneau (5:6) entre le trône et les êtres vivants d’une part et les anciens d’autre part est une indication de son rôle tout à fait unique. L’Agneau s’avance vers le trône (5:7) pour recevoir le livre de la main droite de celui qui est assis sur le trône. La main droite symbolise la puissance. L’idée principale de cette scène est qu’il reçoit une autorité triomphale, comme le Fils de l’homme de Daniel 7:14: “On lui donna la domination, l’honneur et la royauté”. La scène d’Apocalypse 5 se rapporte donc à son intronisation royale. “Il est monté au ciel, il s’est assis à la droite du Père.” Le fait que Jésus reçoive autorité le place comme Seigneur sur toutes les affaires du monde, au même titre que son Père. En fait, il exerce le règne de son Père qui lui a maintenant été confié. Cela ne veut pas dire que le Père a quitté son trône, mais plutôt que Jésus s’est assis avec son Père sur le trône (3:21). Lors de son ascension, Jésus a reçu l’autorité de régner sur l’univers selon le plan éternel de Dieu. Il a été reconnu digne à cause de sa mort et de sa résurrection qui permettent l’accomplissement de la promesse de la rédemption à la grandeur de la terre. Il a accepté le défi d’ouvrir le rouleau et il a été trouvé digne d’en réaliser le contenu. Lui, le Lion de la tribu de Juda, à qui toute autorité a été donnée dans le ciel et sur la terre, il est en mesure de sécher les larmes des yeux de ses disciples. L’histoire ne se termine pas avec la domination du grand adversaire de Dieu, mais avec la victoire du Lion et de l’Agneau de Dieu. Il exerce son règne au moyen de ses “sept cornes” et “sept yeux qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre”. Les sept esprits (l’Esprit Saint) sont envoyés tout particulièrement aux sept Églises (Apocalypse 2-3).

 

3. Les 4 êtres vivants et les 24 anciens adorent Dieu et l’Agneau (5:8-10)

 

Les paroles de louange qui suivent sont simplement une interprétation et une conclusion nécessaire de la vision qui vient de se dérouler: L’Agneau a été capable (digne) de prendre le livre (d’assumer la souveraineté sur la création), car par sa mort il a racheté son peuple qu’il s’est formé pour être au service de Dieu en tant que rois et prêtres.

 

Dès que l’Agneau prend le rouleau et qu’il accepte la fonction de Roi de l’univers, une grande acclamation de victoire et de joie éclate dans la création. Trois groupes successifs viennent adorer. Tout d’abord, ceux qui sont les plus près du trône, les êtres vivants et les anciens, donnent l’exemple et se prosternent devant l’Agneau. Ils lui rendent hommage dans une profonde révérence et chantent sa louange avec une joie immense. Chacun d’eux a une harpe, littéralement une “cithare”, un instrument de musique joyeuse employé pour accompagner le chant (18:22). Chacun tient également une coupe d’or remplie d’encens, symbolisant les prières des saints, c’est-à-dire les croyants. Ces prières sont des louanges et des prières de reconnaissance, mais aussi des demandes pour que Dieu défende son honneur et fasse justice à son peuple en jugeant ceux qui persécutent son peuple. Jésus s’est lui-même sacrifié pour eux et ils ont part à sa victoire. Avec ces prières offertes au Christ par le service sacerdotal des êtres vivants et des anciens, l’Église se joint à eux par ses louanges à son Sauveur et Seigneur.

 

Pourquoi le chant entonné par les êtres vivants et les anciens est-il “nouveau”?

 

Le chant auquel se joignent les êtres vivants et les anciens est “nouveau” parce qu’il célèbre les oeuvres grandes et merveilleuses du Seigneur qui permettent au Seigneur Jésus de réaliser le contenu du livre et d’accomplir le but de sa venue dans le monde (Matthieu 20:28; 1 Corinthiens 6:20). Il est nouveau parce que jamais auparavant une telle délivrance, aussi grande et glorieuse, n’a été accomplie et jamais auparavant l’Agneau n’a reçu un tel honneur. Dans l’Ancien Testament, un “chant nouveau” était une expression de louange pour la victoire de Dieu sur ses ennemis et parfois aussi une reconnaissance pour l’oeuvre créatrice de Dieu. Ici, le chant nouveau célèbre la défaite des puissances du diable et du péché et la victoire qui assure la venue de la nouvelle création.

 

En 1 Chroniques 25, David avait établi 24 classes de Lévites pour le service du Seigneur, “qui prophétisaient en s’accompagnant de harpes, de luths et de cymbales”. De même ici, c’est le rôle des 24 anciens de chanter un cantique nouveau accompagnés de harpes.

 

Les versets 9-10 expriment le contenu du “cantique nouveau”. C’est un chant de rédemption qui célèbre l’oeuvre de salut en Jésus-Christ.

 

Comment ce chant exprime-t-il les aspects universel et particulier de la rédemption?

 

L’aspect universel de la rédemption du Christ est souligné par les expressions “toute tribu”, “toute langue”, etc. L’aspect particulier de la rédemption est exprimé par la préposition “de”, qui indique une séparation, une mise à part accomplie par son oeuvre. L’Agneau n’a pas acquis le salut de chaque personne individuelle. Il a payé pour ses élus, des gens bien particulier de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation. Cette rédemption n’a rien de national ou de limité géographiquement. Elle s’étend à tout groupe ethnique, linguistique, politique et social. “Et tous les peuples, les nations et les hommes de toutes langues le servirent.” (Daniel 7:14).

 

Le verset 10 nous annonce son glorieux résultat (voir Apocalypse 1:6; 1 Pierre 2:9-10). Tout comme il avait été annoncé par Daniel que “les saints du Très-Haut recevront le royaume et posséderont le royaume éternellement” (Daniel 7:18), de même il est déclaré au verset 10 que “tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre”.

 

Quelles sont les implications pour les croyants d’avoir été faits “un royaume et des sacrificateurs”?

 

4. Les millions d’anges et toutes les créatures adorent Dieu et l’Agneau (5:11-14)

 

Il y a une autre doxologie qui est entendue. Le choeur majestueux des anges, dont le nombre ne peut être compté, offre cette adoration. Les mystères du salut leur étant présentés (Éphésiens 3:10), ils ne peuvent faire autre chose que d’exalter le Seigneur et le déclarer digne d’une septuple louange. La puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange sont sept excellences qui représentent toutes les vertus et toutes les excellences les plus parfaites. Le nombre sept indique la plénitude, comme dans le reste de l’Apocalypse.

 

L’oratorio parvient à son sommet quand la louange de toutes les créatures s’ajoute au choeur des anges.

 

Pourquoi la création tout entière s’unit-elle à la louange universelle de Dieu et du Christ?

 

Le chant de louange se transforme en glorification universelle de Dieu le Créateur (chapitre 4) et du Christ le Rédempteur (chapitre 5). Tout l’univers loue Dieu et l’Agneau pour leur oeuvre de création et de rédemption. La bénédiction, l’honneur, la gloire et la puissance leur appartiennent pour toujours. Toutes choses doivent ultimement glorifier Dieu, car sa volonté s’accomplira dans tout l’univers. Cette adoration représente une louange universelle absolue, qui ne vient pas seulement volontiers des sujets du Roi, mais qui vient aussi de ses ennemis qui seront forcés de se soumettre (Philippiens 2:10-11; Colossiens 1:20). Dieu et l’Agneau règnent, par conséquent les croyants n’ont rien à craindre, même en temps de persécution.

 

Le fait que Dieu et Jésus soient glorifiés ensemble est une illustration très forte du fait que Jésus occupe la même position divine que Dieu. La gloire de Dieu et de l’Agneau est l’élément principal de cette vision. Cette scène anticipe l’acclamation universelle qui sera faite lors de l’accomplissement final de toutes choses. Cette louange souligne la divinité de Jésus plus que n’importe quel autre passage du Nouveau Testament. On s’adresse à Jésus de la même façon que l’on s’adressait à Dieu (4:11 et 5:13). Le simple fait que Jésus soit adoré est la démonstration de sa divinité. Jean lui-même souligne que Dieu seul doit être adoré (22:9).

 

Enfin, les quatre êtres vivants prononcent le “Amen”. Ils apposent leur sceau d’approbation sur les louanges de l’univers et sur l’adoration des anciens. Cela le glorifie, lui qui, selon son plan, unit toutes choses en Christ, aussi bien ce qui est dans le ciel que ce qui est sur la terre (Éphésiens 1:10). Les anciens, de leur côté, se prosternent et adorent, rendant hommage au Dieu trinitaire et particulièrement à l’Agneau.

 

Les deux séries parallèles de louange, dans Apocalypse 4 et Apocalypse 5, se ressemblent et contiennent la même idée: l’idée que la souveraineté dans la création est le fondement de la souveraineté dans le jugement et la rédemption. Ce parallèle montre le lien étroit entre le Dieu Créateur et Rédempteur et l’oeuvre de Jésus-Christ. Le contrôle que Dieu exerce sur la création s’est accompli par Jésus-Christ, au moyen de sa mort et de sa résurrection et par son Esprit que Jésus donne à son Église.

 

Paulin Bédard, pasteur


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