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L’Agneau et les 144 000 sur la montagne de Sion

Source: Creative Commons, Flickr, Mary

 

APOCALYPSE 14:1-5

 

L’AGNEAU ET LES 144 000 SUR LA MONTAGNE DE SION

 

Apocalypse 14 constitue la fin d’un autre cycle de visions. Ce cycle avait commencé au chapitre 12 avec l’attente de la naissance de Jésus et il se termine ici avec le jugement dernier et l’entrée de l’Église dans la gloire. Les chapitres 12 et 13 nous ont parlé du combat entre le dragon et la femme et des persécutions venant des deux bêtes. Le chapitre 14 et le début du chapitre 15 nous montrent maintenant la récompense qui attend les fidèles qui sont persécutés et le jugement dernier de ceux qui suivent la bête. Récompense et jugement sont mentionnés en alternance afin d’en exprimer plus pleinement les diverses facettes. Nous voyons d’abord l’Église dans la gloire (14:1-5), puis un triple avertissement en vue des jugements à venir (14:6-13), puis une vision anticipant l’apparition du Seigneur et le jugement qui sera exécuté (14:14-20). Ces visions ont pour but de procurer un encouragement à l’Église au milieu de son combat et de l’exhorter à persévérer jusqu’à la fin (Matthieu 24:14). La section se termine par la victoire des croyants sur la bête et la louange de Dieu (15:2-4). Dieu reçoit finalement toute la gloire, car c’est lui qui juge la bête et qui rend son Église capable de la vaincre. Tout ce qui est révélé dans ces chapitres 12 à 14 a donc pour but de montrer le résultat final du combat qui fait rage actuellement, et ce résultat c’est la gloire de Dieu.

 

Thème: La gloire éternelle des rachetés est tout à l’honneur de Dieu et de l’Agneau.

 

1. L’Agneau et les 144 000 dans la gloire (14:1)

2. Le chant nouveau que chantent les 144 000 (14:2-3)

3. Les caractéristiques des 144 000 (14:4-5)

 

1. L’Agneau et les 144 000 dans la gloire (14:1)

 

Lorsque Jean dit “Je regardai, et voici”, il exprime sa surprise devant cette vision qui lui est maintenant montrée. Cette nouvelle vision est complètement différente des visions terrifiantes des chapitres précédents.

 

Pouvez-vous expliquer pourquoi les chapitres 12 et 13 sont suivis de cette vision?

 

Jean voit de nouveau l’Agneau, le véritable et authentique Agneau, et non pas le faux agneau du chapitre précédent, cette deuxième bête qui avait reçu le pouvoir de la première bête. L’Agneau est debout. Il a été immolé, mais maintenant il se tient debout sur la montagne de Sion. Il est vivant et il est puissant.

 

La “montagne de Sion” est le lieu d’habitation du Seigneur qui rappelle les promesses de l’Ancien Testament au sujet du royaume messianique de justice et de paix promis par Dieu (Psaume 2:6; Michée 4:6; Ésaïe 59:20). Les chrétiens ont cette assurance: “Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion et de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades d’anges; de la réunion et de l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux…” (Hébreux 12:22-23).

 

Qui sont ces 144 000 personnes?

 

L’apôtre Jean voit l’Agneau accompagné de 144 000 personnes. Ce sont les mêmes 144 000 que ceux déjà mentionnés en Apocalypse 7:4. Au chapitre 7, nous avions vu qu’ils étaient marqués du sceau de Dieu sur leur front. Ici, c’est le nom de Dieu et de l’Agneau qu’ils portent sur le front. Cela correspond à la promesse que Jésus avait faite à l’Église de Philadelphie en Apocalypse 3:12: “J’écrirai sur le vainqueur le nom de mon Dieu et celui de la ville de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, ainsi que mon nom nouveau.” Ces 144 000 représentent symboliquement tous ceux qui appartiennent à Dieu et à Jésus-Christ, “l’assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux” (Hébreux 12:23), tous ceux qui ont été scellés par Dieu selon son plan rédempteur. Leurs robes ont été lavées et blanchies dans le sang de l’Agneau (7:14). Il s’agit donc de l’Église universelle, de toute l’assemblée des rachetés du Seigneur, purifiés par le sang de l’Agneau, qui reçoivent leur citoyenneté céleste éternelle, une destinée totalement différente de ceux qui ont reçu la marque de la bête sur la main droite et sur le front (13:16).

 

Les visions du chapitre 7 ont montré les 144 000 avant et après que le Seigneur envoie ses jugements sur le monde; cette vision montre maintenant les mêmes 144 000 après que le diable eut lancé sa grande attaque. Au chapitre 7, les 144 000 étaient encore sur terre; ici, ils sont au ciel après le jugement dernier. Et que remarquons-nous? Il n’en manque pas un seul! Malgré le fait que le dragon a fait tout ce qu’il a pu pour les perdre, malgré le fait qu’il a employé deux bêtes terriblement féroces pour l’aider à les détruire, il ne manque aucun des 144 000. L’Agneau n’a perdu aucun de ceux que le Père lui a donnés! Dieu qui protège son Église à travers les jugements la préserve et la défend également contre la rage du monde entier. Le résultat est l’Église dans la gloire (voir Jean 10:28).

 

2. Le chant nouveau que chantent les 144 000 (14:2-3)

 

La vision que Jean reçoit comporte une dimension auditive. Ce qu’il voit est magnifique, ce qu’il entend est également magnifique: “J’entendis du ciel une voix…” (14:2).

 

Quelles sont les caractéristiques de la voix entendue du ciel et qu’est-ce que cela exprime?

 

Il y a apparemment un grand contraste entre le verset 2a qui mentionne qu’il entendit “du ciel une voix, comme la voix de grandes eaux, comme le bruit d’un fort coup de tonnerre”, et le verset 2b qui décrit un son “comme celui de joueurs de harpes jouant de la harpe”. En fait, il n’existe pas de contraste. Le texte veut mettre en valeur la double caractéristique de la voix entendue. La voix est à la fois majestueuse et mélodieuse, à la fois continuelle et douce. D’une part, elle est puissante comme le son d’une chute d’eau ou d’un fort coup de tonnerre; d’autre part, elle est douce et agréable, comme le son d’un musicien jouant de la harpe. En Apocalypse 1:15, la voix de l’Agneau avait été comparée à celle de “la voix de grandes eaux”. En Apocalypse 6:1, Jean entendit l’un des quatre êtres vivants parler “comme une voix de tonnerre”. En Apocalypse 5:8-10, Jean avait vu les 4 êtres vivants et les 24 anciens tenir chacun une harpe et il les avait entendu chanter un chant nouveau. Cette fois-ci, le chant nouveau qui est maintenant entendu est chanté par les 144 000 devant le trône, en présence des 4 êtres vivants et des 24 anciens. Les chanteurs et les musiciens se tiennent à la place d’honneur devant le trône et devant les êtres vivants et les anciens. Dans la vision du trône du chapitre 5, les êtres vivants et les anciens chantaient le chant nouveau en considérant les rachetés de Dieu; maintenant ces rachetés eux-mêmes glorifient le Seigneur par leur chant de louange en présence des premiers chanteurs.

 

Pourquoi le chant entonné par les 144 000 est-il appelé “un cantique nouveau”?

 

Le chant est appelé “nouveau” car il chante les oeuvres merveilleuses de Dieu en Jésus-Christ (voir 5:9) Ils chantent une expérience nouvelle qu’ils font de ces oeuvres merveilleuses. Cette expérience nouvelle est d’avoir été rachetés de la terre. Chacun des rachetés et l’ensemble de l’Église chante ce chant nouveau devant le trône de Dieu. Le fait que seuls les 144,000 peuvent apprendre le chant ne signifie pas que ces derniers seraient instruits par les anges qui seraient les vrais chanteurs, mais cela signifie que personne d’autre ne peut apprendre le chant. Il est réservé aux rachetés, car ceux-là seuls qui sont rachetés connaissent la grâce de Dieu en Jésus-Christ. Ils y ont part. Ils peuvent donc la chanter à la gloire de Dieu et de l’Agneau (2:17). Le nouveau ciel et la nouvelle terre résonnent de ce chant d’adoration le plus joyeux et de cette musique de louange la plus pure. Un tel cantique est complètement étranger aux lèvres de ceux qui n’ont pas été rachetés. Quel privilège nous avons dès aujourd’hui d’apprendre des chants qui célèbrent les oeuvres de Dieu et sa grâce qu’il nous a faite en Jésus-Christ. Ce sera un privilège d’autant plus grand d’apprendre et de chanter ce chant nouveau qui célébrera l’accomplissement final de ses oeuvres merveilleuses en faveur de son peuple. Seuls les rachetés auront cet immense bonheur de chanter à la gloire de leur Seigneur et Sauveur dans une joie complète.

 

3. Les caractéristiques des 144 000 (14:4-5)

 

Ces versets donnent une description plus détaillée des 144 000. “Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges.”

 

Que signifie que les 144 000 ne se sont pas souillés avec des femmes et qu’ils sont appelés vierges?

 

L’Église catholique romaine cite parfois ces paroles pour justifier sa règle concernant le célibat des prêtres et des soeurs. À partir de ce texte et d’autres passages comme Matthieu 19:10-12 et 1 Corinthiens 7:1, Marcion, au deuxième siècle, a exigé le célibat de ses disciples. Certains pères de l’Église ont eu une attitude négative à l’égard du mariage et de la sexualité. Si le mariage peut souiller un homme, ce ne sont pas seulement les prêtres et les soeurs qui devraient rester célibataires, mais tout le monde. Ce serait très étrange et aberrant de penser que l’apôtre Pierre ou d’autres apôtres qui étaient mariés seraient à cause de cela exclus de l’assemblée des rachetés. La Bible enseigne tout autre chose (Genèse 2:18-25; Éphésiens 5:31-32; 1 Corinthiens 7:1). “Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure. Car Dieu jugera les débauchés et les adultères.” (Hébreux 13:4). Lorsque Paul s’est adressé aux chrétiens de Corinthe, dont plusieurs étaient mariés, il leur a dit ceci: “Je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.” (2 Corinthiens 11:2). La pureté en question signifie la fidélité spirituelle qui, bien entendu, n’est pas séparée de l’intégrité morale. La source de cette intégrité morale est la pureté intérieure du cœur, tout comme la souillure intérieure du cœur est la racine des transgressions extérieures. On ne devrait donc pas prendre ce texte comme étant une condamnation du mariage et une obligation de rester célibataire.

 

Il ne faudrait pas non plus le comprendre de façon littérale et croire que toute personne qui a commis la fornication ou l’adultère ne pourrait jamais avoir aucune part dans le Royaume de Dieu. À ces mêmes chrétiens de Corinthe, Paul a lancé ce sérieux avertissement: “Ne vous y trompez pas: ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les dépravés, ni les homosexuels… n’hériteront le royaume de Dieu”. Ceux qui commentent ces choses et ne s’en repentent pas n’ont pas de place dans le royaume de Dieu. Cependant, Paul s’empresse d’ajouter: “Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu.” (1 Corinthiens 6:9-11). L’oeuvre de la grâce est puissante et efficace dans la vie de ceux qui se repentent et croient en Jésus-Christ.

 

Dans le contexte d’Apocalypse 14, l’affirmation selon laquelle les 144 000 ne se sont pas souillés avec des femmes, mais sont demeurés vierges (un mot employé aussi pour les hommes) signifie premièrement qu’ils se sont abstenus de l’idolâtrie, que la Bible présente souvent comme de la fornication. Mais puisque l’idolâtrie était souvent accompagnée d’immoralité, cela inclut aussi la fornication charnelle. Plutôt que de devenir infidèles à l’Agneau, les 144 000 le suivent “partout où il va”. Deuxièmement, cela signifie qu’ils ont marché dans l’obéissance aux voies du Seigneur, en suivant ses traces, en renonçant à eux-mêmes et en portant leur croix (voir Marc 8:34; Jean 10:4).

 

Le but de la venue de Jésus sur terre a été de purifier et de sanctifier son Église qui était souillée. “Le Christ a aimé l’Église est s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier après l’avoir purifiée par l’eau et la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut.” (Éphésiens 5:25). Les 144 000 de l’Apocalypse ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau. C’est la raison pour laquelle ils peuvent se tenir devant le trône de Dieu et le servir jour et nuit dans son temple (7:14-15). C’est uniquement par la puissance de l’Évangile que nous pouvons être purifiés. C’est la raison pour laquelle Paul dit aux Corinthiens: “Ne vous y trompez pas: ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les dépravés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les insulteurs, ni les accapareurs n’hériteront le royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez, quelques-uns d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ et par l’Esprit de notre Dieu.” (1 Corinthiens 6:9-11).

 

Les rachetés “suivent l’Agneau partout où il va”. Suivre l’Agneau est une caractéristique de la vie chrétienne. Jean lui-même avait été appelé à tout quitter pour suivre Jésus, de même que son frère Jacques et les autres disciples. “Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi.” (Matthieu 10:38). Suivre Jésus signifie que nous devons passer, nous aussi, comme notre Maître, par la souffrance et l’humiliation à cause de son nom. Après quoi nous entrerons nous aussi dans la gloire éternelle dans laquelle l’Agneau est déjà entré. Quelle consolation pour Jean et pour les chrétiens au milieu du combat de recevoir cette vision de l’Agneau debout sur la montagne de Sion en présence des 144 000 qui l’ont suivi jusque sur cette montagne glorieuse. Le bon Berger marche devant ses brebis et elles le suivent. Malgré toutes les attaques terribles et meurtrières lancées par le dragon et les deux bêtes contre l’Église du Seigneur, celle-ci pourra persévérer jusqu’à la fin dans les voies du Seigneur grâce à la force et à la fidélité de l’Agneau.

 

D’après ce que dit littéralement le texte, ces 144 000 “ont été rachetés d’entre les hommes, comme des prémices pour Dieu et pour l’Agneau”. À cause du mot “prémices”, plusieurs commentateurs croient que les 144 000 sont un groupe sélect parmi les élus de Dieu, la première partie de la récolte de Dieu. Il est vrai que, dans le Nouveau Testament, le mot “prémices” est utilisé dans le sens d’une première partie d’une grande récolte. Le texte précise toutefois qu’ils ont été rachetés d’entre les hommes. Cela signifie qu’il y a eu une séparation au moyen d’un paiement versé en vue de les acquérir. Les 144 000 sont mis à part du reste de l’humanité et désignent donc tous les vrais croyants. Ils sont appelés des prémices parce que, tout comme les premiers fruits des récoltes d’Israël, ils appartiennent au Seigneur de façon spéciale, le reste de la “récolte” sera réservé à la colère de Dieu (14:17-19). Mais ceux-ci sont l’offrande pour Dieu et pour l’Agneau (voir Exode 23:19; Lévitique 23:20-21; Deutéronome 26:1-11; Néhémie 10:35-38; Jérémie 2:3). Jacques utilise ce terme pour désigner les premiers chrétiens. “Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures.” (Jacques 1:18). Tous ceux qui ne font pas partie de ces premiers-fruits ne sont pas pour le Seigneur. Tous ceux qui en font partie lui appartiennent, car ils ont été rachetés à grand prix par le sang de l’Agneau.

 

Quelles sont les conséquences pour votre vie de savoir que vous appartenez à Dieu et à l’Agneau? Donnez des exemples pratiques.

 

Deux dernières caractéristiques sont mentionnées au verset 5. Premièrement: “et dans leur bouche il ne s’est pas trouvé de mensonge.” Le fait de ne pas avoir de mensonge dans la bouche ne signifie pas seulement que nous disons la vérité de manière générale. Cela signifie aussi que nous disons la vérité concernant Dieu et l’Agneau. La vérité, dans la Bible, n’est pas une notion abstraite. Elle a une signification très relationnelle. Le neuvième commandement nous demande de ne pas porter de faux témoignage, ce qui veut dire que nous devons dire la vérité au sujet de notre prochain, par exemple lorsque nous sommes appelés à témoigner devant le tribunal. Les 144 000 qui sont rachetés par l’Agneau et qui lui appartiennent sont appelés à être des témoins fidèles de Jésus, au milieu du combat contre le dragon et des pressions exercées contre nous par la bête et le faux prophète. Le faux prophète veut nous éloigner de la vérité de la Parole de Dieu par ses tromperies, mais dans la bouche des rachetés, “il ne s’est pas trouvé de mensonge”. Ils ne sont pas devenus amis du faux prophète, mais sont demeurés fidèles au Seigneur dans leur témoignage chrétien dans ce monde. En cela aussi ils suivent l’Agneau. En Ésaïe 53:9, il est dit à propos du Serviteur souffrant de l’Éternel: “Il n’y a pas eu de fraude dans sa bouche.” Cette caractéristique est mentionnée immédiatement après qu’il fut dit qu’il était “semblable à l’agneau qu’on mène à la boucherie” (Ésaïe 53:7). En cela, les croyants ressemblent à leur Sauveur. Ils ne doivent pas se laisser intimider en face des non chrétiens. Même dans la persécution, ils sont exhortés à persévérer dans leur profession de foi et dans leur témoignage en faveur de la vérité de l’Évangile. “Car c’est une grâce que de supporter des peines, par motif de conscience envers Dieu quand on souffre injustement…. C’est à cela, en effet, que vous avez été appelés, parce que Christ lui aussi a souffert pour vous et vous a laissé un exemple, afin que vous suiviez ses traces; lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est pas trouvé de fraude…” (1 Pierre 2:19-22).

 

Et voici la dernière caractéristique mentionnée au verset 5: “ils sont irréprochables” (amômos). Nous avons ici une description de ce que nous serons lorsque nous vivrons dans le bonheur de la nouvelle Jérusalem sur la montagne de Sion! Le Seigneur sera enfin parvenu à son but qu’il s’était fixé depuis toute éternité pour ses élus. “En lui, Dieu nous a élus avant la fondation du monde pour que nous soyons saints et sans défaut (amômos) devant lui.” (Éphésiens 1:4). C’est le but poursuivi par Jésus-Christ quand il est venu sur terre et qu’il poursuit durant toute notre vie. “Le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier après l’avoir purifiée par l’eau et la parole, pour faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut.” (amômos). (Éphésiens 5:25-27; voir Colossiens 1:22; Philippiens 2:14-15; 1 Pierre 1:19; Jude 24). Quelle joie ce sera d’être enfin parvenus à la pleine ressemblance de Jésus-Christ et à la gloire éternelle! Si le combat contre le dragon et ses alliés fait toujours rage et si le monde nous tient pour coupables, au dernier jour nous serons présentés devant Dieu et devant l’Agneau comme étant innocents, saints, sans reproche et sans défaut. Quelle réalité glorieuse nous attend ce jour-là! Notre entrée dans cette gloire sera tout à l’honneur de Dieu et de l’Agneau, pour qui nous chanterons les louanges éternellement.

 

Quel encouragement cette vision vous procure-t-elle?

 

Paulin Bédard, pasteur


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