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Les deux dernières coupes de la fureur de Dieu

 

 

Source: Creative Commons, Flickr, Mary

 

APOCALYPSE 16:12-21

 

LES DEUX DERNIÈRES COUPES DE LA FUREUR DE DIEU

 

Les cinq premières coupes nous avaient annoncé des jugements de Dieu déversés tout au long de l’histoire sur les idolâtres et les persécuteurs de l’Église. Les deux dernières coupes nous annoncent le jugement dernier qui va se produire à la toute fin de l’histoire, de même que la préparation à ce jugement dernier. La sixième coupe nous révèle cette préparation qui est déjà mise en branle aujourd’hui et durant toute la période du Nouveau Testament, mais qui va réellement se préciser et se concrétiser vers la toute fin de l’histoire. La septième coupe nous révèle quelques facettes du jugement dernier. Avant d’examiner le texte plus en détail, rappelons-nous encore que l’Apocalypse est un livre destiné à l’encouragement et à la consolation des chrétiens. La colère de Dieu manifestée par le déversement de toutes ces coupes a bien sûr pour but de nous montrer la justice de Dieu. Mais elle vise aussi à nous encourager à persévérer au milieu du mal qui est répandu sur la terre. Au beau milieu du déversement de ces deux coupes, le petit verset 15 nous annonce un bonheur incomparable: “Heureux celui qui veille et garde ses vêtements…”

 

Thème: Dieu exercera son jugement dernier contre le système mondial du mal, en promettant le bonheur à celui qui veille.

 

1. La sixième coupe -  Dieu rassemble les forces du mal afin de les punir au dernier jour (16:12-16)

a. La voie des ennemis est préparée (16:12)

b. Les ennemis sont rassemblés pour le combat (16:13-14)

c. Promesse aux fidèles et exhortation à la vigilance (16:15)

d. Le lieu du rassemblement est désigné (16:16)

2. La septième coupe -  Dieu punira le système mondial du mal au jugement dernier (16:17-21)

a. L’accomplissement de la colère (16:17)

b. Les manifestations de la colère (16:18)

c. Les résultats de la colère (16:19-20)

d. La réponse à la colère (16:21)

 

1. La sixième coupe (16:12)

Dieu rassemble les forces du mal afin de les punir au dernier jour

 

a. La voie des ennemis est préparée (16:12)

 

La sixième coupe est déversée sur le grand fleuve Euphrate, qui constituait autrefois la frontière entre le royaume de David et les royaumes du monde. Le fleuve s’assèche et la route est prête pour “les rois qui viennent de l’Orient” (16:12). Cette description du fleuve de l’Euphrate desséché s’inspire de la prophétie d’Ésaïe 11:15-16, sauf que cette prophétie d’Ésaïe annonçait la délivrance et le retour du reste des dix tribus d’Israël provenant d’Assyrie; tandis que, dans l’Apocalypse, le fleuve s’assèche pour laisser passer les rois ennemis qui viennent de l’Orient. Cette image nous rappelle aussi la traversée de la mer Rouge à sec qui a permis la délivrance du peuple d’Israël et l’engloutissement dans la mer de leurs ennemis égyptiens; tandis qu’ici l’assèchement du fleuve prépare la voie à une terrible bataille. Il ne faut cependant pas penser que cette guerre aura pour résultat la ruine du peuple de Dieu. Au contraire, elle se terminera par la destruction des ennemis de Dieu et la délivrance finale de son Église. C’est Dieu lui-même qui assèche le fleuve Euphrate, qui doit être pris symboliquement, montrant que Dieu dirige les événements entourant la grande bataille annoncée. Cette bataille se terminera par la destruction des ennemis de Dieu qui sera bien pire que l’engloutissement de l’armée égyptienne. “Ils montèrent à la surface de la terre et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel et les dévora.” (20:9).

 

Le Seigneur Dieu donne donc la possibilité aux rois de l’Orient de lancer leur attaque.

 

Pourquoi est-il dit que les rois se préparant à la bataille viennent de l’Orient?

 

Parce que, dans la prophétie de l’Ancien Testament, Babylone, le centre de cette puissance mondiale, était situé en Orient. Le livre de l’Apocalypse utilise symboliquement la terminologie prophétique sans être liée à la géographie de la vraie Babylone. Ces rois ne sont donc pas des empires japonais, chinois, russes ou musulmans, comme certains ont proposé, mais des puissances mondiales anti-chrétiennes en général. Le verset 14 mentionne bien que “les rois de toute la terre” seront impliqués.

 

Cette sixième coupe nous rappelle le son de la sixième trompette (9:13-21). À cette occasion, cependant, les anges furent envoyés pour tuer “le tiers des hommes” (9:15), indiquant le soulèvement de nation contre nation et de royaume contre royaume (Matthieu 24:7). La vision de la sixième coupe nous annonce, quant à elle, une attaque finale, “le combat du grand jour de Dieu” (16:14), où les puissances du monde vont se concentrer contre le royaume de Dieu et contre son Église. Cette guerre est décrite plus loin en Apocalypse 20:7-10.

 

b. Les ennemis sont rassemblés pour le combat (16:13-14)

 

Bien que le Seigneur permette aux rois de lancer leur grande attaque, ce n’est pas lui qui rassemble les rois. Cela est fait par la “trinité du mal”: le dragon, la bête qui est sortie de la mer et le faux prophète (la bête qui est sortie de la terre). “Je vis sortir de la gueule du dragon, de la gueule de la bête et de la bouche du faux prophète, trois esprits impurs, semblables à des grenouilles. Ce sont des esprits de démons, qui opèrent des signes et qui s’en vont vers les rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour de Dieu, le Tout-Puissant.” (16:13-14). L’apparition des grenouilles nous rappelle le deuxième fléau d’Égypte (Exode 8:1-15). Les trois créatures de cette vision qui ressemblent à des grenouilles sont beaucoup plus dangereuses que l’armée entière des vraies grenouilles qui ont recouvert le pays d’Égypte. Ces grenouilles sont des esprits démoniaques. Ils proviennent de la gueule du dragon (Satan), de la gueule de la bête (le système politique satanique) et de la bouche du faux prophète (les religions, croyances et philosophies trompeuses, alliées du système politique et s’introduisant même dans l’Église). Tout comme la bête sortant de la terre (13:3), ces esprits de démons accomplissent des miracles afin de séduire et de tromper en particulier les “rois”. Ils vont par toute la terre rassembler les rois du monde entier en vue de la bataille décisive.

 

Donnez des exemples de moyens employés par les esprits de démons pour rassembler les troupes ennemies.

 

Ils se servent pour cela de politiciens, de représentants des médias, de théologiens, de philosophes qui mettent leur intelligence et leur savoir au service d’une idéologie anti-chrétienne. Ils se manifestent dans toutes sortes de projets, méthodes et entreprises diaboliques. Le regroupement de ces forces pour cette guerre finale vise l’anéantissement des saints et la destruction de l’Église. (Apocalypse 11:7-13 avait déjà annoncé la même bataille: “La bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les tuera…” Il en est également question en 19:11-21 et 20:7-10). Nous sommes toutefois réconfortés par le fait que tout cet immense “mouvement de troupes” a d’abord été initié par l’ange de Dieu lorsqu’il déverse la sixième coupe de colère de Dieu sur le grand fleuve. Toute cette préparation à cette grande bataille est commencée depuis longtemps, elle se poursuit au long de l’histoire et parviendra à une intensification maximale juste avant la fin. Mais ne soyons pas inquiets, car au fond, c’est Dieu qui, dans sa colère, prépare déjà la défaite complète de ses ennemis. C’est la raison pour laquelle il est dit qu’ils sont rassemblés “pour le combat du grand jour de Dieu, le Tout-Puissant”. Ce rassemblement ne prépare pas le grand jour des ennemis des croyants, mais le grand jour de Dieu. Ces ennemis ne sont pas tout-puissants, c’est Dieu qui est tout-puissant! Ainsi donc, les nations se trompent lorsqu’elles pensent qu’elles sont en train de se rassembler pour exterminer les saints. En réalité, c’est Dieu lui-même qui les rassemble en vue du jour de leur jugement. La sixième coupe est au fond un message de grande consolation pour l’Église!

 

c. Promesse aux fidèles et exhortation à la vigilance (16:15)

 

La description de la vision est interrompue par une promesse et une exhortation. “Voici, je viens comme un voleur. Heureux celui qui veille et garde ses vêtements, afin qu’il ne marche pas nu et qu’on ne voie pas sa honte!” (16:15). C’est Jésus lui-même qui parle. La voix du Seigneur prononce une parole d’assurance et d’encouragement adressée à ses fidèles serviteurs.

 

Quelle est la signification de l’exhortation de Jésus pour nous?

 

Jésus annonce qu’il viendra de façon inattendue, sans qu’on s’y attende. Le grand jour de Dieu peut venir n’importe quand. Par conséquent, nous sommes exhortés à veiller. Cette venue soudaine du Seigneur implique une vigilance constante de la part de ses disciples. L’avertissement est suivi d’une autre béatitude, la troisième, qui proclame heureux celui qui veille. Une promesse de bonheur est annoncée à ceux qui veillent, ceux qui tiennent ferme dans la foi et qui sont prêts pour ce grand jour. Quel message rassurant pour ceux qui sont témoins, comme nous, de ce terrible spectacle de rassemblement des forces du mal qui défient l’autorité souveraine du Créateur. Même si les serviteurs de Dieu sont impuissants en eux-mêmes, le Seigneur est proche et il demeure en parfait contrôle de toute la situation. La victoire est certaine! Aucun croyant n’est en danger de perdre son bonheur et sa joie! L’exhortation à garder ses vêtements communique la même idée de veiller. Le veilleur est habillé en vue d’être prêt à toute éventualité. Jésus proclame sa bénédiction sur ses disciples dont l’attitude les empêche de marcher nus et d’exposer leur honte lorsqu’ils se lèveront de leur sommeil au moment de la venue du Seigneur.

 

d. Le lieu du rassemblement est désigné (16:16)

 

L’endroit où les rois rassemblent leurs armées s’appelle Harmaguédon.

 

Pourquoi le lieu de la bataille du grand jour du Seigneur s’appelle-t-il Harmaguédon?

 

Har signifie montagne et Maguédon réfère sans doute à la ville de Méguiddo dans la Bible, située dans la région du Carmel, près d’une étroit passage entre la côte et la vallée d’Esdralon ou Jizreel, l’un des champs de bataille importants de l’histoire ancienne et sacrée. Barak et Déborah ont vaincu les rois des Cananéens à Méguiddo (Juges 4; 5:19). Le roi croyant Josias fut tué à Méguiddo durant sa bataille contre le Pharaon Néko d’Égypte (2 Rois 23:29-30; voir Zacharie 12:11). À cause de son importance dans l’histoire de la révélation, ce champ de bataille a pu devenir le symbole du lieu de la bataille finale qui sera engagée par les royaumes du monde contre le peuple de Dieu.

 

Toutes sortes d’interprétations farfelues ont été données au sujet de cet Harmaguédon. Certains pensent que cette bataille serait une guerre entre deux groupes de nations actuelles, par exemple la Russie et les peuples musulmans contre le monde anglo-saxon; ou bien la Russie, l’Italie et le Japon contre la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis; ou bien l’Allemagne, l’Italie et le Japon contre la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les dispensationalistes pensent que cette bataille doit être prise littéralement et qu’elle aurait lieu immédiatement à la fin des supposés sept ans de tribulations. Cette période de sept ans de catastrophes culminerait par l’épouvantable bataille d’Harmaguédon. Cette bataille aurait lieu en Palestine et réunirait des armées représentant toutes les nations de la terre venues combattre Israël. Jésus reviendrait alors avec son Église (qui reste dans le ciel). Il descendrait sur terre pour y détruire l’Antichrist et tous ses ennemis et pour y établir son royaume terrestre pendant 1000 ans. Toute cette interprétation tourne autour d’une fausse opposition entre Israël et l’Église et se fonde sur l’idée que Dieu aurait deux plans différents pour ces deux peuples. Elle repose aussi sur une incompréhension de la nature hautement symbolique de l’Apocalypse qui est interprétée de façon beaucoup trop littérale. Notre compréhension de ce livre nous amène à conclure que la bataille d’Harmaguédon n’a rien à voir avec un rassemblement de chars d’assauts blindés, ni avec une supposée culmination de sept ans de grande tribulation, suivis d’un millénium terrestre pour les juifs.

 

Harmaguédon est en réalité le symbole des batailles où les croyants sont opprimés et où Dieu, de façon soudaine, révèle sa puissance pour délivrer son peuple et vaincre l’ennemi. La grande et dernière bataille d’Harmaguédon dont il est question dans ce texte est le moment où Satan, aidé des gouvernements anti-chrétiens (la bête) et des religions anti-chrétiennes (le faux prophète), seront réunis contre l’Église pour la bataille finale. Opprimés de toute part, les enfants de Dieu seront soudainement délivrés lorsque Jésus-Christ reviendra dans toute sa gloire. C’est la raison pour laquelle Harmaguédon fait partie de la sixième coupe, suivie de la septième qui est le jour du jugement dernier. La sixième est en train de se déverser tout au long de l’histoire. Les troupes se rassemblent progressivement. Mais sa pleine réalisation aura lieu juste à la fin, juste avant le jugement dernier.

 

2. La septième coupe (16:17-21)

Dieu punira le système mondial du mal au jugement dernier

 

a. L’accomplissement de la colère (16:17)

 

La septième coupe décrit la destruction finale du système du monde corrompu qui suit immédiatement la bataille d’Harmaguédon. La septième coupe est déversée dans l’air, c’est-à-dire dans l’atmosphère qui entoure la terre et qui permet le maintien de la vie de toute l’humanité. Lorsque l’atmosphère est frappé par le jugement de Dieu, la vie sur terre s’en trouve perturbée. Le verset 21 nous dit qu’une grosse grêle tombera alors sur la terre. Cette image rappelle la septième plaie d’Égypte (Exode 9:13-35) où la grêle était tombée du ciel sur toute l’Égypte après que Moïse eut levé son bâton vers le ciel.

 

Une voix forte sortit du sanctuaire, venant du trône de Dieu. La voix du Seigneur Dieu lui-même proclame une parole entendue par le monde entier: “C’en est fait!” (“Guégônen” en grec). C’en est fait! C’est terminé. Le but pour lequel les sept coupes sont déversées est accompli.

 

À quelle autre parole de Jésus cette parole venant du trône vous fait-elle penser?

Quelles sont les différence entre les deux?

 

Cette exclamation nous rappelle la sixième parole de la croix “Tout est accompli”, exprimée également par un seul mot (tétélesthai). Ces deux exclamations ont toutefois un sens bien différent. La parole de la croix signifie l’accomplissement de l’oeuvre du salut par le Serviteur souffrant qui a porté sur la croix la colère de Dieu pour son peuple. La parole du trône proclame que la colère de Dieu déversée sur le monde méchant s’est pleinement réalisée. Une même colère, mais avec deux sens tout à fait opposés ou deux résultats tout à fait différents. Pour les uns, cela signifie la rédemption, la délivrance, la réconciliation et la paix avec Dieu. Pour les autres, ce sera la dévastation totale.

 

b. Les manifestations de la colère (16:18)

 

Il y eut des éclairs, des voix, des tonnerres et un grand tremblement de terre tel qu’il n’y en a pas eu de si grand, depuis que les hommes sont sur la terre.” (16:18). Cette description rappelle ce qui a été révélé dans la vision du sixième sceau. Le sixième sceau déclenche un grand tremblement de terre et toutes sortes de manifestations cosmiques terrifiantes. Ces descriptions sont des images de la présence de Dieu qui vient et qui entre en jugement d’une manière plus grande et plus puissante que jamais auparavant. Elles représentent le jugement dernier qui provoquera la dislocation de la création tout entière. Tous les tremblements de terre qui ont secoué la croûte terrestre ne sont qu’un petit aperçu de ce qui se produira ce jour-là.

 

c. Les résultats de la colère (16:19-20)

 

Quel effet le grand tremblement de terre produit-il sur le monde?

 

Qu’arrive-t-il aux villes et aux habitations lorsqu’un tremblement de terre se produit? Les maisons s’écroulent, les ponts sont renversés, des crevasses immenses viennent sectionner les routes et les terrains. Ici, “la grande ville fut divisée en trois parties. Les villes des nations tombèrent” (16:19). Le jugement frappera donc la grande ville, Babylone la grande, ainsi que ses alliés, “les nations”. Nous voyons bien par cette dernière expression, “les villes des nations”, que ce jugement aura une portée universelle. Il frappera non seulement la capitale, c’est-à-dire le système mondial du mal représenté par Babylone, mais aussi le réseau universel du mal qui s’étend sur la terre entière et qui dépend de ce système mondial du mal. Ceux qui ont détruit ou qui ont cherché à détruire le peuple de Dieu seront eux-mêmes détruits.

 

Et Dieu se souvint de Babylone la grande, pour lui donner la coupe du vin de son ardente colère.” (16:19). Dieu se souvint! Oui, il se souvient des péchés des hommes. C’est pourquoi il leur fait boire la coupe de sa colère. Cette image de la coupe de la colère de Dieu montre bien que les gens en seront complètement intoxiqués. Ils en subiront des souffrances extrêmes. La vision de la septième coupe ne nous donne qu’un résumé du jugement de Babylone et de sa chute. Les chapitres suivants nous présenteront une description détaillée. Nous y reviendrons!

 

Le verset 20 nous montre encore une fois l’ampleur mondiale de la dévastation: “Toutes les îles s’enfuirent et les montagnes ne furent pas retrouvées.” Le mont Everest, les Alpes, les Andes, toutes ces beautés naturelles magnifiques et gigantesques vont disparaître! Les îles paradisiaques du Pacifique s’enfuiront et seront englouties. Le jugement ne frappera pas seulement Babylone, le système mondial du mal et les hommes méchants. Il détruira la terre entière!

 

d. La réponse à la colère (16:21)

 

Une grosse grêle, dont les grêlons pesaient environ un talent, tomba du ciel sur les hommes.” (16:21). La grêle, comme déjà mentionné, nous rappelle la septième plaie d’Égypte. Mais celle-ci est maintenant bien pire. Les grêlons pèsent chacun un talent, c’est-à-dire peut-être environ 50 kg. Cela symbolise toute la force de frappe de ce jugement. La fin du verset nous dit que “cette plaie était violente à l’extrême”. Que pourra-t-il bien rester sur la terre après une telle catastrophe? Cette tempête produit une terrible destruction qui s’étend, non pas sur un seul pays, comme en Égypte, mais sur le monde entier.

 

Qu’est-ce que le jugement dernier nous apprend au sujet du monde incrédule?

 

Cette calamité n’amène toutefois pas la repentance des croyants ni leur retour à Dieu. Au contraire, ils blasphèment Dieu à cause de la plaie qui les met en colère. Ils périssent ainsi éternellement.

 

Nous verrons plus en détail dans les chapitres suivants toute la tragédie produite par ce jugement. Mais n’oublions pas, encore une fois, que la destruction des forces du mal a aussi pour but de faire éclater la gloire de Dieu et la grandeur de la rédemption de son Église. Les chapitres 17 et 18, qui nous présentent plus en détail les grands malheurs à venir lors du jugement dernier, sont suivis du chapitre 19 qui nous fait entendre les louanges dans le ciel et qui nous fait voir les noces de l’Agneau célébrées en présence de son Épouse fidèle et bienheureuse. Oui, heureux ceux qui veillent et qui se sont préparés pour les noces de l’Agneau. Ils échapperont à la dévastation du jugement et seront épargnés des coupes de colère, afin d’entrer dans la joie et l’allégresse éternelle en présence de leur merveilleux Sauveur!

 

Paulin Bédard, pasteur


 

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