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La grande prostituée et la bête

 

Source: Creative Commons, Flickr, Mary

 

APOCALYPSE 17:7-18

 

LA GRANDE PROSTITUÉE ET LA BÊTE

 

Une guerre impitoyable fait rage sur la terre: le dragon contre l’Agneau, le faux prophète contre les vrais prophètes de Dieu, la prostituée contre la fiancée du Seigneur, Babylone contre la Nouvelle Jérusalem. Quelle sera l’issue de cette guerre à finir? Qui sera définitivement vaincu? Qui remportera la victoire finale? Les détails des visions de l’Apocalypse sont parfois difficiles à comprendre. C’est le cas du chapitre 17. Mais l’essentiel de ces visions est d’une clarté limpide. Le grand combat est acharné, féroce, douloureux. Il va continuer jusqu’à la fin des temps. Il ira même en s’intensifiant. Mais levons la tête, soyons confiants et marchons joyeux! La victoire finale de l’Agneau est certaine! La défaite complète de l’ennemi est assurée. Que représentent les dix cornes, les sept têtes, la réapparition de la bête, la prostituée, etc.? Ce sont des questions que nous allons considérer. Mais en cherchant à comprendre ces éléments, souvenons-nous de l’essentiel: la bête s’en va à la perdition (17:8 et 17:11). L’Agneau vaincra les dix cornes (17:14). Les élus et les fidèles les vaincront aussi (17:14). La prostituée sera détruite (17:16). Le dessein de Dieu et toutes ses paroles s’accompliront parfaitement (17:17).

 

Thème: Dieu annonce le jugement des forces séductrices anti-chrétienne (2e partie)

1. La bête (17:7-8)

2. Les sept têtes (17:9-11)

3. Les dix cornes (17:12-13)

4. Le combat contre l’Agneau (17:14)

5. Les eaux (17:15)

6. Le jugement de la prostituée (17:16-18)

 

1. La bête (17:7-8)

 

Dans une section précédente, nous avons commencé à étudier le début de cette vision. Un ange a invité Jean à venir voir le jugement de la grande prostituée. Jean a vu cette femme assise sur une bête à sept têtes et à dix cornes, une femme habillée de vêtements royaux, ivre du sang des croyants. “À sa vue, je fus frappé d’un grand étonnement.” (17:6). Il est très surpris du spectacle extraordinaire qu’il voit devant lui, mais il est également étonné du fait qu’il ne semble pas bien comprendre la signification symbolique de cette vision. L’ange lui promet alors de lui donner des explications. “Et l’ange me dit: Pourquoi t’étonner? Je te dirai le mystère de la femme et de la bête qui la porte et qui a les sept têtes et les dix cornes.” (17:7). L’explication suit dans les versets suivants. Ce qui nous surprend, nous lecteurs, c’est que l’explication de l’ange semble soulever autant de questions que de réponses. L’ange dit le mystère, mais en un sens, ça reste un mystère. Tout n’est pas parfaitement clair, mais l’essentiel est tout à fait clair.

 

La bête, c’est un monstre anti-chrétien qui a reçu du dragon le pouvoir et l’autorité de frapper pour faire du mal à l’Église du Seigneur. Le chapitre 13 nous avait déjà donné une description de ce monstre terrifiant. L’ange dit à Jean: “La bête que tu as vue était et elle n’est plus. Elle va monter de l’abîme et s’en aller à la perdition.” (17:8).

 

Qu’est-ce que l’explication de l’ange nous apprend au sujet de la bête?

 

L’abîme est l’habitat naturel de cet animal. C’est sa niche, comme on dit en écologie. C’est son quartier général, le point de départ de ses opérations. Un endroit invivable et peu recommandable… On se demande ce que veut dire “elle était et elle n’est plus”. La fin du verset ajoute: “Elle était, elle n’est plus et elle réapparaîtra.” Faudrait-il comprendre qu’à l’époque de l’apôtre Jean cette bête avait disparu de la circulation et que, plus tard vers la fin de l’histoire, elle refera surface? Ce que nous avons vu dans l’Apocalypse ne semble pas soutenir cette idée. Nous avions l’impression jusqu’à maintenant que la bête qui sort de la mer est continuellement active dans le monde. Apocalypse 13:5 nous dit qu’il “lui fut donné le pouvoir d’agir pendant 42 mois”, une période ininterrompue qui représente toute la période du Nouveau Testament jusqu’au retour du Seigneur.

 

Le fait qu’elle apparaisse, disparaisse et réapparaisse pourrait aussi indiquer qu’elle fait des conquêtes successives sur la scène mondiale. Notre texte précise que “les habitants de la terre, dont le nom n’a pas été inscrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s’étonneront à la vue de la bête, parce qu’elle était, qu’elle n’est plus et qu’elle réapparaîtra.” Cette alternance de présence, d’absence et de réapparition cause l’étonnement chez les non croyants qui n’ont pas été choisis par Dieu dans son insondable dessein d’élection. Tout au long de l’histoire, ces non croyants sont remplis d’admiration chaque fois que la bête exerce son pouvoir. Par exemple, quand des empires despotiques se lèvent et aspirent à dominer le monde entier, les gens adorent la bête et vénèrent sa puissance. La même tentation guette aujourd’hui ceux qui sont assoiffés de gloire et de puissance mondiale. Ils ne parviennent jamais à mettre la main sur le monde, mais le diable met la main sur eux. Les empires tombent et se succèdent; ils sont remplacés par d’autres empires tout aussi corrompus. Aussi puissants ces empires peuvent-ils être, ils sont tous destinés à disparaître les uns après les autres.

 

À quoi nous fait penser le fait que la bête “était, n’est plus et reparaîtra”?

 

On pourrait dire que la bête essaie de singer Jésus. C’est une sorte de parodie de l’oeuvre de Jésus. Il est venu, il est mort, il est ressuscité, il est monté au ciel et il reviendra dans sa gloire pour exercer pleinement son règne et sa puissance. Il est alors possible de comprendre que cette “réapparition” de la bête soit une manifestation eschatologique grandiose et finale en vue d’établir son règne sur tous les habitants de la terre, à la ressemblance de ce que Jésus a promis de faire à son retour. Une apparition comme jamais il n’y en a eu dans l’histoire, accompagnée d’une manifestation de signes et de puissance inégalés. La bête veut absolument régner et être adorée. Mais soyons rassurés! Si les non régénérés s’étonnent et admirent les prouesses de la bête, nous savons que celle-ci ira finalement à la perdition. Toutes ses singeries et toutes ses tentatives d’établir sa domination sont vouées à l’échec total. Voyez d’ailleurs l’immense différence. Dans le cas de Jésus, on dit qu’il est, qu’il était et qu’il vient. Même s’il est physiquement absent de la terre, il y est toujours présent et agissant. Dans le cas de la bête, il est dit qu’elle était, qu’elle n’est plus et qu’elle réapparaîtra. Cette formule ridiculise tous les efforts de la bête qui essaie de remporter la victoire sur Jésus et sur son Église. Même si Jésus n’est plus physiquement présent sur la terre, il y est toujours présent par sa puissance et par son Esprit. Par contre, même si le dragon est tombé du ciel sur la terre plein de rage pour essayer de détruire l’Église, et même si la bête monte de la mer et fait la guerre aux saints, on peut dire de cette bête qu’en ce moment “elle n’est plus”. La bête est toujours agissante pendant les 42 semaines, mais son action n’est pas comparable à celle toute-puissante de notre merveilleux Sauveur. Par ailleurs, lorsqu’elle réapparaîtra à la fin des temps, sa victoire ne sera que temporaire, car elle va “s’en aller à la perdition” (17:8), littéralement “elle s’en va à la perdition”, le verbe est au présent continue. Le mouvement est déjà amorcé, tellement la fin est certaine. De même, la venue de Jésus est en quelque sorte déjà amorcée, tellement elle est certaine. Cela nous procure un grand encouragement à persévérer. Je viens, dit Jésus, “Je viens bientôt. Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.” (3:11).

 

2. Les sept têtes (17:9-11)

 

Il faut ici l’intelligence qui a de la sagesse: les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles la femme est assise.” (17:9).

 

D’après vous, que représentent les sept montagnes et les sept rois? Pourquoi la vision n’est-elle pas plus précise à ce sujet?

 

Plusieurs ont dit que les sept montagnes représentaient la ville de Rome construite sur sept collines. Il est effectivement possible d’y voir une allusion à Rome. Les sept têtes de la bête représenteraient alors des empereurs romains successifs. Cette explication ne semble toutefois pas satisfaisante. On peut également y voir une succession de royaumes puissants différents. “Ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, l’un existe, l’autre n’est pas encore venu.” (17:9-10). Les cinq royaumes déjà tombés pourraient par exemple être l’Égypte, l’Assyrie, Babylone, les Perses et la Grèce. Le royaume qui existe encore (du temps de Jean) serait l’empire romain. L’autre qui n’est pas encore venu doit venir dans l’avenir “et quand il sera venu, il doit rester peu de temps”. Le problème est que des siècles se sont écoulés depuis la chute de l’empire romain et, depuis lors, bien d’autres puissances et royaumes se sont levés et ont disparu. Pensons simplement à l’empire ottoman, à l’empire britannique, à l’empire français de Napoléon, à la domination d’Hitler, à celle de Staline, etc. Certains pensent alors que cet autre roi doit représenter l’ensemble de tous les royaumes depuis la chute de l’Empire romain. D’autres s’attendent à voir s’élever un nouvel empire dans les derniers jours, un empire qui étendra sa domination sur le monde entier.

 

On peut aussi comprend le nombre sept de façon symbolique, comme dans le reste de l’Apocalypse. Le nombre sept rappelle la plénitude de l’autorité divine. Les empires de ce monde déchu cherchent à détrôner Dieu et à exercer une domination universelle absolue. Les cinq empires qui ont déjà existé et celui qui existe encore représentent cette soif de pouvoir qui s’est toujours manifesté parmi les hommes avant la venue de Jésus. Depuis sa venue, les choses ont bien changé. Satan, le dragon ancien, est maintenant lié. Il agit encore sur la terre, plein de rage, mais il ne peut plus séduire les nations comme autrefois. Son pouvoir est limité par le fait que Jésus règne au ciel et qu’il exerce son oeuvre de rédemption par sa Parole et par son Esprit qu’il envoie sur la terre. Il en sera ainsi jusqu’à la plénitude des temps, lorsque Satan sera détaché pour un peu de temps. “Il le jeta dans l’abîme, qu’il ferma et scella au-dessus de lui, afin qu’il ne séduise plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps.” (20:3). Ce “un peu de temps” semble correspondre au “peu de temps” durant lequel le septième roi doit rester en place lorsqu’il apparaîtra. La dernière mobilisation des forces mondiales anti-chrétiennes aura lieu sous la direction de ce septième roi. Ce sera l’assaut le plus terrible de l’histoire, mais qui sera aussitôt anéanti par le jugement dernier, quand Dieu enverra pour toujours le diable dans l’étang de feu avec la bête et le faux prophète (20:7-10).

 

La bête qui était et qui n’est plus est elle-même un huitième roi; elle est aussi l’un des sept.” (17:11). Cette phrase énigmatique indique une relation étroite entre la bête et les sept rois. Chaque fois que le pouvoir de ces rois se manifeste tout au long de l’histoire, c’est la manifestation des têtes de la bête. Le huitième roi sera la manifestation de la bête elle-même. La mention d’un huitième roi ne signifie pas nécessairement un ajout quantitatif d’un huitième royaume apparaissant dans un ordre successif historique. Le “huitième” peut être tout autant figuratif que les “sept rois”. Il peut représenter par exemple la tentative d’imiter la résurrection de Jésus. Jésus est mort le sixième jour de la semaine. Il est resté au tombeau le septième et il est ressuscité le huitième jour (où le premier jour de l’autre semaine). Dans notre contexte, ce huitième roi est l’équivalent de la bête qui “va monter de l’abîme” (17:8) et qui “reparaîtra” (17:8). On comprend aussi que ce huitième roi est de même nature mauvaise que les sept précédents (“elle est aussi l’un des sept”). En même temps, il est différent, en ce sens qu’il incarne plus pleinement la puissance satanique. Son règne amène l’histoire à sa conclusion. Mais peu importe jusqu’à quel point la bête se manifestera avec puissance à la fin de l’histoire, tous ses efforts sont inutiles, car “elle s’en va à la perdition” (17:11).

 

La relation entre celle-ci et les sept est si étroite qu’on peut dire que le huitième appartient aux sept, ou littéralement qu’il vient des sept. Le même esprit, le même but motive les sept et le huitième. Il y a toutefois une différence. Alors que les sept étaient l’incorporation des têtes de la bête, le huitième est l’incorporation de la bête elle-même.

 

3. Les dix cornes (17:12)

 

En plus des sept têtes, Jean a vu dix cornes (17:3). D’après l’explication de l’ange, ces cornes sont dix rois qui n’ont pas encore reçu de royaume ou de pouvoir royal. Il leur sera donné autorité de régner “pendant une heure avec la bête” (17:12). Leur pouvoir découle du fait qu’ils sont unis à la bête. Ils régneront avec elles. Mais le fait que cette autorité soit donnée exprime aussi que même le règne de la bête et de ses alliés est sous le gouvernement du Seigneur. Ils ne peuvent rien faire sans sa volonté. Le nombre dix exprime le fait qu’une plénitude de dirigeants exerceront la domination à ce moment-là et rechercheront la domination totale sur le monde. Seulement, le temps accordé à ces dix cornes pour régner n’est que d’une heure.

 

Quelle est la signification de l’heure pendant laquelle les dix rois régneront?

 

Cela signifie que leur règne ne durera qu’une courte période de temps, connue de Dieu seul. Leur apparente autorité sera très éphémère. Ils n’auront pas le temps de manifester toute leur méchanceté. Dieu demeure en contrôle de toutes choses, malgré leur grande arrogance. Même si les rois sont sous le pouvoir de la bête et que la bête est sous le pouvoir du dragon, le pouvoir souverain sur toutes choses appartient au Dieu tout-puissant qui dirige le cours de l’histoire selon sa volonté. Le calendrier de l’histoire se déroule selon l’horaire qu’il a prévu depuis toute éternité. La fin des temps coïncidera avec l’accomplissement de son dessein immuable.

 

4. Le combat contre l’Agneau (17:13-14)

 

Le verset 13 dit que les dix rois “ont un même dessein”. Ils décident ensemble de donner leur pouvoir et leur force ou leur autorité à la bête. Ils se soumettent à elle. Ces rois deviennent les dirigeants satellites de la bête. Ils se placent sous le commandement suprême de l’antichrist. “Ils combattront l’Agneau.” (17:14).

 

Comment se fait-il que les rois peuvent encore faire la guerre à l’Agneau qui est exalté?

 

En disant que ces rois “combattront l’Agneau”, le verset suppose qu’ils font cela sous la direction de la bête. La bête et les rois sont unis en vue d’un même but, dans leur tentative de vaincre l’Agneau et de renverser le Royaume de Dieu établi par l’Agneau. Ils le font aujourd’hui par toutes sorts de moyens, mensonges, propagandes anti-chrétiennes, persécutions, séductions en vue de détourner l’Église de son Seigneur. Ils continueront cette guerre jusqu’à la fin. Toutefois, même si toutes les puissances sont réunies pour la guerre finale contre l’Agneau, ce n’est pas la bête qui obtient la victoire, mais l’Agneau. Il remporte la victoire sur la coalition de l’antichrist et des rois. Cela n’est pas surprenant, car même s’il est l’Agneau de Dieu, il est aussi le “Seigneur des seigneur et Roi des rois” (17:14), c’est-à-dire le Seigneur et Roi suprême. Il est invincible, non pas malgré le fait qu’il soit l’Agneau, mais parce qu’il est l’Agneau qui s’est donné en sacrifice pour son peuple (voir Philippiens 2:6-11). La destruction de ses pires ennemis est certaine.

 

Jésus n’est cependant pas le seul vainqueur. Son escorte, “les appelés, les élus et les fidèles qui sont avec lui”, participent à sa victoire (17:14).

 

Que nous enseigne l’expression “les appelés, les élus et les fidèles”?

 

Les mots “appelés” et “élus” rappellent la grâce et l’amour de Dieu envers ceux-là qui sont vainqueurs avec le Christ. L’élection éternelle du Père sera puissamment efficace par sa grâce souveraine pour tous ses élus. Le mot “fidèles” indique le fruit de cette grâce et de cet amour manifesté par la loyauté des disciples de Jésus envers leur Seigneur et leur Roi. L’oeuvre de la grâce produit un effet puissant dans nos vies jusqu’à nous rendre capables de persévérer fidèlement jusqu’à la fin. Voilà comment nous participons à la victoire de l’Agneau.

 

5. Les eaux (17:15)

 

L’ange donne ensuite à Jean une explication supplémentaire au sujet des “eaux que tu as vues, sur lesquelles la prostituée est assise” (17:15). Le début de la vision avait fait voir “la grande prostituée assise sur les grandes eaux” (17:1). On nous dit maintenant que les eaux symbolisent “des peuples, des foules, des nations et des langues” (17:15; voir Ésaïe 8:7). Un grand nombre de peuples se sont enivrés du vin de la fornication de la prostituée (voir 17:2). Il est évident que la prostituée a une immense influence sur l’humanité non régénérée. Nous avions déjà parlé de cette grande prostituée dans la section précédente. Elle est associée de près au pouvoir de la bête sur laquelle elle est assise. Cependant, dans le royaume des ténèbres, ceux que l’on aime deviennent ceux que l’on déteste le plus. Toute cette vision d’Apocalypse 17 est avant tout à propos du “jugement de la grande prostituée” (17:1). Après toute cette description de la bête, des sept têtes et des dix cornes, voilà maintenant que le jugement de la prostituée nous est décrit de façon saisissante.

 

6. Le jugement de la prostituée (17:16-18)

 

Contrairement aux habitants du monde et aux rois de la terre des temps passés (voir 17:2), ces rois et la bête incarnée ne commettent pas la fornication avec la grande prostituée. L’ensemble de l’image change. Au lieu d’être “aimée”, la prostituée est maintenant détestée. Les cornes et la bête “la dépouilleront et la mettront à nu” (17:16). Ils la dépouilleront de ses vêtements royaux et de ses précieux bijoux. Non contents de cela, ils dévoreront sa chair et la brûleront par le feu, amenant la ruine et la destruction complète de la prostituée.

 

Pour quelle raison la bête et les rois détestent-ils et détruisent-ils la grande prostituée?

 

Le texte ne dit pas pourquoi humainement (ou bestialement) la bête et les cornes se tournent contre la prostituée. Serait-ce parce que le mal est auto-destructeur? Ou bien parce que la bête et les rois réunis s’aperçoivent qu’une culture pervertie par la prostituée finit par détruire leur puissance? Rien de cela n’est mentionné. Tout l’accent est mis sur la cause divine, car le texte révèle que le Seigneur Dieu dirige lui-même le jugement qui frappe la femme. “Car Dieu a mis dans leurs coeurs d’exécuter son dessein, d’exécuter un même dessein et de donner leur royauté à la bête, jusqu’à ce que les paroles de Dieu soient accomplies.” (17:17). On peut penser que les puissances politiques du monde se tourneront contre les puissances séductrices du monde (économie, culture, ou encore la fausse Église) et se mettront à les détruire. Non seulement les pires ennemis de Dieu s’en vont eux-mêmes à la perdition, en plus Dieu se servira de ces ennemis pour juger et détruire les forces séductrices anti-chrétiennes qui cherchent aujourd’hui à détourner les croyants de leur Seigneur et Sauveur. Ce message est pour nous un grand encouragement! Les paroles de Dieu s’accompliront. Ces rois et la bête peuvent s’imaginer qu’ils accomplissent leur propre dessein; en fait, ils sont simplement des instruments entre les mains du Seigneur Dieu qui accomplit son décret à travers eux. Pour la femme, dont le règne se terminera, le résultat sera désastreux et la ruine totale.

 

Paulin Bédard, pasteur


 

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