La chute de Babylone (2)

Source: Creative Commons, Flickr, Mary
APOCALYPSE 18:9-24
LA CHUTE DE BABYLONE (2)
Les derniers chapitres de l’Apocalypse nous annoncent le jugement du monde, la destruction de Babylone, la défaite de la bête et du faux prophète et finalement la défaite de Satan. Tous ces jugements nous sont présentés dans des visions successives, comme des tableaux différents qui nous dépeignent un même grand événement sous des angles différents. Toutes ces visions se réaliseront en même temps, lors du jugement dernier, au moment de la venue de Jésus dans sa toute sa gloire. Ces visions font place ensuite aux dernières visions qui nous révèlent l’apparition d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre et de la nouvelle Jérusalem, où le peuple des rachetés se réjouira à jamais auprès de son Rédempteur.
Nous sommes en plein milieu de l’annonce de la chute de Babylone. Le chapitre 17 en avait déjà fait l’annonce, en montrant que Babylone était associée à la bête. Le début du chapitre 18 l’a annoncé de façon encore plus pressante, dans le but d’exhorter les chrétiens à sortir du milieu d’elle. La suite de cette vision contient des pleurs et des lamentations, mais aussi un appel à se réjouir. L’annonce de la chute de Babylone produit des réactions très partagées, voire opposées les unes aux autres.
Thème: Le jugement certain de Babylone provoque des lamentations douloureuses chez les uns et une joie profonde chez les autres.
1. Ceux qui ont coopéré avec Babylone se lamenteront de son jugement (18:9-19)
a. Première lamentation – Les rois de la terre (18:9-10)
b. Deuxième lamentation – Les marchands de la terre (18:11-17a)
c. Troisième lamentation – Les travailleurs de la mer (18:17b-19)
2. Les fidèles se réjouiront du jugement de Babylone (18:20)
3. La chute de Babylone sera totale et irrévocable (18:21-24)
D’après vous, quelle est la fonction de ces lamentations dans les visions de ce chapitre?
La triple lamentation qui se trouve dans les versets 9-17 témoigne de l’horreur de la chute de Babylone. Ces chants funèbres rappellent les lamentations contre Tyr (Ézéchiel 27-28). Bien que la chute aura lieu seulement dans l’avenir et que son exécution se fera seulement le jour du Seigneur, ces lamentations anticipent l’événement et nous font voir son caractère dévastateur. Tour à tour, les rois, les marchands et les marins se lamentent sur Babylone. En Ézéchiel 27, les trois mêmes groupes expriment leur tristesse devant la chute de Tyr. Ceux qui ont prospéré du fait d’avoir coopéré avec le système mondial du mal sont désespérés de voir la chute de ce système et de subir ainsi une terrible perte économique. Ces pleurs et lamentations n’expriment cependant aucun sentiment de sympathie à l’égard de Babylone.
1. Ceux qui ont coopéré avec Babylone se lamenteront de son jugement (18:9-19)
a. La première lamentation sur Babylone (18:9-10)
Les rois de la terre
La première lamentation est prononcée par les rois de la terre. Il ne faudrait pas confondre ces rois avec les rois représentés par les dix cornes d’Apocalypse 17:12,16, qui exécutent la chute de Babylone. Les rois dont il est question dans ce verset sont ceux mentionnés au verset 3. Ce sont les dirigeants qui “se sont livrés avec elle à l’inconduite et au luxe”. Ils ont été entraînés dans ses péchés d’idolâtrie et ils ont profité de son luxe (voir 17:2,18). Rappelons-nous qu’à l’époque de Jean il fallait prêter allégeance à César et aux divinités païennes (idolâtrie) pour pouvoir faire partie des réseaux de commerce et prospérer économiquement. Les dirigeants politiques devaient soutenir ce système pour pouvoir demeurer en poste et en tirer des profits économiques. Lorsque ces rois voient la fumée monter de la ville en flammes, ils se mettent à pleurer et à se lamenter. “Ils diront: Malheur! malheur! La grande ville, Babylone, la ville forte! En une heure est venu ton jugement!” (18:10). Il est cependant frappant de voir que, malgré leurs lamentations, ces rois restent à distance. Il en sera de même dans les deux autres lamentations.
Pourquoi les rois qui se lamentent restent-ils à distance?
Les rois se lamentent en se tenant à distance par crainte d’être atteint par ses tourments. Ils n’essaient pas de venir à la rescousse de Babylone. Ces rois ne sont pas motivés par l’amour, mais par un égoïsme grossier. Ils pleurent et se lamentent du fait que Babylone sera détruite en très peu de temps, mais ils n’essaient pas de faire quoi que ce soit pour remédier à la situation. Ils sont dans la détresse parce que la chute de Babylone signifie leur propre perte imminente.
b. La deuxième lamentation sur Babylone (18:11-17a)
Les marchands de la terre
La deuxième lamentation est prononcée par les marchands de la terre.
Pourquoi les marchands de la terre se lamentent-ils?
Est-ce par altruisme? Est-ce parce qu’ils sont vraiment peinés pour Babylone? Pas du tout. “Ils pleurent et sont dans le deuil à cause d’elle, parce que personne n’achète plus leur cargaison.” (18:11). Leur égoïsme est plus évident que les rois de la terre. Ils pleurent sur Babylone parce qu’ils ont subitement perdu le vaste marché qu’ils avaient pour écouler leur marchandise. Le commerce a chuté à zéro. Ils pleurent donc à cause de leurs propres pertes économiques.
Une longue liste de marchandises touchées par la crise est ensuite énumérée. Elle comprend des articles importés pour être utilisés dans des villes et des temples. Une cargaison désigne le contenu transporté par bateau, mais aussi la charge transportée à dos d’âne, de chameau ou de cheval. Les différents biens énumérés comprennent surtout des articles de luxe étant donné le style de vie de la prostituée. La moitié se trouve dans la liste d’Ézéchiel 27:7-25. Toutes ces choses sont périssables. Ils étaient importés de différents pays proches ou lointains. Cela nous donne une idée de l’importance du commerce par voie maritime ou par voie terrestre à l’époque de Jean. La liste comprend des bijoux de grande valeur (or, argent, pierres précieuses, perles), des vêtements riches et coûteux (fin lin, pourpre, soie d’écarlate), des matériaux de construction luxueux (ivoire, bois précieux, bronze, fer, marbre), des épices et parfums précieux (cannelle, aromates, parfums, myrrhe, encens), des aliments (vin, huile, farine, blé), des animaux de travail ou de production (boeufs, brebis, chevaux, chars), auxquels s’ajoutent “des corps et des âmes d’hommes” (18:13). En grec, le cas de ces deux derniers nom est différent (accusatif et génitif), ce qui semble indiquer qu’il s’agit de deux groupes de personnes différents: d’une part des corps, d’autre part des âmes d’hommes. Les esclaves étaient considérés simplement comme des corps, mentionnés avec les boeufs, les brebis, les chevaux et les chars. Ils font partie des marchandises d’un commerce florissant. “Les âmes d’hommes” désignerait des gens nés libres, mais pour les commerçants impitoyables, ils sont eux aussi de la simple marchandise. On peut penser aux garçons et aux filles kidnappés pour la prostitution ou à l’exploitation des pauvres, des indigents et des parias de tout temps. Ces derniers “items” sur cette liste de marchandise font voir le caractère cruel et impitoyable de Babylone et des commerçants qui font affaire avec elle. Ils feraient n’importe quoi pour s’enrichir, même le commerce des esclaves. Ces conditions prévalaient sans doute à l’époque de l’apôtre Jean, mais nous savons très bien que la cruauté de Babylone s’est manifestée sous toutes sortes de formes répugnantes tout au long de l’histoire. Ces cargaisons vendues à Babylone appartiennent donc aussi bien au règne minéral (or, argent…), qu’au règne végétal (fin lin, blé…), animal (boeufs, brebis…) et humain (corps et âmes d’hommes).
Lorsque Babylone périt, tous les espoirs du monde incrédule s’écroulent. La grande prostituée perd soudain son attrait et les hommes qui avaient mis sa confiance en elle sont profondément déçus et sans espoir. “Le fruit mûr de la convoitise de ton âme s’en est allé loin de toi, toutes les choses délicates (luxueuses) ou éclatantes (vêtements magnifiques ou bijoux resplendissants) sont perdues pour toi, et on ne les retrouvera plus. Les marchands qui se sont enrichis par elle, seront tenus à distance, par la crainte de son tourment; ils pleureront et seront dans le deuil. Ils diront: Malheur! malheur! La grande ville vêtue de fin lin, de pourpre et d’écarlate, et parée d’or, de pierres précieuses et de perles! En une seule heure, tant de richesses ont été détruites.” (18:14-15). Il ne reste plus rien de tous ces objets de luxe. Le pire pour les marchands, c’est que ces choses luxueuses et magnifiques “sont perdues pour toi”. Ces marchands s’écrient “Malheur! malheur! la grande ville” parce qu’ils se lamentent encore sur ce qui les intéresse et sur le marché qui est perdu pour eux. Ces gens sont cupides, sans miséricorde, motivés par l’égoïsme. Les marchands, tout comme les rois, restent à une certaine distance de la ville tourmentée pour leur propre sécurité. Eux non plus ne prennent pas le risque de s’approcher, de peur de périr avec elle. Mais ils perçoivent bien que leur propre fin est imminente.
Une telle lamentation devrait produire un effet puissant chez les chrétiens tentés de faire des compromis avec l’idolâtrie dans le but de s’enrichir ou de vivre une vie facile. Les chrétiens d’Asie Mineure qui vivaient ces tentations ont dû être saisis en lisant ces “Malheur! malheur!” prononcés sur Babylone par les riches marchands de la terre. Voilà un sérieux avertissement pour nous aussi de ne pas mettre notre confiance dans les faux dieux de ce monde, même si aujourd’hui ils paraissent grands, riches et puissants.
c. La troisième lamentation sur Babylone (18:17b-19)
Les travailleurs de la mer
Un troisième groupe de gens prend le deuil et se lamente, “tous les pilotes, tous les caboteurs, les marins et tous les travailleurs de la mer” (18:17). Ce sont des gens qui vivent des produits de la mer ou du commerce maritime (ceux qui font de l’exportation ou de l’importation, les pêcheurs, les cueilleurs de perles, les passagers qui font du commerce par bateau, etc.). Ils s’approchent de la ville par bateau, ils aperçoivent la fumée et voient au loin la ville en flammes. Eux aussi “se tenaient à distance, et s’écriaient, en voyant la fumée de son embrasement: Quelle ville était semblable à la grande ville?” (18:17-18). Rien n’était comparable à cette Babylone. Elle était magnifique. Et maintenant, les travailleurs de la mer jettent de la poussière sur leurs têtes, signe visible de leur deuil. “Ils pleuraient, ils étaient dans le deuil et ils criaient; Malheur! Malheur!” (18:19).
Pourquoi les marins se lamentent-ils eux aussi?
Le contenu de leurs lamentations ne donne aucun signe de véritable tristesse à l’égard de Babylone. Leurs lamentations parlent uniquement de la tristesse qu’ils ont de souffrir eux-mêmes. Babylone avait de la valeur pour eux parce que la richesse de cette ville permettait à tous ceux qui avaient des bateaux et qui faisaient du commerce maritime de s’enrichir. En une seule heure, cette source de richesse est disparue. Alors, malheur, malheur, la grande ville! Quel désastre! Oui, quel désastre pour eux!
Quelles sont les différences entre ces lamentations et les lamentations de Jésus sur Jérusalem?
Le Seigneur Jésus a pleuré, lui aussi, sur Jérusalem (Matthieu 23:37), mais ses larmes et ses lamentations exprimaient la douleur qu’il avait de voir l’état spirituel lamentable de la ville sainte. Il avait de la compassion pour eux. Ils ont rejeté et tué les prophètes que Dieu leur avait envoyés. Ils ont même refusé de se laisser rassembler par Jésus, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes. En voyant cela, Jésus n’est pas resté à distance. Il est entré dans la ville. Il est allé sur la croix se substituer à son peuple et porter son jugement à sa place. Par son propre sacrifice et sa mort sur la croix, il a sauvé tous ses élus. Il leur donne la foi par son Esprit et les rassemble de jour en jour pour former son peuple saint. Jésus a donné sa vie pour qu’en croyant en lui nous ne périssions pas, mais que nous ayons la vie éternelle. Jésus a ainsi posé le fondement de la ville de Dieu, la nouvelle Jérusalem. Cette ville ne décevra pas ses citoyens. Ils se réjouiront d’avoir mis leur confiance en leur Sauveur et rendront éternellement gloire à Dieu, le seul rocher solide et inébranlable.
2. Les fidèles se réjouiront du jugement de Babylone (18:20)
Toute cette longue litanie de pleurs et de lamentations est brusquement interrompue par un appel à se réjouir. Cet appel vient du ciel. Il est adressé aux habitants du ciel et à tout le peuple de Dieu au ciel et sur la terre: “Réjouis-toi sur elle, ciel! Et vous aussi les saints, les apôtres et les prophètes!” (18:20). Nous avons ici une allusion à Jérémie 51:48 qui avait annoncé la chute de l’ancienne Babylone et qui a dit: “Sur Babylone retentiront les acclamations des cieux et de la terre, et de tout ce qu’ils renferment; car du nord, les dévastateurs viendront sur elle.” Dans l’Apocalypse, “la terre” est remplacée par “les saints, les apôtres et les prophètes”, c’est-à-dire tout le peuple de Dieu au complet, incluant ceux qui ont posé le fondement de la révélation de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament. Tous ceux que Dieu a envoyés à titre de messages de sa Parole sont appelés à se réjouir! Tous ceux que Dieu a rachetés et mis à part pour être son peuple bien-aimé sont également appelés à se réjouir sur Babylone qui est tombée!
S’il est mal de prendre plaisir dans le malheur des autres, pourquoi est-ce bien de se réjouir de la chute de Babylone?
La raison pour laquelle ils se réjouissent est donnée à la fin du verset 20: “Car Dieu vous a fait justice en la jugeant.” Littéralement: “Car Dieu a jugé votre jugement venant d’elle.” Babylone a durement jugé les croyants en versant leur sang (18:24). Elle sera maintenant jugée à la mesure de ses crimes. Le peuple de Dieu est appelé à se réjouir non seulement du fait que Babylone est jugée, mais aussi du fait que son jugement est parfaitement juste et équitable. En Apocalypse 6:9-11, nous avions vu que les croyants ont souffert et ont crié vengeance: “Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à faire justice et à venger notre sang sur les habitants de la terre?” La prière des croyants est maintenant exaucée. Ils sont exhortés à se réjouir du fait que Dieu venge leur sang que Babylone a bu (17:6). La chute de Babylone, pour eux, n’est pas une perte, mais une délivrance! Ils ont été méprisés, on a rejeté leur témoignage, mais maintenant ils sont appelés à se réjouir, à se réjouir sur Babylone qui est tombée. Les croyants ne prennent pas plaisir dans les souffrances de Babylone en tant que tel. Ils prennent plaisir dans le fait que la justice de Dieu a été exécutée avec succès. Cela démontre à la fois l’intégrité de la foi chrétienne et la parfaite justice de Dieu. Cette réjouissance ne vient donc pas d’un esprit de vengeance personnelle, mais d’une joie de voir notre espérance enfin réalisée. Le peuple de Dieu tout entier admirera le fait que Dieu a défendu l’honneur de son nom juste et saint. Il n’a pas laissé le péché impuni et il a montré à son peuple qu’ils avaient raison de mettre leur foi en lui, alors que le monde incrédule a eu tort de rejeter Dieu, de vivre dans l’idolâtrie et de persécuter son peuple.
3. La chute de Babylone sera totale et irrévocable (18:21-24)
Un autre ange apparaît, fort et puissant. Il a besoin d’être fort, car il prend ce qui semble être une pierre grosse comme une meule, qui ne peut être tournée que par la force d’un animal. Il la jette dans la mer, s’exclamant: “Ainsi sera précipitée avec violence Babylone, la grande ville, et on ne la trouvera plus.” (18:21). Cet acte symbolique nous fait penser à l’ordre que Jérémie donna à Seraya, l’enjoignant de prophétiser la destruction de Babylone (Jérémie 51:63). Cet acte symbolique exprime le fait que Babylone périra pour toujours, totalement engloutie à jamais. La destruction de Babylone est irrévocable, totale et définitive.
De quelle manière la désolation de Babylone nous est-elle décrite et qu’est-ce que cela nous enseigne?
Ces versets décrivent la désolation complète de Babylone. Cette ville autrefois remplie de vie et d’activités, qui n’était jamais complètement silencieuse ni entièrement noire, deviendra une ville fantôme. Cette fin de Babylone est soulignée par les mots “on ne la trouvera plus”. Le mot “plus” est répété encore cinq autres fois dans les versets 22-23, faisant progresser la description comme un crescendo.
D’abord, le son des harpistes et des musiciens, des flûtistes et des trompettistes, qui autrefois se faisait entendre dans les rues et les maisons, on ne l’entendra plus. Toute musique disparaîtra. Qu’est-ce que le monde et qu’est-ce que la vie sans musique? Quelle tristesse et quel vide!
Pire encore, tout travail cessera. On n’y trouvera plus aucun artisan. Imaginez la vie dans les villes et les villages sans artisan, sans aucun travail! Quelle désolation de ne pas pouvoir travailler!
Pire encore, le bruit des meules broyant le grain et préparant la farine ne se fera plus entendre. On ne pourra plus préparer de nourriture. Même les besoins de base ne pourront plus être satisfaits.
Pire encore, aucune lumière de lampe ne brillera plus. Ce sera l’obscurité totale de la nuit. La noirceur totale est l’expression complète de la colère de Dieu qui s’abat sur les méchants et les idolâtres. Quels tourments pour ceux qui seront jetés dans les ténèbres du dehors, sans la moindre lueur à l’horizon.
Pire encore, on n’entendra plus la voix de l’époux et de l’épouse. Tout ce qui inspire l’amour, l’unité, la communion, la joie du foyer et de la vie conjugale, tout cela aura disparu. Quelle désolation!
Babylone sera maudite dans l’obscurité éternelle, elle sera privée de tout bonheur et deviendra une ville morte.
Pourquoi Dieu a-t-il frappé Babylone d’une telle désolation? Les versets 23 et 24 expliquent les raisons pour lesquelles les choses tourneront ainsi pour Babylone. Première raison: “Car tes marchands étaient les grands de la terre, toutes les nations ont été séduites par tes sortilèges’’. Ces marchands avaient une ambition: devenir grands, se glorifier en soi-même et dans ses accomplissements, être semblables à Dieu en puissance et en autorité. Ce n’est pas la possession de richesses en tant que telle qui est la raison du jugement de Babylone, mais plutôt son utilisation arrogante et trompeuse, l’idolâtrie de trouver sa sécurité dans les biens matériels. Deuxième raison: “Toute les nations ont été séduites par tes sortilèges”. Babylone la prostituée a influencé les nations et les a encouragées à adorer les idoles au moyen de la sorcellerie. Elle sera punie pour avoir incité les nations à l’idolâtrie.
Une troisième raison pour laquelle Babylone est jugée est que “on a trouvé chez toi le sang des prophètes et des saints et de tous ceux qui ont été égorgés sur la terre”. Babylone, la mère des prostituées, était aussi la mère des meurtriers des saints (voir 17:6; Jérémie 51:49; Matthieu 23:37). Elle sera punie pour s’être attaquée au peuple bien-aimé de Dieu.
Ce monde arrogant, tourné vers le plaisir et le luxe, avec sa philosophie et sa culture anti-chrétienne, qui a abandonné Dieu, qui déteste les chrétiens et qui vit selon ses propres convoitises, périra totalement au jour du jugement dernier.
Babylone ou Babel signifie confusion. L’histoire de Babylone, l’orgueilleuse qui a voulu s’élever au-dessus de Dieu, a commencé dans la confusion et se terminera dans la destruction. Le système mondial du mal est voué à la destruction certaine. Réjouissons-nous, car Dieu viendra faire justice!
Paulin Bédard, pasteur
Commentaires fermés