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L’arche de l’alliance transportée à Jérusalem (II)

 

Source: Creative Commons, Flickr, ukgardenphotos


2 SAMUEL 6:12-23

L’ARCHE DE L’ALLIANCE TRANSPORTÉE À JÉRUSALEM (II)


Qu’est-ce qui fait que l’Église est si spéciale et si différente de tout autre groupe humain? C’est la présence de Dieu au milieu d’elle! Dieu s’est choisi un peuple pour le délivrer de ses péchés et pour y faire sa demeure. Le Dieu trois fois saint a bien voulu faire de nous le temple du Saint-Esprit, une habitation toute spéciale pour Dieu sur la terre. Voilà ce qui fait de son Église un peuple différent, mis à part pour vivre à la gloire de Dieu.

 

Cette réalité glorieuse était déjà partiellement vécue dans l’Ancien Testament. Dieu s’est racheté pour lui le peuple d’Israël afin de vivre au milieu d’eux et d’y manifester sa présence de manière toute spéciale. C’est ce que représentait l’arche de l’alliance. Voilà pourquoi David veut faire monter l’arche de l’alliance à Jérusalem. Une fois devenu roi de tout Israël, il veut mettre en évidence la présence de Dieu au milieu d’Israël. Jérusalem est déjà une cité royale. David veut qu’elle devienne une cité sacerdotale, là où Dieu est adoré et servi par les prêtres et par tout son peuple. Au fond, ce n’est pas David le Roi suprême d’Israël, mais l’Éternel qui règne dans le ciel et qui habite au milieu de son peuple pour régner sur lui et le bénir.


La première tentative d’apporter l’arche de Dieu à Jérusalem a toutefois mal tourné. La mort d’Ouzza a démontré aux yeux de tout Israël que Dieu est un Dieu saint et que, si l’on n’obéit pas à sa Parole, il frappe son peuple de malédictions. Après ce premier échec dramatique, David ne devait pas avoir le cœur joyeux. Il a jugé préférable d’abandonner son projet pour un temps et de laisser l’arche de Dieu chez Obed-Édem. Voilà maintenant que David fait une deuxième tentative.

 

Thème: L’oint de l’Éternel célèbre la présence de Dieu au cœur de son royaume. 

1. Avec des sacrifices et dans la joie (6:12-16)

2. Avec d’autres sacrifices et des bénédictions (6:17-19)

3. Au milieu d’une tension conjugale et dans l’humilité (6:20-23)

 

Le texte nous rapporte tout d’abord ce qui s’est passé lors du transport de l’arche, qui est un événement public de grande envergure (6:12-19), pour nous raconter ensuite un événement privé qui n’est pas passé inaperçu aux yeux de Dieu (6:20-23). L’événement public commence par la nouvelle selon laquelle “l’Éternel a béni la maison d’Obed-Édom” (6:12). L’événement privé commence lorsqu’il est dit que “David s’en retourna pour bénir sa maison” (6:19). L’événement public est rempli de joie, l’événement privé est plein de tension.

 

1. Avec des sacrifices et dans la joie (6:12-16)


Qu’est-ce qui a convaincu David de reprendre le projet d’amener l’arche à Jérusalem?


Deux choses l’ont convaincu. D’abord, “On fit un rapport au roi David: l’Éternel a béni la maison d’Obed-Édom et tout ce qui est à lui, à cause de l’arche de Dieu.” (6:12). David comprend que Dieu n’était pas seulement en colère concernant l’arche. Même si Ouzza est mort, cette arche n’est pas automatiquement mortelle. La bénédiction qu’Obed-Édom a reçue en est la preuve. Il a été béni pendant les trois mois qu’il a hébergé l’arche chez lui. Le verset 12 constitue la transition entre la première partie du chapitre et la deuxième partie. David comprend que la véritable intention de Dieu est de bénir son peuple au moyen de l’arche et non de le détruire.


Deuxièmement, David s’est aperçu que, lors de la première tentative, il n’avait pas fait comme Dieu avait demandé. Son désir de transporter l’arche était correct, mais c’est sa façon de faire qui n’était pas bonne. Cette fois-ci, David s’assure que les prescriptions divines soient respectées. Le texte parallèle de 1 Chroniques 15 nous explique en détail comment David fait transporter l’arche la deuxième fois. Elle devait être transportée uniquement par des Lévites. David dit maintenant aux Lévites: “Parce que vous n’y étiez pas la première fois, l’Éternel, notre Dieu, nous a frappés: car nous ne l’avons pas cherchée selon les règles. Les sacrificateurs et les Lévites se sanctifièrent pour faire monter l’arche de l’Éternel, du Dieu d’Israël. Les fils des Lévites portèrent l’arche de Dieu sur leurs épaules avec des barres, comme Moïse l’avait ordonné d’après la parole de l’Éternel.” (1 Chr. 15:13-15). David et tout Israël ont eu leur leçon! Dieu veut bénir son peuple par sa présence, mais pour cela, Dieu doit être servi comme il le demande dans sa loi. Autre problème: David doit demander aux lévites de se consacrer, c’est-à-dire de se préparer pour venir dans la présence sainte de Dieu. Se consacrer signifie s’assurer d’être pur selon les lois sur la pureté (lois sur les aliments, les moisissures, les maladies de peau, les écoulements, les cadavres, etc.). Pour déplacer l’arche, les Lévites doivent la transporter et pour cela ils doivent être purs, consacrés à ce travail. Les Lévites ne sont pas toujours purs, ils sont parfois négligents, impurs, mal préparés.


Jésus, notre Grand-Prêtre, n’a jamais été négligent ou mal préparé. L’ange Gabriel a dit qu’il est “le saint”, “le Fils de Dieu” (Luc 1:35). Il est toujours parfaitement pur et saint! C’est par notre Grand-Prêtre que nous sommes purifiés de nos péchés et nous le sommes parfaitement. La purification de nos péchés n’a pas été à moitié faite. Nous ne sommes pas purifiés une journée et condamnés le lendemain. Si nous trouvons refuge en Jésus-Christ, nous pouvons être certains qu’aux yeux de Dieu nous sommes parfaitement purifiés en Jésus-Christ.


Verset 12: “Alors David se mit en route et fit monter l’arche de Dieu depuis la maison d’Obed-Édom jusqu’à la cité de David, au milieu des réjouissances.”


Pourquoi les Lévites se sont-ils arrêtés après avoir fait seulement six pas?


Six pas, ce n’est pas un long trajet! Après six pas, ils se sont arrêtés. Le roi David offre alors deux sacrifices. “Quand ceux qui portaient l’arche de l’Éternel eurent fait six pas, on sacrifia un bœuf et un veau gras.” (6:13). Six est le nombre qui précède sept. Les six premières actions de ce second trajet sont des pas, ils marchent. La septième action n’est pas un autre pas, mais un sacrifice; le sang d’un animal est versé pour le pardon des péchés. Pour le pardon de quels péchés? La première fois qu’ils ont transporté l’arche, ils en ont commis des péchés, mais la deuxième fois, ils font très attention d’obéir rigoureusement à la loi de Dieu. Quel besoin y a-t-il d’offrir un sacrifice pour les péchés? Même cette deuxième tentative n’est pas parfaite. Le transport de l’arche n’est pas 7 sur 7 du fait qu’ils auraient si bien obéi. Le transport de l’arche est 7 sur 7 à cause de la septième action, à cause du sacrifice pour les péchés.


Le Seigneur du haut de son trône au ciel voit ce sacrifice d’animaux et voit d’avance le grande sacrifice de l’Agneau de Dieu, son Fils unique, qui allait plus tard être offert sur la croix. Si le transport de cette arche ne tourne pas à nouveau au désastre et si l’arche pourra se rendre à Jérusalem pour que tout Israël soit béni par la présence de Dieu, c’est à cause du sacrifice de Jésus-Christ dont la note est 7 sur 7. Tout comme David et les Lévites, nous pouvons prendre toutes les précautions pour vivre saintement devant Dieu et faire tous nos efforts pour suivre ses commandements. Seulement, toutes nos actions sont comme des vêtements souillés devant l’Éternel (És. 64:5). La seule façon d’obtenir 7 sur 7 aux yeux de Dieu, c’est lorsque nos vies sont purifiées par le sacrifice parfait de notre Sauveur.


C’est alors que nous pouvons célébrer la présence de Dieu dans la joie. Regardez David. Il est certainement rempli de joie! “David dansait de toute sa force devant l’Éternel et il avait un éphod de lin comme ceinture.” (6:14). La joie vient après les sacrifices, pas avant. Pour cette occasion festive, David a décidé de porter un éphod de lin. 1 Chron. 15:27 précise qu’en plus de l’éphod de lin, David porte un manteau semblable à celui porté par tous les Lévites qui transportent l’arche. En ce jour spécial, David veut montrer visiblement qu’il n’est pas supérieur aux Lévites. Il ne porte pas son beau manteau royal. Il se met au même niveau que les prêtres qui sont avec lui pour transporter l’arche.


Pourquoi David et tout Israël ont-ils tant de joie?


L’événement le plus important de cette histoire, c’est la montée victorieuse de Dieu à Jérusalem, représentée par l’arche montant vers Sion. La joie de David donne le ton à tout le peuple, mais ce qui est important de souligner, c’est que le peuple tout entier se réjouit de cette montée de l’Éternel vers Sion. “David et toute la maison d’Israël firent monter l’arche de l’Éternel avec des clameurs et au son du cor.” (6:15). “Dieu monte au milieu des acclamations, l’Éternel s’avance au son du cor. Psalmodiez en l’honneur de Dieu, psalmodiez! Psalmodiez en l’honneur de notre roi, psalmodiez! Car Dieu est roi de toute la terre.” (Ps. 47:6-8).


En Nombres 10, Dieu avait demandé à Moïse d’avoir deux trompettes d’argent qui devaient sonner chaque fois que l’arche devait se déplacer et que le peuple d’Israël devait suivre. Israël devait avancer au son de ces trompettes victorieuses qui annonçaient la défaite des ennemis. Voilà maintenant que ce cortège avance avec une grande joie. Après avoir offert les sacrifices, ils s’avancent vers la victoire.


Mais quels sont leurs ennemis? Les Jébusiens ont été vaincus, les Philistins également. Dieu leur a donné de grandes victoires qu’ils ont maintenant l’occasion de célébrer, mais il reste encore des ennemis à combattre. Non seulement des ennemis armés autour d’eux, mais aussi leur vieille nature, leur cœur arrogant et rebelle, qui n’a pas encore été totalement vaincu. Le peuple de Dieu avance et progresse de victoire en victoire derrière leur grand Roi victorieux.


Nous aussi nous avançons vers la victoire. Nous nous basons sur le sacrifice parfait de notre Sauveur et nous avançons avec joie. Après s’être offert en sacrifice sur la croix et après avoir remporté la victoire sur la mort, notre Sauveur est entré victorieux au ciel, dans la nouvelle Jérusalem, pour déverser sur nous son Saint-Esprit et nous faire participer à la joie de sa victoire. Nous marchons et progressons petit à petit sur le chemin de la sanctification par la puissance du Saint-Esprit. L’exubérance de David (danse, sauts de joie, habillé d’éphod) n’est pas un exemple à suivre pour nos cultes d’adoration, mais l’ombre de la pleine réalité que nous avons en Jésus-Christ, notre Roi et notre Grand-Prêtre parfait. Cette exubérance est le symbole de la puissance de la vie nouvelle qui nous est donnée par notre grand Roi par la puissance du Saint-Esprit. C’est la joie de pouvoir progresser sur la route de la sanctification de toutes nos forces, alors que nous marchons vers la nouvelle Jérusalem, car nous sommes précédés de notre grand Roi victorieux qui nous assure la victoire. C’est la joie de la présence constante de Dieu au milieu de nous qui nous fait marcher de progrès en progrès jusqu’à notre arrivée dans sa gloire.


Toutefois, au milieu la festivité, un drame silencieux se déroule dans le secret du cœur de Mikal.


Quel est le principal problème de Mikal?


Comme l’arche de l’Éternel entrait dans la cité de David, Mikal, fille de Saül, regardait par la fenêtre; elle vit le roi David se démener et danser devant l’Éternel. Alors, elle le méprisa dans son cœur.” (6:16). Mikal n’est pas dans la rue avec tout le reste du peuple et avec son mari. Elle est restée chez elle. Au lieu de participer à la fête, qui aurait dû la concerner et la réjouir elle aussi, elle regarde son déroulement par la fenêtre. Au lieu d’être une adoratrice participante, elle est une observatrice critiqueuse. Au lieu de se concentre sur la joie de voir arriver le symbole de la présence de Dieu au milieu de son peuple, elle se concentre sur son mari qui, à ses yeux, lui fait honte. Plutôt que de chanter avec joie les louanges du Seigneur, elle reste au-dessus de la mêlée, en haut de son palais. Elle ne daigne pas s’abaisser au milieu du peuple et méprise son mari qui, lui, s’est abaissé à s’habiller comme les prêtres et à danser avec exubérance avec tout le reste du peuple. “Elle le méprisa dans son cœur.” Cela signifie aussi qu’elle méprisa ce qu’il représente, lui, l’oint de l’Éternel, et qu’elle ne se soucie pas de la présence de Dieu au milieu d’Israël.

 

2. Avec d’autres sacrifices et des bénédictions (6:17-19)


L’arche arrive enfin à Jérusalem. Tout le monde est sain et sauf et tout le monde célèbre encore.


Dans quel ordre les événements de la célébration se déroulent-ils à Jérusalem?

Quelle est la signification de cet ordre?


Après qu’on eut amené l’arche de l’Éternel, on la mit à sa place au milieu de la tente que David avait dressée pour elle; et David offrit devant l’Éternel des holocaustes et des sacrifices de communion. Quand David eut achevé d’offrir l’holocauste et les sacrifices de communion, il bénit le peuple au nom de l’Éternel des armées. Puis il distribua à tout le peuple, à toute la foule d’Israël, hommes et femmes, à chacun un gâteau de pain, un rôti et un gâteau de raisins. Et tout le peuple s’en alla, chacun dans sa maison.” (6:17-19).


L’ordre est le suivant: d’abord les holocaustes, ensuite des sacrifices de communion, puis la bénédiction et enfin la distribution des dons. Les holocaustes sont des sacrifices entièrement brûlés sur l’autel. Les prêtres ne gardent aucune partie de l’animal pour eux-mêmes, tout est offert au Seigneur. La victime est totalement consacrée à Dieu, image du Christ qui s’est entièrement offert à Dieu. Sur la croix, il ne s’est pas donné à 75% ni même à 99%. Il s’est donné à 100%, tout entier, sans réserve. Comme conséquence, nous avons cette communion avec Dieu, suivie de cette communion les uns avec les autres. Pour cette raison, nous sommes sous la bénédiction de Dieu. Après s’être offert en sacrifice, Jésus est ressuscité des morts, puis il est monté au ciel. Pendant qu’il montait, il a levé les mains vers ses disciples pour les bénir (Luc 24:50-51). Du haut de la Jérusalem céleste, il continue encore de bénir son peuple et de distribuer ses dons à son Église.


Remarquez comment David est rigoureux dans la distribution de ses dons. Il veut être parfaitement équitable. Chaque homme, chaque femme sans exception reçoit un gâteau de pain, un rôti et un gâteau de raisin. Les chefs de clan n’en ont pas davantage que les autres et les plus humbles n’en reçoivent pas moins. Ils reçoivent tous les mêmes dons. Dans l’Église aujourd’hui, il est vrai que le Saint-Esprit accorde des dons différents à chacun, à l’un le don d’encouragement, à l’autre le don de la direction, etc. (Rom. 12). Mais le don de la grâce, le don du pardon des péchés, le don de la justice et de la vie éternelle, le don du Saint-Esprit, ces dons les plus importants sont donnés à tous les croyants sans distinction. Si nous croyons en Jésus-Christ, nous avons tous part aux dons du salut qui nous sont acquis par lui. Personne n’a reçu des privilèges spéciaux. Tous les croyants, des plus jeunes convertis aux chrétiens les plus expérimentés, ont tous part au même héritage céleste.

 

3. Au milieu d’une tension conjugale et dans l’humilité (6:20-23)


Le premier événement tragique de ce chapitre (la mort d’Ouzza) était d’ordre public, la deuxième tragédie est d’ordre privée, à l’intérieur même de la maison de David. Cependant cette tragédie assombrira son règne sur Israël.


Aussitôt que David arrive à la maison, Mikal lui tombe dessus avec des paroles sarcastiques. David s’en retourna pour bénir sa maison, et Mikal, fille de Saül, sortit à sa rencontre. Elle dit: Quel honneur aujourd’hui pour le roi d’Israël de s’être découvert aux yeux des servantes de ses serviteurs, comme se découvrirait un homme de rien!” (6:20). C’est ce qu’on pourrait appeler une exagération émotive. David ne s’est pas découvert, il portait un éphod de lin, plus un autre manteau. C’est vrai qu’il ne portait pas ses vêtements royaux habituels, mais quand même, il ne se promenait pas tout nu à Jérusalem!


Qu’est-ce que l’échange entre Mikal et David nous apprend encore au sujet de Mikal?


Ce qui irrite Mikal au plus au point, c’est l’impression que David a pu donné, en dansant de cette façon devant toutes ces servantes. Les vêtements qu’il portait n’étaient pas dignes de son rang et son comportement était indigne d’un vrai roi. Quel honneur pour le roi d’Israël!


David à son tour réplique avec des paroles pas très agréables. “David répondit à Mikal: C’est devant l’Éternel, qui m’a choisi de préférence à ton père et à toute sa famille pour m’établir conducteur du peuple de l’Éternel, Israël, c’est devant l’Éternel que j’ai joué.” (6:21). Même si c’est vrai que Dieu l’a choisi de préférence au père de Mikal, ça ne semble pas le moment le plus approprié de dire une telle chose. Sauf que David semble toucher du doigt le vrai problème. Il est significatif que l’auteur lui-même présente trois fois Mikal comme étant la fille de Saül (6:16,20,23). Il veut nous faire comprendre que nous avons ici un reste de l’ancien régime. Au fond, Mikal n’aime pas ce que Dieu est en train de faire en Israël à travers la vie et le règne de David. C’est pour cela qu’elle a été incapable de se réjouir avec les autres de l’arrivée de l’arche à Jérusalem. Mikal se soucie de la dignité royale et des apparences extérieures et non pas du règne de Dieu qui avance et progresse par le biais du règne de David et de l’arrivée de l’arche. D’après elle, un roi doit soigner son image et ne doit pas se mettre au même rang que la racaille. David a parfaitement raison de lui répondre qu’il ne voulait pas offrir un spectacle à la foule. C’est devant l’Éternel que David s’est réjoui. Il l’a fait pour être vu de Dieu, pas pour être vu des hommes. David ajoute qu’il a une façon différente de comprendre sa dignité. David ne se voit pas tellement comme roi d’Israël, mais plutôt comme serviteur de l’Éternel.


Quelle est la signification prophétique de la réponse de David à sa femme Mikal?


L’humilité convient à l’oint de l’Éternel. Aux yeux du Seigneur, le serviteur de l’Éternel est prêt à s’humilier encore davantage. “Je veux paraître encore plus méprisable que cela et m’abaisser à mes propres yeux: néanmoins je serai en honneur auprès des servantes dont tu parles.” (6:22).


Oui, le roi choisi par Dieu devait s’humilier encore davantage. Le Fils de David qui allait venir beaucoup plus tard a dû s’humilier encore beaucoup plus. Lui qui était de condition divine, il a accepté de s’abaisser à devenir semblable à nous. “Il s’est humilié lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix.” (Phil. 2:8). La mort sur la croix était la façon la plus humiliante qui soit de mourir. Celui qui s’est ainsi humilié est l’Époux de son Église. Il a dû passer par cette humiliation avant de remonter au ciel dans la gloire et de se faire présent au milieu de nous par son Saint-Esprit déversé sur son Église le jour de la Pentecôte. La présence de Dieu au milieu de son peuple et sa bénédiction sur nous n’ont été possibles que grâce à l’humiliation complète du Oint de l’Éternel.


Et qu’en est-il de nous, qui sommes l’Épouse du Christ? Quel est notre principale préoccupation? Nous soucions-nous de ce que les autres voient en nous et pensent de nous? Voulons-nous être bien vus de nos amis, de nos collègues, de notre famille? Ou voulons-nous être bien vus de notre Seigneur? Notre but n’est pas de devenir supérieurs, mais de servir humblement les autres, sans nous demander comment les autres peuvent nous percevoir. Nous devrions être prêts à servir comme notre Seigneur s’est abaissé à servir son Église, mais si d’autres de notre entourage pourraient nous mépriser à cause de cela.


Le texte précise que Mikal n’a pas pu avoir d’enfant. “Or Mikal, fille de Saül, n’eut pas d’enfant jusqu’au jour de sa mort.” (6:23). Dans le contexte, nous comprenons qu’il s’agit d’une punition de Dieu. David a dû espérer avoir un enfant de Mikal, ce qui aurait pu aider à guérir la relation entre la famille de Saül et lui-même. Un fils né de ce mariage aurait fait un excellent prince, mais Dieu avait d’autres plans pour la dynastie de David. Ce n’était pas la volonté de Dieu qu’un descendant de Saül occupe plus tard le trône de David. Quant à Mikal, nous voyons par ce jugement qu’elle n’a pas seulement méprisé son mari, mais que, ce faisant, elle a péché contre l’Éternel qui agissait à travers le règne de David. Il ne faut pas conclure que toute infertilité serait un jugement de Dieu contre un péché particulier. Nous devons comprendre ce texte dans son contexte. Dieu voulait faire cesser la lignée de Saül et voulait montrer qu’il y a des conséquences à le rejeter. Ceux qui rejettent Dieu ne peuvent pas avoir d’avenir ni de joie éternelle. La seule solution est le sang du Christ pour le pardon de ceux qui se repentent et croient en lui. Ceux là peuvent alors célébrer sa présence bienfaisante dans la joie et l’adoration.


Paulin Bédard, pasteur



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