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Plusieurs victoires de David

 

Source: Creative Commons, Flickr, ukgardenphotos


2 SAMUEL 8:1-18

PLUSIEURS VICTOIRES DE DAVID


L’histoire de ce chapitre peut sembler bien loin de notre réalité actuelle et des défis modernes de la vie chrétienne. On y décrit des batailles, des victoires militaires, des butins pris en possession et des peuples soumis au roi David. Aujourd’hui, nous sommes rendus beaucoup plus loin dans le développement de l’histoire de la révélation et de l’histoire de la rédemption. Nous avons Jésus-Christ comme Roi, qui est mort, ressuscité, monté au ciel et qui règne aujourd’hui sur toutes les nations d’une manière bien différente du roi David. Et pourtant, il existe aussi des ressemblances entre l’ancien royaume de David et le royaume actuel de Jésus-Christ. Il est important pour nous de savoir apprécier à la fois les ressemblances et les différences entre les diverses étapes de l’histoire du Royaume. Il s’agit au fond du seul et même Royaume de Dieu. Ces victoires de David nous donnent un aperçu de ce que le Royaume de Dieu est devenu aujourd’hui sous le règne de Jésus-Christ et de ce qu’il deviendra lorsqu’il parviendra à sa plénitude.

 

Thème: Notre Roi sauve son peuple de ses ennemis et lui fait justice.


1. David battit – L’Éternel sauve David partout où il va (ouest, est, nord) (8:1-6)

2. David prit – David consacre le butin à l’Éternel (8:7-12)

3. David mit – L’Éternel sauve David partout où il va (sud) (8:13-14)

4. David régna – David fait droit à son peuple et règne via ses hauts fonctionnaires (8:15-18)

 

1. David battit – L’Éternel sauve David partout où il va (ouest, est, nord) (8:1-6)


Les événements relatés dans cette section proviennent de différentes périodes du règne de David. Ils ont pour but de nous fait voir que la parole de Dieu transmise à David en 2 Samuel 7 a bel et bien commencé à s’accomplir pendant la vie de David, pour ensuite continuer de s’accomplir progressivement au long de l’histoire des rois, jusqu’à la venue du grand Roi. Nous voyons maintenant le royaume de David qui s’étend à l’ouest, à l’est, au nord et au sud.


Après cela, voici ce qui arriva: David battit les Philistins et les humilia, et il enleva (prit) de la main des Philistins les rênes de la capitale. Il battit les Moabites et il les mesura avec un cordeau, en les faisant coucher par terre; il en mesura deux cordeaux pour les livrer à la mort et un plein cordeau pour leur laisser la vie; et les Moabites furent assujettis à David, soumis à un tribut. David battit Hadadézer, fils de Rehob, roi de Tsoba, lorsqu’il alla rétablir sa domination sur le fleuve de l’Euphrate. David lui prit 1 700 cavaliers et 20 000 fantassins; il coupa les jarrets à tous les chevaux de trait après en avoir conservé une centaine. Les Syriens de Damas vinrent au secours de Hadadézer, roi de Tsoba, et David battit 22 000 hommes en Syrie. 6David mit des garnisons dans la Syrie de Damas, et les Syriens furent assujettis à David, soumis à un tribut. L’Éternel donnait la victoire à David partout où il allait.” (8:1-6).


Quel est le mot clé répété dans cette première section? Que nous apprend-il?


Le mot clé de cette section est le verbe “nakah” qui signifie battre, frapper. Ce verbe est utilisé quatre fois dans cette section (v. 1, 2, 3, 5) pour désigner des actions militaires puissantes de David envers ses ennemis. Il est encore utilisé trois fois dans les deux sections suivantes (v. 9, 10, 13) pour rappeler les mêmes actions décrites dans cette première section. Nous avons donc une énumération en rafale de quatre victoires décisives: “David battit les Philistins”, “il battit les Moabites”, “David battit Hadadézer”, “David battit 22 000 hommes en Syrie”. Certains détails du texte ne sont pas parfaitement clairs, mais l’idée essentielle est qu’aucune armée ne pouvait tenir devant David. Tous les peuples avoisinants ont été battus par lui, que ce soit à l’ouest (les Philistins), à l’est (les Moabites) ou au nord (Hadadézer ainsi que les Syriens). Plus loin, nous verrons que le même sort attend Édom, au sud.


La victoire sur les Philistins est très significative, car depuis l’époque des Juges ce sont les ennemis d’Israël les plus oppresseurs. David leur a infligé une défaite dont ils ne pourront jamais vraiment se relever. Quant aux Moabites, nous ne comprenons pas très bien pourquoi David a tué les deux tiers de leurs combattants et qu’il en a épargné le tiers. Nous nous souvenons que l’arrière-grand-mère de David était Ruth, la Moabite. De plus, pendant un certain temps, David a trouvé refuge chez les Moabites qui ont bien accueilli ses parents (1 Sam. 22:3-4). Il doit s’être passé quelque chose de grave avec Moab pour que David les traite maintenant si sévèrement. Ou bien faut-il plutôt comprendre que David a fait preuve de retenue et de compassion en épargnant le tiers de l’armée moabite? Quoi qu’il en soit, cette victoire accomplit l’ancienne prophétie de Balaam selon laquelle “un sceptre s’élève d’Israël, il blesse les flancs de Moab” (Nomb. 24:17).


Le royaume d’Hadadézer représentait la plus grande menace face à la puissance de David dans la région. Il était donc essentiel que David batte Hadadézer pour assurer la sécurité d’Israël. David a pris l’initiative d’attaquer Hadadézer alors qu’il était en route vers l’Euphrate pour restaurer sa puissance perdue. Nous voyons David agrandir le royaume d’Israël jusqu’à l’Euphrate, selon les frontières promises autrefois par Dieu (Gen. 15:18; Ex. 23:31; Deut. 1:7; 11:24). David a capturé un grand nombre de cavaliers, chariots et hommes d’infanterie. Il a coupé les jarrets des chevaux, symbole qu’aucune force ne peut s’opposer à l’Éternel. David a ainsi refusé de transgresser la loi de Dieu qui demandait au roi de ne pas avoir un trop grand nombre de chevaux (Deut. 17:16).


C’est aussi la première fois qu’il est dit qu’Israël a obtenu le contrôle sur la Syrie de Damas. Cette capture a une signification financière importante puisque Damas devait alors payer un tribut, et aussi parce que la route des caravanes passait par là et que David pouvait prélever des revenus en échange d’une sécurité routière.


Comment devons-nous comprendre ces victoires de David?


Certains comprennent ces victoires uniquement sur le plan politique ou économique (par exemple la volonté de contrôler les routes commerciales). La Bible présente toutefois ces actions d’éclat sous un jour différent. David a reçu la royauté sur Israël, ainsi que sa descendance après lui, pour illustrer la royauté de Dieu sur son peuple et pour garder son peuple en sécurité et en repos. Au chapitre précédent, Dieu a dit à David par la bouche de son prophète Nathan: “J’ai été avec toi partout où tu es allé, j’ai retranché tous tes ennemis devant toi et j’ai rendu ton nom grand… J’ai attribué une place à mon peuple d’Israël et je l’ai planté pour qu’il y demeure et ne soit plus agité, pour que les hommes injustes ne recommencent plus à l’humilier comme autrefois… Je t’ai accordé du repos en te délivrant de tous tes ennemis.” (7:9-10). David est le roi choisi par Dieu, son royaume est le royaume de Dieu et le peuple qui bénéficie de ce règne est le peuple de Dieu, délivré et protégé de ses ennemis. David a dû frapper ses ennemis pour établir son règne. Cependant, toutes ces actions puissantes ne sont pas des accomplissements de David lui-même, mais c’est un don de Dieu. “L’Éternel donnait la victoire à David partout où il allait.” (8:6). Littéralement: “L’Éternel sauvait David partout où il allait.” Ces victoires de David étaient des actes de salut et de délivrance de la part de l’Éternel!


Comment le royaume d’Israël servait-il d’esquisse au Royaume de Jésus-Christ?


Le royaume de David n’était pas parfait, mais c’était une esquisse de ce que serait le Royaume du Christ. Les conflits et les combats précèdent la victoire. La Parole de Dieu témoigne du fait que les hommes résistent au règne du Christ. Son règne n’est pas populaire. Pour qu’il soit fermement établi, il a fallu et il faut encore que Jésus-Christ combatte puissamment. L’Église moderne a tendance à émasculer cette dimension virile du Royaume de Dieu. Dans certains chants chrétiens et même parfois dans des versions édulcorés de certains psaumes chantés, la sentimentalité religieuse remplace le caractère musclé du règne de Dieu en Jésus-Christ. L’œuvre de Jésus à la croix et à la résurrection nous enseigne que, pour battre le royaume des ténèbres, il a fallu frapper à mort l’ennemi qui se dresse contre Dieu. Que ce soit aujourd’hui ou dans l’avenir, le Royaume de Dieu ne pourra pas venir spontanément sur la terre, sans un combat féroce. Jésus-Christ le Fils de David attire avec la douce persuasion de sa Parole et de son Esprit ceux qu’il fait entrer dans son royaume, mais c’est avec force et puissance destructrice qu’il s’oppose aux ennemis et qu’il impose son règne à ceux qui lui résistent.


Tu les briseras avec un sceptre de fer. Comme le vase d’un potier, tu les mettras en pièces… Embrassez le fils, de peur qu’il ne se mette en colère, et que vous ne périssiez dans votre voie, car sa colère est prompte à s’enflammer. Heureux tous ceux qui se réfugient en lui!” (Ps. 2:9,12). “Car il est juste selon Dieu de rendre l’affliction à ceux qui vous affligent et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus se révélera du ciel avec les anges puissants, au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour juste châtiment une ruine éternelle, loin de la face du Seigneur et de la gloire de sa force quand il viendra pour être, en ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru.” (1 Thess. 1:6-10). “Alors se révélera l’impie, que le Seigneur Jésus détruira par le souffle de sa bouche et qu’il écrasera par l’éclat de son avènement.” (2 Thess. 2:8).


Même si l’Église est faible et fragile au milieu d’un monde qui lui est hostile, nous avons l’assurance qu’elle triomphera de toute tentative de l’anéantir. Les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle. Les difficultés que l’Église rencontre n’empêcheront pas notre Seigneur de remporter la victoire. Cette promesse devrait nous donner une grande confiance.


Nous sommes au milieu d’un combat entre la lumière et les ténèbres. Nous avons l’assurance que ce combat se terminera par une entrée triomphante et glorieuse dans le Royaume de Dieu. C’est pourquoi frères, efforcez-vous d’autant plus d’affermir votre vocation et votre élection: en le faisant, vous ne broncherez jamais. C’est ainsi que vous sera largement accordée l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.” (2 Pi. 1:10-11).


Jésus est le vrai fils de David, le lion de Juda, qui régnera au ciel jusqu’à ce que ses ennemis soient mis sous ses pieds (Apoc. 5:5; 1 Cor. 15:25). Ce ne sont pas nos combats qui peuvent nous assurer la victoire. Jésus seul est celui qui mérite la victoire et le salut. Mais il nous donne de participer à sa victoire, entre autres par les moyens qu’il a choisis dans nos vies de nous procurer toutes les bénédictions qu’il a en réserve pour nous.

 

2. David prit – David consacre le butin à l’Éternel (8:7-12)


Cette deuxième section énumère des richesses que David a prises des mains des peuples qu’il a battus. “David prit les boucliers d’or qu’avaient les serviteurs de Hadadézer et les apporta à Jérusalem. Le roi David prit encore une très grande quantité de bronze à Bétah et à Bérotaï, villes de Hadadézer.” Toï, roi de Hamath, apprit que David avait battu toute l’armée de Hadadézer. Il envoya son fils Yoram vers le roi David, pour le saluer et pour le féliciter [le bénir] d’avoir attaqué Hadadézer et de l’avoir battu. Car Toï était en guerre avec Hadadézer. Yoram apporta des objets d’argent, des objets d’or et des objets de bronze. Le roi David les consacra à l’Éternel, comme il avait déjà consacré l’argent et l’or (pris) à toutes les nations qu’il avait vaincues, à la Syrie, à Moab, aux Ammonites, aux Philistins, à Amalec, et sur le butin de Hadadézer, fils de Rehob, roi de Tsoba.” (8:7-12).


Le mot clé de cette section est le verbe “prendre”. “David prit les boucliers d’or…” “David prit encore une très grande quantité de bronze.” Mais David ne fait pas que prendre. Il reçoit également. Toï, roi de Hamath, rend hommage à David en lui envoyant volontairement par son fils Yoram des objets d’argent, d’or et de bronze. Le comportement de Toï, roi de Hamath, s’illustre par le fait qu’il est différent des autres. Les autres ont été battus par David et se font prendre leur butin, tandis que lui se réjouit du fait que David a battu Hadadézer, son propre ennemi. Toï n’est pas battu par David, il se soumet librement à David et lui rend hommage. Certaines nations sont soumises de force au royaume de David, d’autres se soumettent volontiers. Cela illustre le fait que les nations devront toutes se soumettre au règne de Jésus-Christ, de gré ou de force.


Peu importe l’origine de tous ces trésors, “le roi David les consacra à l’Éternel, comme il avait déjà consacré l’argent et l’or pris à toutes les nations qu’il avait vaincues” (8:11).


Que signifie que David consacra à l’Éternel toutes les richesses qu’il a acquises?


Cela signifie que les richesses des nations n’appartiennent pas à David ni à Israël, mais à Dieu lui-même, le propriétaire de toutes choses. David a décidé de donner toutes ces richesses au Seigneur, plutôt que de les garder pour lui. La loi exigeait que les rois d’Israël ne gardent pas de grandes quantités d’or et d’argent (Deut. 17:17). L’obéissance de David montre qu’il avait un cœur pour Dieu. David sait d’où viennent ses victoires et exprime sa reconnaissance en consacrant au Seigneur toutes ces richesses. De cette manière, David a assuré à son fils qui lui succéderait d’avoir en abondance pour construire le temple du Seigneur (1 Chr. 22:14-16). Quant à Salomon, son fils, il a au contraire a amassé de grandes richesses pour lui-même (1 Rois 10:14-23) et son cœur s’est finalement éloigné du Seigneur (1 Rois 11:4).


Le peuple de Dieu est appelé à consacrer tous les biens et tous les dons que le Seigneur lui accorde. Dans tous les succès que nous obtenons, nous devrions toujours nous humilier et donner gloire à Dieu. C’est également un grand privilège pour les chrétiens d’être des canaux de l’amour de Dieu envers les autres et un moyen de les conduire au Seigneur.

 

3. David mit – L’Éternel sauve David partout où il va (sud) (8:13-14)


La troisième section nous montre encore l’agrandissement du territoire sous le contrôle de David. Après avoir fait des conquêtes à l’ouest, à l’est et au nord, le regard se porte maintenant vers le sud. “David se fit encore du renom au retour de sa victoire sur les Syriens au nombre de 18 000, dans la vallée du Sel. Il mit des garnisons dans Édom, il mit des garnisons dans tout Édom; et tout Édom fut assujetti à David. L’Éternel donnait la victoire à David partout où il allait.” (8:13-14).


Concernant la victoire sur les Syriens, il se peut que ce soit la victoire déjà mentionnée dans les versets précédents. Certains manuscrits indiquent toutefois Édom plutôt qu’Aram (ou la Syrie). Il est donc possible qu’il s’agisse de nouvelles victoires contre Édom. La référence à la vallée du sel (dans la région de la mer Morte) tend à le confirmer (voir aussi 1 Chron. 18:12 qui dit qu’il s’agit bien des Édomites). De toute manière, d’après le verset suivant, il ne fait pas de doute que David a pris le contrôle du territoire d’Édom, puisqu’il y mit des garnisons. Cette fois-ci, c’est le verbe “mettre” qui est le mot clé de cette section.


La même prophétie de Balaam que celle indiquée précédemment avait annoncé non seulement qu’Israël allait prendre possession de Moab, mais aussi d’Édom (Nomb. 24:18). Ainsi donc, le territoire d’Israël a plus que doublé. Avec la conquête de la Philistie, de Moab, du territoire jusqu’à l’Euphrate, d’Aram de Damas, d’Ammon, d’Amalek et d’Édom, les nouvelles frontières commencent à correspondent à celles indiquées dans la promesse de Dieu à Abraham (Gen. 15:18; Deut. 11:24; Jos. 1:4).


Remarquez la répétition du refrain “L’Éternel donnait la victoire à David partout où il allait” ou littéralement: “L’Éternel sauvait David partout où il allait.” L’auteur insiste afin de rendre à Dieu toute la gloire pour ces exploits.

 

4. David régna – David fait droit à son peuple et règne via ses hauts fonctionnaires (8:15-18)


La dernière section de ce chapitre change de ton et d’orientation. “David régna sur tout Israël. Il faisait droit et justice à tout son peuple. Joab, fils de Tserouya, commandait l’armée; Josaphat, fils d’Ahiloud, était archiviste; Tsadoq, fils d’Ahitoub, et Ahimélek, fils d’Abiatar, étaient sacrificateurs; Seraya était secrétaire; Benayahou, fils de Yehoyada (était avec) les Kérétiens et les Pélétiens; et les fils de David étaient prêtres.” (8:15-18).


Qu’est-ce que la dernière section du chapitre nous apprend de nouveau sur le règne de David par rapport aux sections précédentes?


Si David a remporté de grandes victoires contres ses ennemis, il n’a pas négligé ses responsabilités dans les affaires intérieures du pays d’Israël. Les promesses de l’alliance concernaient la sécurité face aux ennemis, mais aussi la justice et la paix à l’intérieur même du peuple de Dieu.


Les derniers versets contiennent une sorte de résumé avec une liste de noms de hauts fonctionnaires. Ce résumé constitue la conclusion de la troisième grande partie des deux livres de Samuel. La première partie (1 Sam. 1 à 7) portait sur Samuel (un prophète par la grâce de Dieu). La deuxième partie (1 Sam. 8 à 14) portait sur Saül (un roi à la place de Dieu). Cette troisième partie (1 Sam. 15 à 2 Sam. 8) porte sur David, depuis le moment où Dieu l’a appelé à remplacer Saül. Chacune de ces parties se termine par un résumé comme celui-ci.


Le résumé des versets 15 à 17 n’annonce ni la mort de David ni la fin de sa carrière royale. Elle annonce une transition importante dans le développement des actes de Dieu en faveur de son peuple. David, un homme selon le cœur de Dieu, a été appelé par Dieu, puis formé par Dieu, puis établi par Dieu comme roi de tout Israël. Son règne est maintenant fermement établi. Il restera encore deux grandes étapes dans la vie de David, la première sera marquée par le fait qu’il devra se plier à la discipline du Seigneur (2 Sam. 9 à 20), la deuxième sera marquée par le fait que, malgré tous les problèmes qui vont surgir dans sa famille et durant son règne, le royaume sera conservé entre les mains de Dieu (2 Sam. 21 à 24).


Voilà donc sur quelle note se termine la première étape du règne de David. “David régna sur tout Israël. Il faisait droit et justice à tout son peuple.” (8;15). Cela signifie que, dans l’ensemble, David a exercé correctement son office royal. Les Israélites n’étaient pas entre les mains d’un roi despote. Ils pouvaient se sentir en sécurité sous son règne. Sans être parfait, David s’est acquitté de ses fonctions royales de la façon dont il convenait à un roi selon le cœur de Dieu.


Cet exercice du droit et de la justice a permis à David de nommer des dirigeants compétents. Joab appliquait la justice militairement sur ceux qui s’opposaient au Seigneur. Josaphat était archiviste qui a conservé par écrit les actes de David, permettant aux générations futures de se souvenir des merveilles du Seigneur (Ps. 105:5). Seraya qui était secrétaire l’a probablement aidé. Tsadok et Ahimélek descendants d’Aaron, étaient responsables du culte. Les Kérétiens et les Pélétiens étaient probablement des soldats non Israélites. Le règne de justice de David sur Israël fut un canal par lequel le Seigneur a déversé des bénédictions sur son peuple.


Comment la façon de régner de David nous fait-elle penser au règne de Jésus-Christ?


Le droit et la justice constituent le fondement du Royaume de Dieu. Nous pouvons être en parfaite sécurité sous le règne de Jésus-Christ et être assurés qu’il la justice parfaitement. Il défend son peuple contre les ennemis et prend soin de son Église comme la prunelle de ses yeux. Il sera toujours avec nous jusqu’à la fin du monde. Il est fidèle et bon envers ses brebis. Au milieu de l’opposition que nous pouvons rencontrer, nous avons un antidote au découragement, car nous avons confiance et assurance dans la victoire finale et dans notre entrée dans la gloire.


Nous qui sommes prophètes, prêtres et roi, quelle est la nature de notre fonction royale?

Comment devrions-nous exercer cette fonction?


Aucun de nous n’exerce une fonction royale comme David l’a fait. Nous n’avons pas reçu comme vocation d’être l’ancêtre de Jésus, le grand Roi, ni d’illustrer d’avance son règne. Cependant, l’Église est appelée à refléter le triple office du Christ: prophète, prêtre et roi. “Il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père.” (Apoc. 1:6). Nous sommes devenus des rois unis à Jésus. Jésus a reçu des dons qu’il distribue aux membres de son corps, l’Église, de sorte que chaque membre est appelé à participer au bien de l’ensemble du corps pour que tout le corps puisse grandir dans l’amour (Éph. 4:16). Jésus appelle ses disciples à le servir avec joie.


Nous sommes appelés à exercer notre office royal en combattant le péché dans nos vies et en vivant selon le droit et la justice, que ce soit comme employeur, employé, père, mère, enfant, anciens, frères et sœurs dans l’Église. Dans tout ce que nous faisons, nous devons d’abord chercher le Royaume de Dieu et sa justice. Nous ne pourrons pas vivre de manière parfaitement juste et droite tant que Jésus-Christ ne reviendra pas établir parfaitement son Royaume, mais nous devons nous exercer à faire ce qui est juste et droit envers tous.


Paulin Bédard, pasteur



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