La victoire du grand Roi – Apocalypse
Lundi, 30 mai 2011

Source: Creative Commons, Flickr, Mary
APOCALYPSE 1:1-8
INTRODUCTION, SALUTATION ET ADORATION
Thème: Le témoignage de Jésus-Christ procure une immense consolation à son Église.
Le premier chapitre de l’Apocalypse contient les sept sections suivantes. Nous verrons cette fois-ci les quatre premières:
1. L’introduction: Le témoignage de Jésus-Christ (1:1-3)
2. La salutation et la doxologie: Procure grâce et paix et conduit à l’adoration (1:4-6)
3. L’annonce du retour du Christ: Car il vient! (1:7)
4. La déclaration du Seigneur sur lui-même: Car je suis l’Alpha et l’Oméga (1:8)
5. L’ordre d’écrire l’Apocalypse reçu par Jean (1:9-11)
6. La vision du Fils de l’homme (1:12-16)
7. L’effet que cette vision a produit sur Jean (1:17-20)
1. Introduction
Le témoignage de Jésus-Christ (1:1-3)
Les versets 1-3 nous font savoir qui est l’auteur ultime de l’Apocalypse, qui a été l’agent employé pour transmettre cette révélation à l’écrivain et pourquoi ce texte a été mis par écrit. Nous avons déjà vu quelques-uns de ces éléments dans notre introduction.

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INTRODUCTION À L’APOCALYPSE
1. Introduction
Le dernier livre de la Bible est un livre difficile, mais fascinant. Il nous présente Jésus-Christ dans sa beauté et dans sa majesté. Apocalypse signifie “révélation”. C’est une “révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt” (Apocalypse 1:1). Nous devons donc prêter attention à ce qu’il nous révèle et chercher à comprendre cette révélation. Lire le reste de cet article » »

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LA SANCTIFICATION
ET LA SOURCE DES OEUVRES BONNES
Nous croyons que cette vraie foi, engendrée en l’homme par l’écoute de la Parole de Dieu et par l’opération du Saint-Esprit1, le régénère et fait de lui un homme nouveau. Elle le fait vivre d’une vie nouvelle2 et l’affranchit de la servitude du péché3. Par conséquent, il n’est pas vrai que cette foi justifiante refroidit l’ardeur des hommes à faire le bien et à vivre saintement4. Au contraire, sans elle, ils ne feront jamais rien par amour pour Dieu5, mais seulement par amour pour eux-mêmes et par crainte d’être condamnés. Il est donc impossible que cette foi sainte soit inactive en l’homme, car nous ne parlons pas de la foi vaine, mais de celle que l’Écriture appelle la foi qui est agissante par l’amour6. Cette foi amène l’homme à accomplir les oeuvres que Dieu a commandées dans sa Parole.
Ces oeuvres issues de la bonne racine de la foi sont bonnes et acceptables devant Dieu, puisqu’elles sont toutes sanctifiées par sa grâce. Cependant, elles ne peuvent être portées à notre compte pour nous justifier7, car c’est par la foi en Christ que nous sommes justifiés, avant même que nous fassions des oeuvres bonnes8. S’il n’en était pas ainsi, ces oeuvres ne pourraient pas être bonnes, tout comme le fruit d’un arbre ne peut pas être bon à moins que l’arbre lui-même ne soit bon9. Nous faisons donc des oeuvres bonnes, mais non pas pour mériter quoi que ce soit, car que mériterions-nous? Nous sommes plutôt redevables à Dieu pour les oeuvres bonnes que nous faisons, et non pas lui envers nous10, puisque c’est lui qui opère en nous le vouloir et le faire selon son bon plaisir11. Rappelons-nous ce qui est écrit: “Quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles; nous avons fait ce que nous devions faire”12.
Nous ne voulons cependant pas nier que Dieu récompense les oeuvres bonnes13, mais c’est par sa grâce qu’il couronne ses dons14. Au reste, bien que nous fassions des oeuvres bonnes, nous ne fondons pas notre salut sur ces oeuvres15. Nous ne pouvons faire aucune oeuvre qui ne soit pas souillée par notre chair et qui ne mérite pas de punition16. Et même s’il nous était possible d’arriver à faire une oeuvre bonne, le souvenir d’un seul péché suffirait pour qu’elle soit rejetée par Dieu17. Nous serions alors toujours dans le doute, flottant çà et là sans aucune certitude, et nos pauvres consciences seraient toujours tourmentées si elles ne se reposaient pas sur les mérites de la passion et de la mort de notre Sauveur18.
1. Jean 5:24; Ac. 16:14; Rom. 10:17; 1 Cor. 12:3; 1 Pi. 1:23.
2. Éz. 36:26-27; Jean 1:12-13; Jean 3:5; Jean 6:29; Rom. 8:15; Éph. 2:4-8; Col. 2:12; Tite 3:5; 1 Thess. 1:5; 1 Pi. 1:23.
3. Jean 5:24; Jean 8:36; Rom. 6:4-6,15-22; Tite 2:12; 1 Jean 3:9.
4. Gal. 5:22-23; Tite 2:12.
5. Jean 15:5; Rom. 14:23; 1 Tim. 1:5; Tite 3:8; Héb. 11:4,6.
6. Gal. 5:6.
7. Rom. 9:32; 2 Tim. 1:9; Tite 3:5.
8. Rom. 4:4-5.
9. Matt. 7:17; Rom. 14:23; Héb. 11:6.
10. És. 26:12; 1 Cor. 1:30-31; 1 Cor. 4:7; Gal. 3:5; Éph. 2:10; 1 Thess. 2:13.
11. Phil. 2:13.
12. Luc 17:10.
13. Rom. 2:6-7; 1 Cor 3:14; 2 Jean 8; Apoc. 2:23.
14. Matt. 10:42; Matt. 25:34-35; Apoc. 3:12.
15. Éph. 2:8-10.
16. És. 64:5; Rom. 7:21.
17. Jac. 2:10.
18. És. 28:16; Hab. 2:4; Matt. 11:28; Rom. 10:11; 1 Pi. 2:6.
— Confession de foi des Pays-Bas, article 24
La Confession de foi des Pays-Bas est bien connue pour son opposition aux erreurs catholiques romaines et aux erreurs anabaptistes. À l’époque où Guy de Brès a écrit cette confession, les réformés devaient combattre sur deux fronts à la fois. Cela se reflète dans plusieurs articles de la confession, incluant cet article sur la sanctification et les bonnes oeuvres. Quels sont les problèmes des catholiques romains et des anabaptistes au sujet de la sanctification et des bonnes oeuvres? Les anabaptistes disent que nous ne sommes plus sous la loi, dans le sens que nous n’aurions plus besoin d’y obéir. Jésus-Christ nous en aurait libéré. Les catholiques romains, pour leur part, enseignent qu’avec la grâce communiquée par les sacrements, nous pouvons accomplir la loi et être justifiés par nos oeuvres. Ils prétendent que ceux qui croient à la justification par la foi seule, sans les oeuvres, encouragent à la paresse. Si nous n’avons pas besoin de faire des oeuvres pour gagner notre salut, cela nous ôterait toute motivation à faire des oeuvres bonnes. On peut dire que les anabaptistes sont antinomistes (contre la loi comme norme de notre sanctification), et que les catholiques romains sont légalistes (l’obéissance à la loi comme base de notre justification). Voyons comment l’article 24 répond à ces erreurs. Lire le reste de cet article » »